14/03/2011

Chapeau Madame Leuthard, c'est un bon début !

Mme Leuthard suspend les procédures concernant les nouvelles centrales nucléaires. Chapeau !!!

Vous trouverez plus loin le communiqué officiel,

Espérons que maintenant nos autorités arrivent à la conclusion que la sécurité absolue n'existe pas, que personne ne peut garantir qu'aucun imprévu, d'origine naturelle ou humaine, ne provoque un accident majeur dans une de nos centrales.
Il faut tout faire pour améliorer la sécurité des centrales existantes et surtout ne pas en construire de nouvelles!
Aujourd'hui nous savons et pouvons faire mieux. Investir ces dizaines de milliards dans les renouvelables et l'efficacité énergétique. On aura plus d'énergie à disposition, plus de places de travail de qualité en Suisse, sans les risques du nucléaire. Risques pour nous, mais aussi pour nos enfants, nos petits enfants et les générations futures, tant il est vrai que si nous autorisons aujourd'hui la construction de centrales nucléaires, elles seront encore en fonction, sauf accident, à la fin du siècle. Et les déchets menaceront la biosphère pour des millénaires!
Et si certains partis et certains politiciens, renforcés dans leurs convictions pronucléaires par de juteuses places dans des conseils d'administrations ou par des versements aux caisses des partis, continuent à prôner la construction de centrales nucléaires en Suisse, nous espérons que les citoyen-nes sachent dire NON dans les urnes!

 

 

Berne, 14.03.2011 - Lundi matin, à l’issue d’une réunion avec des représentants de l’Office fédéral de l’énergie (OFEN) et de l'Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN), la conseillère fédérale Doris Leuthard a décidé de suspendre les procédures en cours concernant les demandes d'autorisation générale pour les centrales nucléaires de remplacement. L’IFSN a été chargée d’anticiper le réexamen de la sécurité des centrales nucléaires existantes. Un tel réexamen est déjà en cours à la centrale de Mühleberg. Doris Leuthard: « La sécurité a la priorité absolue. »

La cheffe du Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication (DETEC) reçoit régulièrement des informations des services compétents sur l’évolution au Japon et tient le Conseil fédéral au courant de la situation. La conseillère fédérale Doris Leuthard a reçu aujourd’hui le directeur de l’OFEN Walter Steinmann et le directeur de l’IFSN Hans Wanner, ainsi que d’autres représentants des autorités compétentes. Suite aux derniers développements et aux discussions internes, elle a décidé de suspendre les procédures concernant les trois demandes d'autorisation générale pour les centrales nucléaires de remplacement jusqu’à ce que les normes de sécurité aient été soigneusement réexaminées et, si nécessaire, adaptées.

La conseillère fédérale Doris Leuthard a chargé l’IFSN d’analyser les causes exactes de l’accident survenu au Japon et d’en tirer les conclusions s’agissant de l’élaboration éventuelle de nouvelles normes plus strictes, notamment en matière de sécurité sismique et de refroidissement. Les conclusions de ces examens  devront être prises en compte dans l’évaluation de la situation  pour les centrales existantes ainsi que pour les nouvelles centrales prévues. Les demandes d'autorisation générale pour le remplacement des centrales nucléaires existantes ne pourront être évaluées qu’à la lumière de ces conclusions. Pour la cheffe du DETEC, la « sécurité et le bien-être de la population ont la priorité absolue ».

Les experts de la Confédération sont en contact permanent avec des experts au niveau international, notamment avec ceux de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), de l’OCDE et de l’UE. La conseillère fédérale Doris Leuthard est tenue en permanence au courant de l’évolution au Japon. Elle a chargé l’IFSN de fournir à la population des informations régulières. Selon la dernière évaluation de la situation de l'IFSN, il n'existe toujours aucun danger immédiat pour la population suisse.

 

11/03/2011

Alerte nucléaire au Japon

Terrifiantes les images prises lors du tremblement de terre qui a frappé le Japon.
http://www.youtube.com/watch?v=MJpm52eeKOw&feature=player_embedded

Compassion envers les populations touchées.
Admiration face aux mesures de prévention prises, qui ont pu limiter les conséquences du séïsme...

Puis une question: que se passe-t-il avec les centrales nucléaires?

On voit sur le web qu'actuellement au Japon, 2 centrales nucléaires sont en situation d'urgence et que l'usine de retraitement de Rokkasho fonctionne sur des générateurs de secours.

  • La centrale de Fukushima-1 connaît un problème d'ordre mécanique du système de refroidissement du coeur du réacteur, nécessitant l'évacuation de près de 2000 personnes habitant dans les environs. Les autorités ont renforcé l'état d'urgence nucléaire, et les médias japonais font état d'une fuite radioactive.
  • Le processus de refroidissement du coeur du réacteur de la centrale d'Onagawa ne se déroule pas non plus normalement.

11 réacteurs nucléaires ont été arrêtés en urgence pendant le séisme et l'on ignore s'ils sont refroidis correctement, ce qui est essentiel pour éviter un accident majeur.

On ne sait pas non plus si les 5 centrales près des côtes n'ont pas été atteintes par le tsunami.

Mais, même si le pire a été évité, ce séisme dévastateur nous rappelle que le nucléaire est un colosse aux pieds d'argile.
Et les tremblements de terre n'arrivent pas qu'en extrême-orient. Les centrales nucléaires suisses sont aussi exposées. En 2002, le rapport annuel de l'Agence internationale de l'énergie atomique révélait, entre autres, que la centrale nucléaire de Mühleberg ne résisterait pas à une secousse sismique.

Nos centrales nucléaires ont-elles comblé depuis les lacunes qu'elles présentaient?