27/04/2015

Le déraillement du train chargé de produits chimiques à Daillens confirme le bien fondé de propositions vertes

1) Il y a 20 ans déjà les Verts vaudois demandaient de limiter autant que possible le transport de produits chimiques dangereux et leur transit à travers les villes.
train deraille.001.pngLe 29 juin 1994 à 2h46 un train déraillait en gare de Lausanne : des 50 wagons du convoi, 14 wagons, sortent totalement ou partiellement des rails, dont 3 citernes contenant des marchandises dangereuses se couchent sur les voies. L'une transporte du chlorure de thionyle et les 2 autres de l'épichlohydrine, légèrement percées elles laissent s'échapper 400 l de ce produit chimique toxique, volatil et inflammable. Heureusement plus de peur que de mal. Plus de 500 pompiers interviennent pour colmater les brèches, récupérer le produit répandu et ventiler les égouts. Le quartier sous-gare est évacué par mesure de sécurité...

La question se posait déjà : pourquoi transporter des produits dangereux sur des centaines de kilomètres, alors qu'on pourrait les produire localement ?
En début d'année, les Verts genevois, vaudois et valaisans ont lancé une pétition exigeant l'arrêt des transports de chlore par rail. Elle sera déposée début mai auprès du Conseil fédéral et de l'Assemblée fédérale. Mais pour l'instant le Conseil national a refusé d'entrer en matière sur une disposition de ce type lors du débat sur la révision totale de la loi sur le transport de marchandises. Il a rejeté, en mars dernier, une proposition défendue par la verte genevoise Anne Mahrer visant à restreindre ou interdire le transit par rail à travers les villes de produits dangereux.
Aujourd'hui le Conseiller d'Etat vert genevois Antonio Hodgers met en avant la solution néerlandaise qui consiste à fabriquer les produits dangereux, notamment le chlore, là où il sont utilisés...
2) Les Verts affirment depuis toujours que
- les transports publics sont indispensables pour tous les pendulaires, et que
- les usagers de la route doivent aussi participer à leur financement
.
A cause de l'accident de Daillens non seulement des milliers d'usagers du rails ont été retardés, mais aussi des pendulaires automobilistes : le report d'une partie du trafic ferroviaire sur la route a provoqué d'importants bouchons et des milliers d'automobilistes sont aussi arrivés très en retard au travail...

 

25/02/2014

Lancement de l'appel interparti gripenon.ch

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Cet après-midi, avec des personnalités maniques PLR, PDC, Vert'lib, Vertes, PS et AGT-POP, j'ai participé au lancement de l'appel gripenon.ch



Chacune et chacun, indépendamment de toute appartenance politique, est invité à signer sur le site gripenon.ch

Voici les déclarations des premiers signataires :

« Votons NON le 18 mai à l'achat d'avions de combat superflus ! »

NON au gaspillage de 9 à 10 milliards de francs !

« NON à la dépense, ces prochaines années, de plus de 9 milliards pour 22 Gripen superflus (3,126 milliards pour l'achat, plus du triple de cette somme en comptant leur exploitation et leur maintien à niveau). Cet avion n'est en service dans aucune armée du monde et la Suisse devrait verser un milliard de francs pour sa mise au point avant même de recevoir le premier Gripen. Rien ne garantit que les coûts ne vont pas exploser! »

« En 2010, même le Conseil Fédéral, ne recommandait pas l'achat de nouveaux avions de combat. La situation n'a pas changé: le rapport 2013 du Service de renseignement de la Confédération confirme que les risques de guerre classique en Europe restent extrêmement faibles! » serge.melly@vtxnet.ch

 « La police du ciel suisse n’est pas définie par un ca hier des charges satisfaisant puisqu’elle n’est assurée que durant les heures de bureau. Le Gripen est un avion bon marché pour une tâche inexistante et ne sert qu’à renflouer la RUAG » jacques.neirynck@parl.ch 

