13/03/2009

Protéger « notre secret bancaire » ?

Il ne faut pas confondre protection de la sphère privée et secret bancaire.
Il est légitime de ne pas vouloir que n'importe qui connaisse l'état de votre compte en banque.
La législation doit le garantir.
Il est par contre inadmissible que, profitant du secret bancaire, des millionnaires ou des multinationales évadent le fisc, voire même que des organisations criminelles camouflent leurs agissements.
Il est donc souhaitable que la Suisse participe aux efforts internationaux non seulement pour lutter contre la criminalité, ce qu'elle fait déjà, mais aussi pour empêcher l'évasion fiscale qui prive les Pays des ressources indispensables à leur bon fonctionnement et les oblige à taxer plus fortement les faibles revenus et les classes moyennes.
Toutefois il ne faut pas être naïfs: si les USA et certains Pays européens veulent contraindre la Suisse à abandonner le secret bancaire, c'est avant tout pour affaiblir notre place financière, au profit des leurs.
C'est pourquoi il serait souhaitable que le Conseil fédéral adopte une ligne de conduite offensive: la Suisse devrait se déclarer prête à lutter contre la fraude et l'évasion fiscale, en participant à la définition de dispositions internationales communes, que tous les Pays seraient contraints d'adopter, y compris les USA qui ont leurs paradis fiscaux au Delaware, la GB avec les îles Anglo-Normandes, Singapour, l'Autriche, le Luxembourg...
Si tous les Pays étaient contraints à échanger les informations fiscales, la place financière suisse garderait l'avantage que la stabilité politique et sociale, ainsi que le savoir faire des banques helvétiques, lui assurent.

05/03/2009

Vous avez dit initiative 'contre la construction de minarets'?

Mercredi 4 mars au Parlement, à Berne, dans le long débat d'entrée en matière sur l'initiative 'contre la construction de minarets', on a plutôt entendu l'UDC attaquer « l'ISLAM conquérant », s'ériger en rempart contre « l'islamisation de la société suisse », prétendre que l'interdiction des minarets a pour but d'empêcher que la charia s'applique en Suisse, voire de défendre la cause des femmes...

On aura tout entendu.

Dans mon intervention à la tribune, j'ai rappelé qu'à Lausanne, après la Réforme, les Catholiques n'ont pu bâtir leur première église « Notre Dame du Valentin » qu'en 1832, mais sans clocher!
Une interdiction semblable était en vigueur aussi à Neuchâtel, alors que des Cantons catholiques  appliquaient les mêmes restrictions aux Protestants. 
Des tensions qui ont précédé la guerre de religion du Sonderbund entre Cantons catholiques conservateurs et Cantons protestants plus progressistes et centralisateurs!

J'espère que la Suisse ne régresse pas à l'époque des guerres de religion.

Et je suis convaincu qu'une interdiction des minarets, loin d'être un signal contre les extrémistes musulmans, risquerait de contribuer à la radicalisation de certains qui ne comprendraient pas cette inégalité de traitement.

Respectons les principes fondamentaux de la Constitution suisse. Egalité devant les lois, Libertés religieuses...

Je suis un partisan convaincu de notre Etat laïque, et tiens à ce que tous les croyants respectueux de nos lois puissent pratiquer leur foi.

Quant aux extrémistes, qu'ils soient religieux ou politiques, ce n'est, hélas, pas l'interdiction des minarets qui les empêchera de sévir...

 

06/02/2009

BILATERALES: Les citoyens vont-ils se laisser berner?

200-125-FR.pngJ'ai rarement vu une campagne aussi mensongère.
Il est vrai, que l'UDC blochérienne nous habitue à ce genre de dérapages, qu'elle bâtit de plus en plus ses campagnes sur les peurs et la haine.

