07/05/2014

Deux bonnes nouvelles ce mercredi après-midi

A l'issue de sa rencontre avec le président de l'OSCE Didier Burkhalter, Vladimir Poutine a déclaré que la Russie allait retirer ses troupes de la frontière avec l'Ukraine.

Il a aussi demandé aux séparatistes pro-russes de reporter le référendum prévu le 11 mai sur la «déclaration d'indépendance» de la république autoproclamée de Donetsk.

Tout reste à faire, mais on peut commencer à espérer que Russie, Europe et Etats-Unis arriveront à coopérer pour aider les Ukrainiens à vivre en paix et développer leur pays.

 

Puis, à 17heures, l'institut de sondage gfs rendait public que, à 12 jours des votations du 18 mai, le camp du NON au Gripen continue à être majoritaire : 51% de NON (-1%), contre 44% de oui (+2%). En Suisse romande le NON progresserait même de 2% à 59% !

Mais rien n'est joué. Le camp du oui n'arrive pas à expliquer pourquoi il faudrait gaspiller 10 milliards pour 22 Gripen, alors que les 32 F/A-18 peuvent assurer la police aérienne, qu'ils « sont à un bon niveau technique et seront engagés jusqu'en 2030 au moins » (p. 38 de la brochure officielle de votation). Mais jusqu'au dernier jour le camp du oui peut encore convaincre les indécis à coup de slogans sécuritaires. Les millions du lobby militaire financent leurs affiches et annonces.

Votez et faites voter gripenon.ch !

ukraine,gripen,sondage

 

 

24/03/2014

Engagement des forces aériennes : information ou propagande ?

Depuis l'achat des F/A-18, la Suisse a déjà dépensé 1562 millions pour leur mise à jour.Encore récemment, lorsque le Parlement a voté 404 millions pour « maintenir leurs capacité de combat » puis 180 millions pour acheter les « missiles à longue portée AMRAAM », M. Maurer et ses colonels certifiaient que, constamment modernisés de la sorte, les F/A-18 seraient prêt à remplir leurs missions au moins jusqu'en 2035. Maintenant, pour les besoins de la propagande « PRO Gripen », M. Maurer affirme, à en croire le communiqué de l'ATS, que les F/A-18 devraient être mis hors course d'ici 2025...

Lorsqu'en 2010 le Parlement a demandé que nos forces aériennes soient prêtes à l'engagement 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, et pas seulement aux heures de bureau, M. Maurer, qui visiblement n'estimait pas cela urgent, annonçait que ce serait fait d'ici 2020 et que cela coûterait 25 à 30 millions supplémentaires par année. Aujourd'hui il annonce que les coûts pour les 100 nouveaux postes nécessaires seraient de 300 millions de francs par année : 3 millions par poste... A-t-il multiplié le montant par 10 pour les besoins de la propagande ?

Une fois de plus M. Maurer semble être prêt à raconter n'importe quoi pour convaincre les électrices et électeurs de voter l'achat des Gripen, avions de combats de 3e choix et superflus ! 

19/03/2014

Pour ou contre un cadeau de 10 milliards à l’industrie militaire

Les Suisses réaliseront-ils que le 18 mai on ne vote pas pour ou contre l’armée, mais pour ou contre l’achat d’avions de combat superflus, pour ou contre un cadeau d’une dizaine de milliards à l’industrie de l’armement ? La réponse à cette question détermina le résultat du vote.

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25/02/2014

Lancement de l'appel interparti gripenon.ch

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Cet après-midi, avec des personnalités maniques PLR, PDC, Vert'lib, Vertes, PS et AGT-POP, j'ai participé au lancement de l'appel gripenon.ch



Chacune et chacun, indépendamment de toute appartenance politique, est invité à signer sur le site gripenon.ch

Voici les déclarations des premiers signataires :

« Votons NON le 18 mai à l'achat d'avions de combat superflus ! »

NON au gaspillage de 9 à 10 milliards de francs !

