13/02/2011

Le NON au nucléaire progresse

49% de NON à une centrale nucléaire à Mühleberg, alors qu'en 2003 seulement 32,5% des Bernois avaient clairement fait le choix de "Sortir du nucléaire »!
Près de 80% de NON à un dépôt de déchets au Wellenberg, 4 citoyen-nes sur 5!, alors qu'en 2002 seulement 57,53 des Nidwaldiens avaient dit NON!
Ces résultats, consultatifs, montrent une prise de conscience croissante de la part des suisses-ses : l'avenir appartient aux renouvelables et à l'efficacité énergétique.
Dommage que le lobby nucléaire ait eu les moyens de faire valoir qu'avec Muhleberg II 1300 emplois seraient crées, alors que les partisans des renouvelables et de l'efficacité énergétique, fautes de moyens, n'ont pas pu faire savoir à tous:
que ces dernières années rien que les 5 entreprises bernoises les plus actives dans le solaire ont créé 1300 emplois,
que les renouvelables et l'efficacité énergétique, non seulement peuvent fournir toute l'électricité dont nous avons besoin, mais créeraient nettement plus d'emplois de qualité ! Et cela sans les déchets radioactifs, que personne ne veut, et sans les atteintes à l'environnement et à la santé inhérentes au nucléaire.
Du travail d'information en perspective avant les votes du 15 mai dans les cantons de Vaud et du Jura, puis avant le vote décisif de 2013.

22/12/2009

Mühleberg : lamentable Monsieur Leuenberger !

Monsieur Leuenberger a décidé de lever la limitation dans le temps de l'autorisation d'exploiter la centrale nucléaire de Mühleberg. Pour ce faire il s'est fondé, selon le communiqué du DETEC, sur le rapport de sécurité établi par l'Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN) en 2007. Ce rapport n'a pas pris en considération :

  • L'agrandissement, qui s'est poursuivi, des fissures du coeur du réacteur nucléaire.
  • Les fissures des conduites permettant de refroidir par aspersion le réacteur en cas d'urgence, dont l'existence a été révélée en 2008.
  • Les inhomogénéités de la cuve de pression du réacteur, découvertes lors de la dernière révision annuelle.
  • La corrosion-fissuration du tuyau de vidange principal, dont on va mesurer l'importance.
  • Les faiblesses de Mühleberg en cas de séisme...

On sait en outre que l'IFSN se compose de personnes foncièrement favorables au nucléaire. On peut craindre que même en cas de risque important de tCHernobyl à Mühleberg, l'IFSN ne proposerait pas la fermeture de la centrale.

On peut aussi craindre que cette autorisation conforte les électriciens suisses dans leur choix néfaste d'investir prioritairement dans des centrales nucléaires. Les mêmes sommes investies dans les énergies renouvelables et l'efficacité énergétique assureraient pourtant plus d'énergie et créeraient au moins dix fois plus d'emplois. Et cela sans les risques et les déchets du nucléaire.

NON NUC.jpg Les intérêts financiers des exploitants de Mühleberg ne devraient pas être prioritaires. Monsieur Leuenberger aurait pu, et dû, s'appuyer sur le vote très clair des Vaudois, sur le NON de Fribourg, de Neuchâtel, de Genève, de la ville de Berne et de l'Autriche, alors que seules les autorités du Canton de Berne, pour des raisons financières, et de Soleure, s'étaient montrées favorables à l'octroi d'une autorisation illimitée.
Il est lamentable que Monsieur Leuenberger, se réfugiant derrière des considérations juridiques, n'assume pas ses responsabilités politiques. S'il a fait ce choix pour se conformer aux décisions de la majorité conservatrice du Conseil fédéral, il devrait au moins le dire.

J'étudie avec mes collègues de la députation verte à Berne, du comité « www.muhleberg-illimite-non.ch » et de « l' Alliance NON au Nucléaire », les mesures politiques et/ou juridiques à prendre.

13/11/2009

BKW-FMB=CO2+RADIOACTIVITE?

BKW- Forces Motrices Bernoises – Champions des émissions de CO2 et de l'empoisonnement radioactif de la biosphère?

Les BKW -FMB inondent journaux et panneaux publicitaires d'images lénifiantes pleines de petites fleures, papillons et lapins, sortis d'on ne sait quel chapeau de magicien (mais financées par les factures d'électricité) pour nous convaincre que le nucléaire est propre et qu'il faut donner une autorisation d'exploitation illimitée dans le temps à leur vieille centrale fissurée de Muhleberg.
Savez-vous que pendant ce temps, toujours soucieux d'écologie et de santé publique, ces bienfaiteurs de l'humanité construisent deux centrales au charbon en Allemagne: leur participation est de 24.9% dans une centrale de 900MW à Dörpen et de 33% dans une centrale de 800MW à Wilhelmshaven, les deux en Basse Saxe. Elles émettront 750 grammes de CO2 par kWh produit. Mais chacun sait que le CO2 s'arrête aux frontières...
Les effluents radioactifs relâchés semaine après semaine par la centrale nucléaire de Mühleberg s'arrêtent-ils aux frontières bernoises?
Ne vous laissez pas berner! VOTEZ ET FAITES VOTER NON à la suppression de la limitation dans le temps de l’autorisation d’exploitation de la centrale nucléaire de Mühleberg.

http://www.bkw-fmb.ch/en/unternehmen/medien/2009/oktober/...
http://www.bkw.ch/fr/unternehmen/medien/2008/januar/beteiligung_an_geplantem.html?changeLang=fr

07/10/2009

"Faut-il supprimer la limitation dans le temps de l’autorisation d’exploitation de la centrale nucléaire de Mühleberg?"

A la question: « Faut-il prolonger l’exploitation de la centrale nucléaire de Mühleberg? »
51 % des 4706 participants au sondage de 24Heures ont répondu Oui, 48 % Non.
Quelles conclusions peut-on en tirer?
Tout d'abord que le sujet passionne. Une telle participation aux sondages de 24Heures est rare.
Ensuite que le lobby nucléaire arrive à mobiliser légèrement mieux que les antinucléaires.

Mais il faut remarquer que la question n'est pas la même que celle qui sera posée aux Vaudoises et aux Vaudois le 29 novembre. En effet on ne leur demandera pas s'il faut «prolonger l’exploitation de la centrale nucléaire de Mühleberg», mais s'il faut supprimer «la limitation dans le temps de l’autorisation d’exploitation de la centrale nucléaire de Mühleberg»... La nuance est de taille.

Une chose c'est prolonger l'exploitation de cette vieille centrale pendant quelques années, une autre c'est essayer de la faire durer pendant 25 à 30 ans suplémentaires, comme le projettent les BKW, malgré les fissures, malgré les taux de cancers et de léucémies, malgré la sensisibilité aux séïsmes, malgré les risques d'accident qui augmentent d'année en année...

On saura uniquement le 29 novembre si les Vaudoises et les Vaudois sont prêts à accorder cette autorisation « illimitée ».

Pour plus de renseignements :

www.muhleberg-illimite-non.ch