24/04/2015

Brèves de la commémoration du centenaire du génocide des Arméniens à Erevan

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Après le départ des chefs d'état une marée humaine est venue déposer une fleur au monument du souvenir.

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Il y a un siècle s'est déroulée une des plus douloureuses tragédies de l’histoire de l’humanité 1,3 million d'Arméniens, enfants, femmes et hommes indistinctement, ont été massacrés par l'Empire ottoman.
La Suisse s’est déjà dotée d’une disposition pénale condamnant la négation des crimes contre l’humanité – en particulier des génocides – comme un acte de discrimination raciale.
De façon conséquente, le Conseil national a reconnu le génocide des Arméniens en date du 16 décembre 2003. Le Tribunal fédéral, instance judiciaire suprême de notre Pays, a apporté sa contribution en condamnant à deux reprises (2007 et 2010) la négation de ce génocide.
La reconnaissance officielle de la part du Conseil fédéral fait encore défaut. Pourtant, s’agissant de la défense de principes fondamentaux et non de l’immixtion dans un conflit entre Etats tiers, il ne saurait invoquer la neutralité pour ne pas qualifier de génocide ce crime contre l’humanité.
Rendre justice au peuple arménien contribuerait à la pose de jalons pour la réconciliation entre la Turquie et l'Arménie.
La négation d’un génocide est une dangereuse et intolérable porte ouverte à la perpétration d’autres génocides qui visent toujours à nier le droit des peuples à leur identité, à leurs croyances et à leur diversité, d'ailleurs le génocide des Arméniens a été le précurseur de l'Holocauste !
Dès mon retour en Suisse, je poursuivrai mon engagement pour que le Conseil fédéral reconnaisse le génocide des Arméniens, tout comme l'ont fait récemment le Pape François, le président de l'Allemagne, l'Autriche, la Bulgarie et le Parlement européen...

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23/04/2015

Commémoration du centenaire du génocide des Arménien à Erevan

La délégation parlementaire du Groupe d’amitié Suisse-Arménie, composée des conseillers nationaux Dominique de Buman et Ueli Leuenberger, coprésidents, ainsi que de Maja Ingold, Francine John-Calame, Anne Mahrer, Jacques-André Maire, Marianne Streiff-Feller et Christian van Singer, prend la parole à la séance plénière « Les Parlementaires contre le crime de génocide » :

Nous sommes réunis aujourd’hui pour commémorer le génocide des Arméniens. Nous sommes ici pour nous souvenir d’une des plus douloureuses tragédies de l’histoire de l’humanité et rendre justice à son 1,3 million de victimes.

Ce qui s’est passé entre 1915 et 1916 a servi de modèle à Raphaël Lemkin, juriste polonais auteur de la Convention de l’ONU sur le génocide, pour définir ce crime contre l’humanité. Il n’est pas admissible que des faits dénoncés et prouvés par des puissances internationales au moment même où ils se sont passés, soient activement niés par le gouvernement turc qui, même s’il n’en est pas directement coupable, doit, en tant qu’héritier politique et juridique de l’Empire ottoman, en assumer la responsabilité.

Comme parlementaires de l’Etat dépositaire de la Convention du droit international humanitaire, il est de notre devoir de nous engager en permanence en faveur de la prévention et de la répression du crime de génocide. Il nous revient par ailleurs de nous battre fermement pour le respect de la dignité humaine. La Suisse s’est ainsi dotée d’une disposition pénale condamnant la négation des crimes contre l’humanité – en particulier des génocides – comme un acte de discrimination raciale.

Dans cette ligne, le Conseil national de la Confédération helvétique a reconnu le génocide des Arméniens en date du 16 décembre 2003. Le Tribunal fédéral, instance judiciaire suprême de la Suisse, a apporté sa contribution en condamnant à deux reprises (2007 et 2010) la négation de ce génocide. S’agissant de la défense de principes fondamentaux et non de l’immixtion dans un conflit entre Etats tiers, la neutralité ne saurait être invoquée pour échapper à sa mission.

Nous dénonçons les pressions exercées par la Turquie sur des Etats souverains afin de les dissuader de reconnaître le génocide des Arméniens et nous appelons par conséquent toutes les autorités à ne pas céder. Nous saluons dans ce contexte les prises de position récentes et sans équivoque, notamment celles du Pape François et du Parlement européen.

La commémoration de ce centenaire nous donne l’occasion d’appeler et de rassembler toutes les forces de bonne volonté à rendre justice au peuple arménien et de poser ainsi des jalons pour la réconciliation avec le peuple turc.

La négation d’un génocide est une dangereuse et intolérable porte ouverte à la perpétration d’autres génocides qui visent toujours à nier le droit des peuples à leur identité, à leurs croyances et à leur diversité. C’est la conviction profonde et le sens de l’engagement de la délégation des parlementaires suisses membres du Groupe d’amitié Suisse-Arménie présents à cette commémoration à Erevan.

22/04/2015

Aperçus du Forum Global contre le crime de génocide à Erevan

Chaque fois qu'on nie un génocide on jette les bases du suivant. Paroles de Yair Auron, historien israélien, au Forum. Il est intervenu après Esther Mujawayo, survivante du génocide des Tutsis au Rwanda et après Cengiz Aktar, professeur turc... Choix clairvoyant des organisateurs du Forum : rappeler l'horreur injustifiable de tous les génocides. 

Au delà des témoignages poignants, une belle image porteuse d'espoir : sur les composts et les dépotoirs poussent de très beaux arbres et légumes. Nous voulons croire que des pires horreurs peuvent naître de futurs meilleurs...

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