« NON à la dépense, ces prochaines années, de plus de 9 milliards pour 22 Gripen superflus (3,126 milliards pour l'achat, plus du triple de cette somme en comptant leur exploitation et leur maintien à niveau). Cet avion n'est en service dans aucune armée du monde et la Suisse devrait verser un milliard de francs pour sa mise au point avant même de recevoir le premier Gripen. Rien ne garantit que les coûts ne vont pas exploser! »

« En 2010, même le Conseil Fédéral, ne recommandait pas l'achat de nouveaux avions de combat. La situation n'a pas changé: le rapport 2013 du Service de renseignement de la Confédération confirme que les risques de guerre classique en Europe restent extrêmement faibles! » serge.melly@vtxnet.ch

 « La police du ciel suisse n’est pas définie par un ca hier des charges satisfaisant puisqu’elle n’est assurée que durant les heures de bureau. Le Gripen est un avion bon marché pour une tâche inexistante et ne sert qu’à renflouer la RUAG » jacques.neirynck@parl.ch 

« En 2008, lors du débat sur la modernisation des F/A-18, je suis intervenu en précisant que leur modernisation permettrait justement de repousser à plus tard l’achat de nouveaux avions de combat, à savoir d'au moins 15 ans. Personne ne l'a contesté ! » eric.voruz@bluewin.ch

« M. Maurer ses colonels et l'industrie de l'armement nous mentent sur la collaboration avec Saab et la Suède, lorsqu'ils décrivent le Gripen comme un avion produit par un pays neutre, sur le prix, sur les affaires compensatoires, sur la nécessité du gripen pour assurer la sécurité aérienne de la Suisse !»christian.vansinger@hispeed.ch 

D'autres dépenses et investissements et dépenses sont prioritaires !

 « L’achat de ces avions impliquera des économies de plusieurs centaines de millions par année sur le budget de la Confédération, risquent d’être touchés: agriculture, santé, recherche, Ecoles polytechniques, routes nationales, trafic ferroviaire; il faudra faire un choix et l’assumer »isabelle.chevalley@bluewin.ch079 627 92 30

« Ne nous ruinons pas pour des chimères ! Payons plutôt pour combattre les vraies causes d'insécurité : misère, sous-développement, haine d'autrui. »j.dehaller@carouge.ch 

« Des milliards pour 22 avions de combat qui n’existent que sur le papier : « Le toit sur la maison Suisse », c’est de panneaux solaires dont il a besoin, des retombées assurément  plus durables pour nos entreprises ! » anne.mahrer@parl.ch 

« Dans ces périodes d’incertitudes économiques, il est bien plus urgent de donner les moyens aux étudiants et à la recherche, à la culture et au social, au soutien aux PME, qu’à des avions totalement superflus » anne@ssrs.ch 

« Des milliards superflus? Oui pour des infrastructures sur le territoire qui facilitent la vie des gens et NON pour des utopiques attaques célestes! » « La menace n°1, c’est la dissolution de la cohésion sociale. Pour une Suisse forte, investissons dans ce qui nous relie, combattons les inégalités, renforçons la sécurité sociale : payons pour la paix ! »liliane.maurypasquier@parl.ch 

« La Suisse ne devrait pas engager tous ces milliards au détriment de mesures qui s'imposent pour réduire les risques militaires : protection contre les cyberrisques, lutte contre le terrorisme et protection des installations sensibles, aide au développement et politique de la paix... »
« Une sécurité nationale crédible passe par une nouvelle définition des missions de notre armée vis à vis des menaces actuelles et sûrement pas par l'achat précipité et inutile de 22 nouveaux avions »
laurent.seydoux@vertliberaux.ch

Ne nous laissons pas berner par M. Maurer ses colonels et l'industrie de l'armement !
Ils nous mentent :
- Lorsqu'ils disent que le Gripen est nécessaire pour assurer la défense aérienne de la Suisse, s'ils en étaient convaincus ils ne feraient pas voler notre aviation qu'aux heures de bureau !
- Sur la collaboration avec Saab et la Suède, les rapports de l'ambassadeur de l'ambassadeur de Suède l'ont montré. SAAB est coutumier de corruptions et mensonges pour vendre ses avions.
- Lorsqu'ils décrivent le Gripen comme un avion produit par un pays neutre, qui contribuerait à notre indépendance.
- Sur le prix, ce n'est pas un prix maximum, mais un prix cible susceptible d'augmenter fortement en cas d'inflation en Suède.
- Sur les affaires compensatoires : ils essayent déjà d'affaiblir les moyens de contrôle.


C'est pourquoi nous appelons chacune et chacun à signer l'appel sur
gripenon.ch, à diffuser cet appel et à voter NON le 18 mai au fonds d’acquisition de l’avion de combat Gripen !

18/02/2014

Terroristes, pirates du ciel : chez nous, respectez les heures de bureau svp !

Voilà le credo de notre ministre défaillant de la défense !