« En 2008, lors du débat sur la modernisation des F/A-18, je suis intervenu en précisant que leur modernisation permettrait justement de repousser à plus tard l’achat de nouveaux avions de combat, à savoir d'au moins 15 ans. Personne ne l'a contesté ! » eric.voruz@bluewin.ch

« M. Maurer ses colonels et l'industrie de l'armement nous mentent sur la collaboration avec Saab et la Suède, lorsqu'ils décrivent le Gripen comme un avion produit par un pays neutre, sur le prix, sur les affaires compensatoires, sur la nécessité du gripen pour assurer la sécurité aérienne de la Suisse !»christian.vansinger@hispeed.ch 

D'autres dépenses et investissements et dépenses sont prioritaires !

 « L’achat de ces avions impliquera des économies de plusieurs centaines de millions par année sur le budget de la Confédération, risquent d’être touchés: agriculture, santé, recherche, Ecoles polytechniques, routes nationales, trafic ferroviaire; il faudra faire un choix et l’assumer »isabelle.chevalley@bluewin.ch079 627 92 30

« Ne nous ruinons pas pour des chimères ! Payons plutôt pour combattre les vraies causes d'insécurité : misère, sous-développement, haine d'autrui. »j.dehaller@carouge.ch 

« Des milliards pour 22 avions de combat qui n’existent que sur le papier : « Le toit sur la maison Suisse », c’est de panneaux solaires dont il a besoin, des retombées assurément  plus durables pour nos entreprises ! » anne.mahrer@parl.ch 

« Dans ces périodes d’incertitudes économiques, il est bien plus urgent de donner les moyens aux étudiants et à la recherche, à la culture et au social, au soutien aux PME, qu’à des avions totalement superflus » anne@ssrs.ch 

« Des milliards superflus? Oui pour des infrastructures sur le territoire qui facilitent la vie des gens et NON pour des utopiques attaques célestes! » « La menace n°1, c’est la dissolution de la cohésion sociale. Pour une Suisse forte, investissons dans ce qui nous relie, combattons les inégalités, renforçons la sécurité sociale : payons pour la paix ! »liliane.maurypasquier@parl.ch 

« La Suisse ne devrait pas engager tous ces milliards au détriment de mesures qui s'imposent pour réduire les risques militaires : protection contre les cyberrisques, lutte contre le terrorisme et protection des installations sensibles, aide au développement et politique de la paix... »
« Une sécurité nationale crédible passe par une nouvelle définition des missions de notre armée vis à vis des menaces actuelles et sûrement pas par l'achat précipité et inutile de 22 nouveaux avions »
laurent.seydoux@vertliberaux.ch

Ne nous laissons pas berner par M. Maurer ses colonels et l'industrie de l'armement !
Ils nous mentent :
- Lorsqu'ils disent que le Gripen est nécessaire pour assurer la défense aérienne de la Suisse, s'ils en étaient convaincus ils ne feraient pas voler notre aviation qu'aux heures de bureau !
- Sur la collaboration avec Saab et la Suède, les rapports de l'ambassadeur de l'ambassadeur de Suède l'ont montré. SAAB est coutumier de corruptions et mensonges pour vendre ses avions.
- Lorsqu'ils décrivent le Gripen comme un avion produit par un pays neutre, qui contribuerait à notre indépendance.
- Sur le prix, ce n'est pas un prix maximum, mais un prix cible susceptible d'augmenter fortement en cas d'inflation en Suède.
- Sur les affaires compensatoires : ils essayent déjà d'affaiblir les moyens de contrôle.


C'est pourquoi nous appelons chacune et chacun à signer l'appel sur
gripenon.ch, à diffuser cet appel et à voter NON le 18 mai au fonds d’acquisition de l’avion de combat Gripen !

21/01/2011

Il y a 41 ans à Lucens, fin de la filière nucléaire helvétique

Il y a 41 ans, jour pour jour, un accident se produisait dans la centrale nucléaire expérimentale de Lucens, la mettant définitivement hors service. 100 millions s'évaporaient en quelques minutes. Le rêve d'une filière nucléaire helvétique indépendante prenait fin.

