11/03/2016

FUKUSHIMA AN V

Aujourd'hui dans 20 gares romandes, distribution de plus de 100'000 fausses pastilles de iode pour rappeler à la population que la meilleure façon de réduire les risques du nucléaire c’est d’arrêter à temps les centrales vieillissantes.

Mühleberg et Beznau figurent parmi les plus vieilles centrales nucléaires du monde, conçues pour être exploitées 30 ans, avec une marge de sécurité de 10 ans, elles devraient déjà être hors service.

Mais les intérêts financiers des exploitants passent devant la sécurité. Et il se trouve toujours des experts vendus ou inconscients prêts à garantir que prolonger leur exploitation ne fait courir aucun risque, ce qui donne bonne conscience aux politiciens qui autorisent une exploitation sans limites...

Bien que les centrales nucléaires deviennent de plus en plus dangereuses en fin de vie, le Parlement non seulement ne demande pas que la durée d'exploitation initialement prévue soit respectée, mais il refuse d'exiger que les dispositifs de sécurité soient mis à niveau et rendus au moins aussi fiables que ceux mis en oeuvre dans les nouvelles centrales.
Seule issue raisonnable : décider cet automne en votation populaire que 45 ans d'exploitation c'est un maximum, voter OUI à l'Initiative pour un arrêt programmé des centrales nucléaires!

FUKUSHIMA AN V - pastilles.jpg

23/06/2015

Le Tessin submergé par le flux migratoire ? 

La commission de la politique de sécurité du Conseil national (CPS-SIK-N) s'est rendue à Chiasso pour étudier la situation à la frontière sud du pays. Par hasard, la visite est tombée dans une période de fort afflux d'étrangers en situation illégale: l'idéal pour voir concrètement les problèmes que doivent affronter les gardes-frontières et les responsables du centre d'enregistrement et de procédure pour l'asile.
Nous avons pu constater que la coopération entre les différentes autorités et organisations suisses était bonne, mais que ce n'était pas toujours le cas avec l'Italie. Les autorités italiennes étant plus intéressées par la lutte contre la mafia et la criminalité économique, les suisses par la gestion des flux migratoires. En outre l'Italie ne voit pas d'un mauvais oeil que des requérants d'asile partent vers le nord avant d'être enregistrés car, comme la Grèce, elle est submergée par des dizaines de milliers de migrants, sans bénéficier, pour l'instant de beaucoup de solidarité européenne, et leur police est déjà surchargée pour assurer la sécurité de l'exposition universelle de Milan...
Ces dernières années 36% des requérants sont entrés en Suisse par Chiasso. Le Tessin les gère avec humanité et maestria, donnant notamment l'occasion à ces personnes en attente d'une décision, d'effectuer des travaux d'utilité publique. Les Érythréens, en particulier, se montrent très coopératifs. Ceux qui ne peuvent être accueillis au Tessin sont répartis entre les autres cantons.
La semaine dernière 600 migrants illégaux sont arrivés en train à Chiasso. Une surcharge possible à assumer pendant quelques semaines,  mais pas plus longtemps. 
Les gardes-frontières auraient besoin de plus de personnel italophone, de locaux mieux adaptés, d'interprètes, de meilleurs moyens techniques, mais aussi, pour toutes leurs autres tâches, d'hélicoptères et de petits drones, sans devoir dépendre de l'armée qui n'est pas assez disponible. Les contrôles sanitaires devraient être améliorés pour ne pas mettre en danger population et personnel appelé à entrer en contact avec ces migrants. Malheureusement on craint qu'à l'avenir la Berne fédérale, par mesure d'économie, ne se contente d'auto-déclarations de "bonne santé". Inquiétant ! 
A part ces mesures, à prendre rapidement, la Confédération devrait, comme le préconise Mme Sommaruga, se declarer prête à participer à une prise en charge européenne des requérants d'asile en fonction du nombre d'habitants et de la capacité économique des pays et à favoriser une telle répartition.
La mesure proposée par les xénophobes de dénoncer les accords de Dublin et de Schengen créerait, au dire de tous les responsables et hommes du terrain entendus ces 2 jours, encore plus de problèmes, privant nos autorités d'informations précieuses et de la possibilité de renvoyer facilement les requérants déjà enregistrés dans un autre pays. Quant à la proposition de fermer les frontières elle est simplement impraticable. Que faire du flux quotidien des 40 000 frontaliers et de milliers de poids lourds?
A plus long terme, il faudrait que la Suisse propose la mise en place d'un nouveau "Plan Marshall" par lequel les pays de l'OCDE favoriseraient le développement économique et une meilleure gouvernance des pays du Moyen orient, du Maghreb, et du sud du Sahel.
Une telle proposition peut paraître utopique aujourd'hui, mais elle bénéficierait, à terme, à toutes les parties, y compris aux pays contributeurs. Comme l'a fait le plan Marshall après la 2e guerre mondiale.