Il demande des avions de combat supplémentaires, 22 Gripen, mais il ne dégage pas les moyens nécessaires pour assurer la police du ciel 24 heures sur 24. Pourtant l'armée dispose annuellement au bas mot de 4,3 milliards de francs.

Nos avions de combat volent de 8h à midi et de 13h30 à 17h. Punkt Schluss ! En dehors de ces heures il n'y a même pas un service de piquet. Et ce n'est pas faute d'avions : nous disposons de 32 excellents F/A-18 et de 54 Tiger, mais il manque du personnel au sol et des pilotes, disponibles en dehors des heures de bureau. Heureusement que la collaboration avec les pays voisins est bonne !

Il faudrait que M. Maurer et ses colonels réalisent que la guerre froide est finie, qu'après l'éclatement de l'URSS les dangers ont changé : terrorisme, espionnage, cyberguerre... et qu'ils répartissent autrement les moyens considérables dont notre armée dispose.

 

09/04/2013

Gripen : Même ses partisans ne sont pas prêts à dire oui !

La commission de la politique de sécurité du Conseil national (CPS-N) a décidé, par 20 voix contre 3, de reporter l'examen de l'achat du Gripen et de son financement, demandant au Conseil fédéral d'améliorer le contrat d'achat. Cette décision montre que même les parlementaires favorables à l'acquisition d'un nouvel avion de combat ne sont pas prêts à défendre devant le peuple un contrat qui pourrait réserver de très mauvaises surprises : en cas de forte inflation en Suède, le prix d'achat pourrait grimper de plusieurs centaines de millions de francs et on ne voit pas quels moyens aurait la Suisse pour faire respecter le contrat en cas de défaillances du fournisseur.
Après avoir échoué au Conseil des Etats, qui a refusé de signer un chèque de plus de 3 milliards de francs, M. Maurer n'a pas réussi non plus à convaincre la CPS-N du Conseil national de la validité de son projet d'acquisition. Va-t-il réussir à l'améliorer d'ici fin août, quand la CPS-N le réexaminera?
Les débats de la Commission confirment par ailleurs que l'achat des Gripen n'est pas nécessaire: Les 33 FA-18 suffisent amplement à assurer la police de l'air en collaboration avec nos voisins.

21/08/2012

Gripen : beaucoup trop cher pour un avion sur papier!

Hier, on a examiné en détail, en séance de la commission de la politique de sécurité du Conseil national, comment l'armée a gaspillé 700 millions pour un système de conduite et d'information des Forces terrestres (FIS FT) qui ne répond pas aux attentes. Les difficultés de télécommunication ont été sous-estimées et maintenant l'utilisation mobile en est restreinte; c'est comme si on avait acheté des natels utilisables seulement à la maison...

Aujourd'hui, un rapport de sous-commission, indique qu'on est parti pour un fiasco encore plus important pour l'achat de nouveaux avions de combat :
Les Gripen E/F que le Conseil fédéral a choisi pour remplacer les F-5 Tiger, n'existent pour l'instant que sur papier. Ils devraient comporter 98 améliorations par rapport aux Gripen C/D qui volent aujourd'hui. Seules 32 des améliorations souhaitées ont déjà été testées, quasiment impossible d'évaluer quel sera le coût final du Gripen « amélioré » E/F.
Le Brésil et la Hongrie, aussi intéressés dans un premier temps à l'achat de Gripen, semblent avoir fait d'autres choix; la Suède et la Suisse risquent donc de devoir porter seules le poids de la mise au point de ce nouvel avion. Qui payera la note finale?
L'avenir de SAAB aviation semble en outre compromis. Les entretiens et les mises à jour périodiques de ces avions de combat, la fourniture de pièces de rechange, sont-ils dès lors assurés?

Mais la polémique ouverte sur ce choix du Gripen E/F ne doit pas nous faire oublier le fond du problème.
La Suisse n'a pas besoin de nouveaux avions de combat : nos FA 18 suffisent amplement pour assurer la police du ciel helvétique. Et ce ne sont pas « seulement » 3,1 milliards que M. Maurer et ses généraux aimeraient prendre dans les poches des contribuables pour ces avions de combat, mais une somme 3 à 4 fois plus importante sur les 30 prochaines années, car il faut ajouter les coûts d’exercice, d’entretien et d’«améliorations» périodiques destinées à augmenter les capacités de combat de ces joux-joux.

La Suisse pourrait s’investir de manière bien plus intelligente pour une économie durable, dans la formation, le développement des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique, dans la coopération au développement, dans la promotion civile de la paix, ou encore pour la sécurité sociale dans notre pays!