Heureusement qu'il s'agissait d'une petite centrale, pas plus puissante qu'une grande éolienne, et qu'elle était enfouie sous terre, de façon à limiter les risques.

Il n'y a pas eu de fuites radioactives importantes.

Aujourd'hui une partie des tunnels reste radioactive et bétonnée, une partie sert, depuis 1997, de dépôt de biens culturels cantonaux.

Pour la petite histoire, certains auraient voulu construire cette centrale sous l'école polytechnique à Zurich, mais le site broyard avait été préféré.

Dommage, car on peut parier que si cet accident avait eu lieu sous la capitale économique de la Suisse, on n'aurait pas construit de centrales nucléaires dans notre pays et on n'aurait pas pris de retard dans le développement des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique.

18/02/2010

Lausanne a-t-elle raison d'ouvrir l’apprentissage aux jeunes clandestins?

24heures sonde sur une proposition de la Municipalité de Lausanne :
"Lausanne a-t-elle raison de défier Berne en ouvrant l’apprentissage aux jeunes clandestins?"
http://www.24heures.ch/sondages/sondage-233
Il ne s'agit pas de défier Berne, mais de donner à des jeunes "sans papiers" qui ont suivi l'école obligatoire chez nous, la possibilité de suivre un apprentissage, de s'intégrer harmonieusement dans notre société.
N'hésitez pas à répondre OUI!
- Ces jeunes ne sont pas responsables des choix faits par leurs parents, travailleurs "clandestins" à Lausanne.
- Impossible de les renvoyer: ils n'ont pas d'autre "chez soi": chez eux, c'est chez nous...
- Nous n'avons aucun intérêt à avoir des centaines de jeunes traîner dans la rue à la fin de leur scolarité, sans possibilité de suivre un apprentissage, ni de trouver un travail légal.
- Donner à ces jeunes "sans papiers" la possibilité de suivre un apprentissage, ce n'est pas une question "gauche-droite", c'est une question d'humanité et de bon sens!

22/12/2009

Mühleberg : lamentable Monsieur Leuenberger !

Monsieur Leuenberger a décidé de lever la limitation dans le temps de l'autorisation d'exploiter la centrale nucléaire de Mühleberg. Pour ce faire il s'est fondé, selon le communiqué du DETEC, sur le rapport de sécurité établi par l'Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN) en 2007. Ce rapport n'a pas pris en considération :

  • L'agrandissement, qui s'est poursuivi, des fissures du coeur du réacteur nucléaire.
  • Les fissures des conduites permettant de refroidir par aspersion le réacteur en cas d'urgence, dont l'existence a été révélée en 2008.
  • Les inhomogénéités de la cuve de pression du réacteur, découvertes lors de la dernière révision annuelle.
  • La corrosion-fissuration du tuyau de vidange principal, dont on va mesurer l'importance.
  • Les faiblesses de Mühleberg en cas de séisme...

On sait en outre que l'IFSN se compose de personnes foncièrement favorables au nucléaire. On peut craindre que même en cas de risque important de tCHernobyl à Mühleberg, l'IFSN ne proposerait pas la fermeture de la centrale.

On peut aussi craindre que cette autorisation conforte les électriciens suisses dans leur choix néfaste d'investir prioritairement dans des centrales nucléaires. Les mêmes sommes investies dans les énergies renouvelables et l'efficacité énergétique assureraient pourtant plus d'énergie et créeraient au moins dix fois plus d'emplois. Et cela sans les risques et les déchets du nucléaire.