22/06/2015

Visite de la commission parlementaire de la sécurité à Chiasso

La commission a pu observer en direct le travail des gardes-frontières. Tri (au faciès?) à l'arrivée des trains:

20150622_135638.jpg

Puis contrôle: Très pro et humain...

20150622_140431.jpg

On a Visité ensuite le centre d'enregistrement et de procédure, où sont accueillis les requérants d'asile : 600 par semaine ces derniers temps... On est loin des milliers de personnes qui débarquent chaque jour en Sicile, des centaines de milliers de personnes accueillies dans plusieurs pays du Moyen Orient et du Maghreb. Mais c'est une surcharge pour le Tessin.

20150622_171248.jpg

Mardi en fin d'après-midi commentaire politique.

 

22/05/2015

A lire absolument : Tchernobyl, Conséquences de la catastrophe sur la population et l’environnement

Le volume 1181 des Annales de l’Académie des Sciences de New-York, intitulé «Tchernobyl : Conséquences de la catastrophe sur la population et l’environnement», des professeurs Nesterenko, Yablokov et du Dr Nesterenko, vient d’être publié en français.
Pourquoi devrait-on lire ce livre ?

Lire la suite

09/05/2015

Des dauphins morts à Fukushima, les poumons irradiés

media_l_7690133.jpgLes scientifiques japonais affirment n'avoir jamais rien vu de pareil après avoir autopsié un groupe de dauphins morts retrouvés échoués sur une plage non loin du site de la catastrophe de 2011 à Fukushima..

De nombreux dauphins ont été découverts échoués sur les côtes ces derniers temps. Le musée national des sciences a donc décidé d'enquêter. Trente chercheurs ont ainsi autopsié les 17 animaux retrouvés. Les poumons de ces dauphins étaient blancs, ce qui, d'après les scientifiques, est une indication du manque de sang acheminé vers les organes dû à un empoisonnement par radiation.

D'après Yuko Tajima, qui dirige les recherches, "les poumons de la majorité d'entre eux étaient blancs pour cause d'ischémie, une maladie vasculaire qui diminue l'apport sanguin vers un organe. Non traitée, elle peut mener à la mort".. Il ajoute qu'il a été démontré que les radiations ionisantes à petites doses et sous certaines conditions sont considérées comme étant un des mécanismes de base des maladies ischémiques.

Les risques de cancer provoqués par les effets des radiations ont été révélés après l'accident de Tchernobyl, et récemment, on a découvert que le risque de maladie  ischémique lié aux radiations serait statistiquement plus grand que le nombre de cancers. En 1990, le ministère de la santé biélorusse avait déjà dévoilé dans un rapport l'aggravation du nombre de personnes affectées par ces maladies: "Le nombre d'adultes atteints par les maladies ischémiques cardiaques est de 2 à 4 fois plus élevé en comparaison avec les années précédentes".
On peut donc s'attendre à ce type de constatations dans la région de Fukushima dans les années à venir.
(billet repris de www.sortirdunucleaire.org)

25/04/2015

Déclaration acclamée par l'Assemblée des délégués des Verts ce 25 avril à Renens

Le Conseil fédéral doit reconnaître le génocide des Arméniens, des Assyriens, Chaldéens, des Grecs pontiques et des autres minorités massacrées dès 1915 par l'Empire ottoman
L'Assemblée des délégués des Verts demande au Conseil fédéral de reconnaitre le génocide des Arméniens à l'occasion du centenaire de sa perpétration