Examinons un à un les arguments avancés:

NON à plus de chômage: La Suisse a négocié une ouverture par étapes aux travailleurs des nouveaux membres de l'UE. Le nombre de permis de travail accordés la première année pour les ressortissants roumains ou bulgares sera de 362. Dans 10 ans seulement l'accès au marché du travail sera libre, comme pour les autres membres de l'UE, mais d'ici là, Roumanie et Bulgarie se seront suffisamment développés pour qu'on n'ait pas à craindre d'afflux massif. De toute façon un travail sera nécessaire pour obtenir un permis de séjour!
En réalité c'est un éventuel refus de la prolongation des Bilatérales qui accroîtrait le chômage!
IL FAUT
DONC VOTER OUI!

NON à la baisse des salaires: les conventions collectives et les mesures d'accompagnement empêchent la sous-enchère salariale. Et de toute façon 362 travailleurs supplémentaires peuvent-ils faire baisser les salaires en Suisse?
En réalité, depuis que les bilatérales sont en vigueur, les salaires ont augmenté en Suisse; surtout pour les bas salaires.
IL FAUT
DONC VOTER OUI!

NON au pillage de l'assurance chômage, NON aux institutions sociales ruinées...
En réalité les étrangers sont contributeurs nets : ils versent 19% et touchent 15% des assurances sociales!
IL FAUT
DONC VOTER OUI!

NON à plus de criminalité : les centaines de milliers d'honnêtes travailleuses et travailleurs étrangers qui contribuent à la prospérité de la Suisse ne sont pas des criminels. Les 362 Roumains ou Bulgares qui les rejoindront non plus!
En réalité c'est un éventuel refus de la prolongation des Bilatérales qui priverait la police des outils de Schengen et accroîtrait la criminalité!
IL FAUT
DONC VOTER OUI!

NON au paquet antidémocratique, NON au chantage de l'UE: il n'y a rien d'antidémocratique dans le fait d'appeler un chat un chat. Les Suisses ne peuvent pas prolonger les bilatérales, qui se sont révélées si profitables, sans les étendre aux deux nouveaux Pays. L'UE ne l'accepterait pas et c'est logique. La Suisse n'accepterait pas, par exemple, que l'Europe nous dise: nous voulons un accord avec vous, mais sans l'appliquer aux Romands...
Si nous voulons exercer intelligemment nos droits démocratiques pour confirmer des accords qui contribuent largement à la prospérité de la Suisse, IL FAUT DONC VOTER OUI!

NON à la porte ouverte aux abus... Les seuls abuseurs sont ces politiciens d'extrême droite qui jouent sur les peurs et les inquiétudes que la crise financière mondiale suscite, pour s'ériger en « sauveurs du peuple » et diviser notre Pays, arguments mensongers à l'appuis.
ASSEZ!

VOTONS ET FAISONS VOTER OUI AUX BILATERALES d'ici dimanche 8.

23/01/2009

8 février – Histoires de guillotine et de corbeaux...