NON NUC.jpg Les intérêts financiers des exploitants de Mühleberg ne devraient pas être prioritaires. Monsieur Leuenberger aurait pu, et dû, s'appuyer sur le vote très clair des Vaudois, sur le NON de Fribourg, de Neuchâtel, de Genève, de la ville de Berne et de l'Autriche, alors que seules les autorités du Canton de Berne, pour des raisons financières, et de Soleure, s'étaient montrées favorables à l'octroi d'une autorisation illimitée.
Il est lamentable que Monsieur Leuenberger, se réfugiant derrière des considérations juridiques, n'assume pas ses responsabilités politiques. S'il a fait ce choix pour se conformer aux décisions de la majorité conservatrice du Conseil fédéral, il devrait au moins le dire.

J'étudie avec mes collègues de la députation verte à Berne, du comité « www.muhleberg-illimite-non.ch » et de « l' Alliance NON au Nucléaire », les mesures politiques et/ou juridiques à prendre.

13/11/2009

BKW-FMB=CO2+RADIOACTIVITE?

BKW- Forces Motrices Bernoises – Champions des émissions de CO2 et de l'empoisonnement radioactif de la biosphère?

Les BKW -FMB inondent journaux et panneaux publicitaires d'images lénifiantes pleines de petites fleures, papillons et lapins, sortis d'on ne sait quel chapeau de magicien (mais financées par les factures d'électricité) pour nous convaincre que le nucléaire est propre et qu'il faut donner une autorisation d'exploitation illimitée dans le temps à leur vieille centrale fissurée de Muhleberg.
Savez-vous que pendant ce temps, toujours soucieux d'écologie et de santé publique, ces bienfaiteurs de l'humanité construisent deux centrales au charbon en Allemagne: leur participation est de 24.9% dans une centrale de 900MW à Dörpen et de 33% dans une centrale de 800MW à Wilhelmshaven, les deux en Basse Saxe. Elles émettront 750 grammes de CO2 par kWh produit. Mais chacun sait que le CO2 s'arrête aux frontières...
Les effluents radioactifs relâchés semaine après semaine par la centrale nucléaire de Mühleberg s'arrêtent-ils aux frontières bernoises?
Ne vous laissez pas berner! VOTEZ ET FAITES VOTER NON à la suppression de la limitation dans le temps de l’autorisation d’exploitation de la centrale nucléaire de Mühleberg.

http://www.bkw-fmb.ch/en/unternehmen/medien/2009/oktober/...
http://www.bkw.ch/fr/unternehmen/medien/2008/januar/beteiligung_an_geplantem.html?changeLang=fr

07/10/2009

"Faut-il supprimer la limitation dans le temps de l’autorisation d’exploitation de la centrale nucléaire de Mühleberg?"

A la question: « Faut-il prolonger l’exploitation de la centrale nucléaire de Mühleberg? »
51 % des 4706 participants au sondage de 24Heures ont répondu Oui, 48 % Non.
Quelles conclusions peut-on en tirer?
Tout d'abord que le sujet passionne. Une telle participation aux sondages de 24Heures est rare.
Ensuite que le lobby nucléaire arrive à mobiliser légèrement mieux que les antinucléaires.

Mais il faut remarquer que la question n'est pas la même que celle qui sera posée aux Vaudoises et aux Vaudois le 29 novembre. En effet on ne leur demandera pas s'il faut «prolonger l’exploitation de la centrale nucléaire de Mühleberg», mais s'il faut supprimer «la limitation dans le temps de l’autorisation d’exploitation de la centrale nucléaire de Mühleberg»... La nuance est de taille.

Une chose c'est prolonger l'exploitation de cette vieille centrale pendant quelques années, une autre c'est essayer de la faire durer pendant 25 à 30 ans suplémentaires, comme le projettent les BKW, malgré les fissures, malgré les taux de cancers et de léucémies, malgré la sensisibilité aux séïsmes, malgré les risques d'accident qui augmentent d'année en année...

On saura uniquement le 29 novembre si les Vaudoises et les Vaudois sont prêts à accorder cette autorisation « illimitée ».

Pour plus de renseignements :

www.muhleberg-illimite-non.ch