Il y a un siècle s'est déroulée une des plus douloureuses tragédies de l’histoire de l’humanité: 1,3 million d'Arméniens, enfants, femmes et hommes indistinctement, ont été massacrés par l'Empire ottoman.
La Suisse s’est déjà dotée d’une disposition pénale condamnant la négation des crimes contre l’humanité – en particulier des génocides – comme un acte de discrimination raciale.
De façon conséquente, le Conseil national a reconnu le génocide des Arméniens en date du 16 décembre 2003. Le Tribunal fédéral, instance judiciaire suprême de notre pays, a apporté sa contribution en condamnant à deux reprises (2007 et 2010) la négation de ce génocide.
La reconnaissance officielle de la part du Conseil fédéral fait encore défaut. Pourtant, lorsqu’il s’agit de la défense de principes fondamentaux et non de l’immixtion dans un conflit entre Etats tiers, il ne saurait invoquer la neutralité pour refuser de qualifier de génocide ce crime contre l’humanité.
La négation d’un génocide est une dangereuse et intolérable porte ouverte à la perpétration d’autres génocides qui visent toujours à nier le droit des peuples à leur identité, à leurs croyances et à leur diversité
Rendre justice au peuple arménien contribuerait à la pose de jalons pour la réconciliation entre les peuples turc et arménien.
Après que le Pape François, le président de l'Allemagne, l'Autriche et le Parlement européen aient reconnu le génocide des Arméniens, la neutralité ne saurait être invoquée par le Conseil fédéral pour échapper à son devoir.
L'Assemblée des délégués demande donc au Conseil fédéral de reconnaître le génocide du peuple Arménien.

24/04/2015

Brèves de la commémoration du centenaire du génocide des Arméniens à Erevan

20150424_111505.jpg

Après le départ des chefs d'état une marée humaine est venue déposer une fleur au monument du souvenir.

20150424_140124.jpg

Il y a un siècle s'est déroulée une des plus douloureuses tragédies de l’histoire de l’humanité 1,3 million d'Arméniens, enfants, femmes et hommes indistinctement, ont été massacrés par l'Empire ottoman.
La Suisse s’est déjà dotée d’une disposition pénale condamnant la négation des crimes contre l’humanité – en particulier des génocides – comme un acte de discrimination raciale.
De façon conséquente, le Conseil national a reconnu le génocide des Arméniens en date du 16 décembre 2003. Le Tribunal fédéral, instance judiciaire suprême de notre Pays, a apporté sa contribution en condamnant à deux reprises (2007 et 2010) la négation de ce génocide.
La reconnaissance officielle de la part du Conseil fédéral fait encore défaut. Pourtant, s’agissant de la défense de principes fondamentaux et non de l’immixtion dans un conflit entre Etats tiers, il ne saurait invoquer la neutralité pour ne pas qualifier de génocide ce crime contre l’humanité.
Rendre justice au peuple arménien contribuerait à la pose de jalons pour la réconciliation entre la Turquie et l'Arménie.
La négation d’un génocide est une dangereuse et intolérable porte ouverte à la perpétration d’autres génocides qui visent toujours à nier le droit des peuples à leur identité, à leurs croyances et à leur diversité, d'ailleurs le génocide des Arméniens a été le précurseur de l'Holocauste !
Dès mon retour en Suisse, je poursuivrai mon engagement pour que le Conseil fédéral reconnaisse le génocide des Arméniens, tout comme l'ont fait récemment le Pape François, le président de l'Allemagne, l'Autriche, la Bulgarie et le Parlement européen...

20150424_132833.jpg

23/04/2015

Commémoration du centenaire du génocide des Arménien à Erevan

La délégation parlementaire du Groupe d’amitié Suisse-Arménie, composée des conseillers nationaux Dominique de Buman et Ueli Leuenberger, coprésidents, ainsi que de Maja Ingold, Francine John-Calame, Anne Mahrer, Jacques-André Maire, Marianne Streiff-Feller et Christian van Singer, prend la parole à la séance plénière « Les Parlementaires contre le crime de génocide » :

Nous sommes réunis aujourd’hui pour commémorer le génocide des Arméniens. Nous sommes ici pour nous souvenir d’une des plus douloureuses tragédies de l’histoire de l’humanité et rendre justice à son 1,3 million de victimes.

Ce qui s’est passé entre 1915 et 1916 a servi de modèle à Raphaël Lemkin, juriste polonais auteur de la Convention de l’ONU sur le génocide, pour définir ce crime contre l’humanité. Il n’est pas admissible que des faits dénoncés et prouvés par des puissances internationales au moment même où ils se sont passés, soient activement niés par le gouvernement turc qui, même s’il n’en est pas directement coupable, doit, en tant qu’héritier politique et juridique de l’Empire ottoman, en assumer la responsabilité.

