25/04/2015

Déclaration acclamée par l'Assemblée des délégués des Verts ce 25 avril à Renens

Le Conseil fédéral doit reconnaître le génocide des Arméniens, des Assyriens, Chaldéens, des Grecs pontiques et des autres minorités massacrées dès 1915 par l'Empire ottoman
L'Assemblée des délégués des Verts demande au Conseil fédéral de reconnaitre le génocide des Arméniens à l'occasion du centenaire de sa perpétration

Il y a un siècle s'est déroulée une des plus douloureuses tragédies de l’histoire de l’humanité: 1,3 million d'Arméniens, enfants, femmes et hommes indistinctement, ont été massacrés par l'Empire ottoman.
La Suisse s’est déjà dotée d’une disposition pénale condamnant la négation des crimes contre l’humanité – en particulier des génocides – comme un acte de discrimination raciale.
De façon conséquente, le Conseil national a reconnu le génocide des Arméniens en date du 16 décembre 2003. Le Tribunal fédéral, instance judiciaire suprême de notre pays, a apporté sa contribution en condamnant à deux reprises (2007 et 2010) la négation de ce génocide.
La reconnaissance officielle de la part du Conseil fédéral fait encore défaut. Pourtant, lorsqu’il s’agit de la défense de principes fondamentaux et non de l’immixtion dans un conflit entre Etats tiers, il ne saurait invoquer la neutralité pour refuser de qualifier de génocide ce crime contre l’humanité.
La négation d’un génocide est une dangereuse et intolérable porte ouverte à la perpétration d’autres génocides qui visent toujours à nier le droit des peuples à leur identité, à leurs croyances et à leur diversité
Rendre justice au peuple arménien contribuerait à la pose de jalons pour la réconciliation entre les peuples turc et arménien.
Après que le Pape François, le président de l'Allemagne, l'Autriche et le Parlement européen aient reconnu le génocide des Arméniens, la neutralité ne saurait être invoquée par le Conseil fédéral pour échapper à son devoir.
L'Assemblée des délégués demande donc au Conseil fédéral de reconnaître le génocide du peuple Arménien.

24/04/2015

Brèves de la commémoration du centenaire du génocide des Arméniens à Erevan

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Après le départ des chefs d'état une marée humaine est venue déposer une fleur au monument du souvenir.

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Il y a un siècle s'est déroulée une des plus douloureuses tragédies de l’histoire de l’humanité 1,3 million d'Arméniens, enfants, femmes et hommes indistinctement, ont été massacrés par l'Empire ottoman.
La Suisse s’est déjà dotée d’une disposition pénale condamnant la négation des crimes contre l’humanité – en particulier des génocides – comme un acte de discrimination raciale.
De façon conséquente, le Conseil national a reconnu le génocide des Arméniens en date du 16 décembre 2003. Le Tribunal fédéral, instance judiciaire suprême de notre Pays, a apporté sa contribution en condamnant à deux reprises (2007 et 2010) la négation de ce génocide.
La reconnaissance officielle de la part du Conseil fédéral fait encore défaut. Pourtant, s’agissant de la défense de principes fondamentaux et non de l’immixtion dans un conflit entre Etats tiers, il ne saurait invoquer la neutralité pour ne pas qualifier de génocide ce crime contre l’humanité.
Rendre justice au peuple arménien contribuerait à la pose de jalons pour la réconciliation entre la Turquie et l'Arménie.
La négation d’un génocide est une dangereuse et intolérable porte ouverte à la perpétration d’autres génocides qui visent toujours à nier le droit des peuples à leur identité, à leurs croyances et à leur diversité, d'ailleurs le génocide des Arméniens a été le précurseur de l'Holocauste !
Dès mon retour en Suisse, je poursuivrai mon engagement pour que le Conseil fédéral reconnaisse le génocide des Arméniens, tout comme l'ont fait récemment le Pape François, le président de l'Allemagne, l'Autriche, la Bulgarie et le Parlement européen...

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23/04/2015

Commémoration du centenaire du génocide des Arménien à Erevan

La délégation parlementaire du Groupe d’amitié Suisse-Arménie, composée des conseillers nationaux Dominique de Buman et Ueli Leuenberger, coprésidents, ainsi que de Maja Ingold, Francine John-Calame, Anne Mahrer, Jacques-André Maire, Marianne Streiff-Feller et Christian van Singer, prend la parole à la séance plénière « Les Parlementaires contre le crime de génocide » :

Nous sommes réunis aujourd’hui pour commémorer le génocide des Arméniens. Nous sommes ici pour nous souvenir d’une des plus douloureuses tragédies de l’histoire de l’humanité et rendre justice à son 1,3 million de victimes.

