09/04/2013

Gripen : Même ses partisans ne sont pas prêts à dire oui !

La commission de la politique de sécurité du Conseil national (CPS-N) a décidé, par 20 voix contre 3, de reporter l'examen de l'achat du Gripen et de son financement, demandant au Conseil fédéral d'améliorer le contrat d'achat. Cette décision montre que même les parlementaires favorables à l'acquisition d'un nouvel avion de combat ne sont pas prêts à défendre devant le peuple un contrat qui pourrait réserver de très mauvaises surprises : en cas de forte inflation en Suède, le prix d'achat pourrait grimper de plusieurs centaines de millions de francs et on ne voit pas quels moyens aurait la Suisse pour faire respecter le contrat en cas de défaillances du fournisseur.
Après avoir échoué au Conseil des Etats, qui a refusé de signer un chèque de plus de 3 milliards de francs, M. Maurer n'a pas réussi non plus à convaincre la CPS-N du Conseil national de la validité de son projet d'acquisition. Va-t-il réussir à l'améliorer d'ici fin août, quand la CPS-N le réexaminera?
Les débats de la Commission confirment par ailleurs que l'achat des Gripen n'est pas nécessaire: Les 33 FA-18 suffisent amplement à assurer la police de l'air en collaboration avec nos voisins.

30/09/2010

Crier au loup !

Ce matin a lieu au Conseil national un de ces interminables débats fleuves.
Objet: le loup. 14 motions à discuter, alors qu'il n'y a qu'une dizaine de loups en Suisse!

Jusqu'à présent on demandait d'abattre des loups lorsqu'ils s'attaquaient à des moutons.
Il faut pourtant relever que la principale cause de mortalité parmi les 450'000 moutons suisses est l'abattage chaque année de centaines de milliers de moutons pour nourrir l'homme, suit la mort de 8 à 10'000 moutons en estivage, par accident ou maladie ou agression par des chiens errants. Viennent enfin les 100 à 400 moutons tués par la dizaine de loups qui vivent en Suisse !
Des mesures légales et réglementaires ont déjà été prises pour

  • dédommager les éleveurs touchés,
  • abattre les carnivores qui attaquent plusieurs animaux de rente et
  • encourager la prévention par le gardiennage à l'aide de chiens.

On peut et on doit encore améliorer ces mesures: le loup est un élément important pour la biodiversité dans nos contrées, et il faut prendre les mesures nécessaires pour faciliter la cohabitation avec cet animal sauvage.
Mais certaines des motions traitées aujourd'hui au Conseil national, montrent clairement que certains politiciens veulent éliminer ou fortement réduire le nombre de loups avant tout parce qu'ils représentent une concurrence pour les chasseurs.
Voulons nous vraiment décimer les loups parce qu'ils mangent du gibier? Ce serait pratiquement empêcher leur présence en Suisse :
un très mauvais signal dans cette année de la biodiversité !
Les expériences faites dans les pays voisins montrent que loups et chasseurs peuvent cohabiter sans mesures d'abattage spéciales et que les grands carnivores opèrent un tri salutaire parmi les animaux sauvages les plus faible ou malades, peu intéressants pour les chasseurs.
Les chasseurs n'ont pas besoin d'être protégés du loup!
Mais les loups de certains politiciens qui écoutent un peu trop les chasseurs!