Comme parlementaires de l’Etat dépositaire de la Convention du droit international humanitaire, il est de notre devoir de nous engager en permanence en faveur de la prévention et de la répression du crime de génocide. Il nous revient par ailleurs de nous battre fermement pour le respect de la dignité humaine. La Suisse s’est ainsi dotée d’une disposition pénale condamnant la négation des crimes contre l’humanité – en particulier des génocides – comme un acte de discrimination raciale.

Dans cette ligne, le Conseil national de la Confédération helvétique a reconnu le génocide des Arméniens en date du 16 décembre 2003. Le Tribunal fédéral, instance judiciaire suprême de la Suisse, a apporté sa contribution en condamnant à deux reprises (2007 et 2010) la négation de ce génocide. S’agissant de la défense de principes fondamentaux et non de l’immixtion dans un conflit entre Etats tiers, la neutralité ne saurait être invoquée pour échapper à sa mission.

Nous dénonçons les pressions exercées par la Turquie sur des Etats souverains afin de les dissuader de reconnaître le génocide des Arméniens et nous appelons par conséquent toutes les autorités à ne pas céder. Nous saluons dans ce contexte les prises de position récentes et sans équivoque, notamment celles du Pape François et du Parlement européen.

La commémoration de ce centenaire nous donne l’occasion d’appeler et de rassembler toutes les forces de bonne volonté à rendre justice au peuple arménien et de poser ainsi des jalons pour la réconciliation avec le peuple turc.

La négation d’un génocide est une dangereuse et intolérable porte ouverte à la perpétration d’autres génocides qui visent toujours à nier le droit des peuples à leur identité, à leurs croyances et à leur diversité. C’est la conviction profonde et le sens de l’engagement de la délégation des parlementaires suisses membres du Groupe d’amitié Suisse-Arménie présents à cette commémoration à Erevan.

22/04/2015

Aperçus du Forum Global contre le crime de génocide à Erevan

Chaque fois qu'on nie un génocide on jette les bases du suivant. Paroles de Yair Auron, historien israélien, au Forum. Il est intervenu après Esther Mujawayo, survivante du génocide des Tutsis au Rwanda et après Cengiz Aktar, professeur turc... Choix clairvoyant des organisateurs du Forum : rappeler l'horreur injustifiable de tous les génocides. 

Au delà des témoignages poignants, une belle image porteuse d'espoir : sur les composts et les dépotoirs poussent de très beaux arbres et légumes. Nous voulons croire que des pires horreurs peuvent naître de futurs meilleurs...

erevan,génocide,arméniens

Erevan, génocide, Arméniens

17/04/2015

Inde – Jaitapur : Ils disent NON

 

 

 

Jaitapur nucléaire NON.001.png

Nucléaire à Jaitapur : Ils disent NON ! Projection d'un reportage en présence du réalisateur

 

L’Inde est un des seuls pays à persévérer avec des projets de centrales nucléaires. Malgré Tchernobyl, malgré Fukushima, New Delhi prévoit de construire à Jaitapur, en bord de mer entre Bombay et Goa, 6 réacteurs nucléaires EPR.
Ancien chercheur du programme nucléaire indien devenu donneur d’alerte, Pradeep Indulkar a réalisé un reportage sur la résistance des riverains. Venez voir son film Jaitapur live ! , écouter son récit et lui poser vos questions ! Entrée gratuite, chapeau à la sortie. Infos: 076 693 62 93 ou info@sortirdunucleaire.ch

 

Morat Jeudi 23 avril à 19h30 - Hôtel Murtenhof - Rathausgasse 1-3

 

Bulle Mercredi 29 avril 20h - Hôtel de ville - Grand-rue 7

 

Genève Mercredi 06 mai 19h30 - Grütli, fonction:cinéma. - Rue du Général Dufour 16

 

Martigny Vendredi 08 mai 19h30 - Salle du Vampire - Rue des Petits Epineys 7

 

Morges Mercredi 13 mai, 20h - Foyer Beausobre – Av. de Vertou, 2

 

Neuchâtel Lundi 18 mai, 20h Muséum d’histoire naturelle - Rue des Terreaux 14