Ce qui s’est passé entre 1915 et 1916 a servi de modèle à Raphaël Lemkin, juriste polonais auteur de la Convention de l’ONU sur le génocide, pour définir ce crime contre l’humanité. Il n’est pas admissible que des faits dénoncés et prouvés par des puissances internationales au moment même où ils se sont passés, soient activement niés par le gouvernement turc qui, même s’il n’en est pas directement coupable, doit, en tant qu’héritier politique et juridique de l’Empire ottoman, en assumer la responsabilité.

Comme parlementaires de l’Etat dépositaire de la Convention du droit international humanitaire, il est de notre devoir de nous engager en permanence en faveur de la prévention et de la répression du crime de génocide. Il nous revient par ailleurs de nous battre fermement pour le respect de la dignité humaine. La Suisse s’est ainsi dotée d’une disposition pénale condamnant la négation des crimes contre l’humanité – en particulier des génocides – comme un acte de discrimination raciale.

Dans cette ligne, le Conseil national de la Confédération helvétique a reconnu le génocide des Arméniens en date du 16 décembre 2003. Le Tribunal fédéral, instance judiciaire suprême de la Suisse, a apporté sa contribution en condamnant à deux reprises (2007 et 2010) la négation de ce génocide. S’agissant de la défense de principes fondamentaux et non de l’immixtion dans un conflit entre Etats tiers, la neutralité ne saurait être invoquée pour échapper à sa mission.

Nous dénonçons les pressions exercées par la Turquie sur des Etats souverains afin de les dissuader de reconnaître le génocide des Arméniens et nous appelons par conséquent toutes les autorités à ne pas céder. Nous saluons dans ce contexte les prises de position récentes et sans équivoque, notamment celles du Pape François et du Parlement européen.

La commémoration de ce centenaire nous donne l’occasion d’appeler et de rassembler toutes les forces de bonne volonté à rendre justice au peuple arménien et de poser ainsi des jalons pour la réconciliation avec le peuple turc.

La négation d’un génocide est une dangereuse et intolérable porte ouverte à la perpétration d’autres génocides qui visent toujours à nier le droit des peuples à leur identité, à leurs croyances et à leur diversité. C’est la conviction profonde et le sens de l’engagement de la délégation des parlementaires suisses membres du Groupe d’amitié Suisse-Arménie présents à cette commémoration à Erevan.

22/04/2015

Aperçus du Forum Global contre le crime de génocide à Erevan

Chaque fois qu'on nie un génocide on jette les bases du suivant. Paroles de Yair Auron, historien israélien, au Forum. Il est intervenu après Esther Mujawayo, survivante du génocide des Tutsis au Rwanda et après Cengiz Aktar, professeur turc... Choix clairvoyant des organisateurs du Forum : rappeler l'horreur injustifiable de tous les génocides. 

Au delà des témoignages poignants, une belle image porteuse d'espoir : sur les composts et les dépotoirs poussent de très beaux arbres et légumes. Nous voulons croire que des pires horreurs peuvent naître de futurs meilleurs...

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11/03/2014

Les normes antiracistes continueront à faire mal au ventre à certains leaders UDC

Les hasards du calendrier font qu'à quelques heures d'intervalle :

  • L'Office fédéral de la justice a annoncé que la Suisse allait demander à la Cour européenne des droits de l'homme de renvoyer le cas Perinçek devant la Grande Chambre. Ce recours vise à préciser la marge de manœuvre dont disposent les autorités suisses dans l'application del'art. 261bis du Code pénal qui sanctionne l'incitation publique à la haine ou à la discrimination raciale, ethnique ou religieuse. Cette démarche a pour but d'éviter, par exemple, que des extrémistes comme Perinçek puissent nier publiquement la réalité du génocide arménien et échapper à toute sanction en invoquant la liberté d'expression.

  • Le Conseil national a refusé sèchement, par 129 voix contre 55, la motion d'Oskar Freysinger qui, prétextant la défense de la liberté d'expression, demandait l'affaiblissement de la norme antiraciste inscrite à l'article 261bis du Code pénal. C'est un vote encore plus net qu'en 2007 quand le Conseil national avait déjà rejeté, au terme d'un débat mouvementé, une motion du groupe UDC demandant la suppression de la commission fédérale contre le racisme...

 

Avis aux UDC qui déclarent comme Christoph Blocher que les dispositions antiracistes de la Suisse leur font mal au ventre !