200-125-FR.pngOn peut être favorable ou opposé à l'adhésion de la Suisse à l'Union européenne.
Pour ma part je n'ai jamais été et je ne suis toujours pas un « euroturbo ».
J'apprécie notre démocratie directe, le pouvoir politique décentralisé et ne souhaite pas que la Suisse y renonce.
Mais il faut reconnaître à l'Union européenne (UE) plusieurs mérites, notamment celui d'avoir réussi à rapprocher des peuples, les Allemands et les Français, qui ont guerroyé pendant des siècles, et celui de contribuer, par des mesures appropriées, à élever le niveau de vie de tous les Européens.
La Suisse entretient aujourd'hui avec les Pays de l'UE des échanges riches et profitables sur les plans humains, culturels et commerciaux. Ils génèrent un franc sur trois de notre PIB.
Mettre fin aux accords bilatéraux qui facilitent ces échanges serait suicidaire.
Ce n'est pas seulement l'ouverture progressive des marchés du travail respectifs qui serait remise en cause, mais aussi la suppression des barrières commerciales, l'accès pour les entreprises suisses aux marchés publics européens, l'exportation de produits agricoles suisses tels les fromages, les accords concernant les transports terrestres et aériens, la participation de nos universités aux programmes de recherche européens...
Bref une guillotine tomberait sur un flux d'échanges qui contribue largement à la prospérité de notre Pays.
Et il est simplement impossible de préserver les avantages obtenus grâce aux accords bilatéraux Suisse-UE sans les étendre aux nouveaux membres de l'Union.
Tous les Pays qui ont successivement adhéré à l'UE ont vu leur niveau de vie s'élever rapidement, même les plus pauvres. C'est ce qui se passera aussi pour la Bulgarie et la Roumanie. Il n'y a donc aucun danger que des foules de Roumains et de Bulgares viennent en Suisse dans 10 ans « voler nos places de travail », lorsque la libre circulation des personnes entrera en vigueur sans restrictions aussi avec ces Pays si le OUI l'emporte le 8 février.
Et il est honteux de représenter les Bulgares et les Roumains par des corbeaux menaçants! Demandez leur avis à nos compatriotes qui ont été récemment dans ces pays pour du tourisme ou pour y travailler. Ils vous parleront probablement de progrès rapides, d'accueil chaleureux...
C'est donc sans hésiter que je vote Oui à l'arrêté fédéral reconduisant l'accord sur la libre circulation des personnes Suisse-UE et l'étendant à la Bulgarie et à la Roumanie,
et vous invite à faire le même choix.

PS Ce billet s'inscrit dans la campagne interparti de bila-blog.ch à laquelle vous pouvez vous associer sur www.bila-blog.ch

17/01/2009

Manifester à Genève lundi 19 janvier

Depuis une semaine de nombreux correspondants sont intervenus sur ce blog pour relever, les uns la responsabilité du Hamas, les autres celle de l'Etat d'Israël, dans les événements de Gaza.
Le plus souvent un dialogue de sourds, alors même qu'en Suisse nous n'endurons pas les souffrances des personnes directement concernées.
Je ne peux qu'inviter tout le monde à s'inspirer de l'appel du mouvement pour une paix juste et durable au Proche-Orient « Le Manifeste » (www.manifeste.ch/francais2.htm) et à participer au rassemblement organisé lundi 19 janvier 2009 de 18h à 20h sur la Plaine de Plainpalais, à Genève pour demander la fin de la violence et de la guerre.
image001.jpg

«Le Manifeste»

Mouvement pour une paix juste et durable au Proche-Orient
qui réunit Juifs, Arabes et autres citoyens
en faveur du dialogue entre Israéliens et Palestiniens

 

invite à
un rassemblement de lumières pour la paix
en silence, avec bougies, flambeaux et autour d’un feu
sans drapeaux ni slogans
le lundi 19 janvier 2009 de 18h à 20h
sur la Plaine de Plainpalais, à Genève
pour demander la fin de la violence et de la guerre

Parce que :

  • Nous sommes tristes, inquiets et révoltés devant le nombre de victimes causé par la guerre.
  • Nous croyons que le conflit ne peut pas se résoudre par la violence.
  • Nous voulons dire non à la violence des armes, d’où qu’elle vienne, et nous voulons que cesse le cycle des représailles.
  • Nous demandons que le droit international soit respecté et que l’accès à toutes les victimes soit garanti.
  • Nous appelons à la reprise urgente du dialogue et à la négociation sur un pied d’égalité entre toutes les parties concernées.
  • Nous insistons pour que l’occupation des territoires palestiniens prenne fin.
  • Nous voulons la création immédiate de deux Etats côte-à-côte qui garantisse à chacun et à chacune un quotidien paisible, ainsi que le droit à la sécurité et à des frontières définies et protégées.
  • Nous n’avons pas les moyens de mettre fin aux hostilités ou d’imposer la paix, mais nous pouvons refuser de nous laisser diviser par une logique de guerre inacceptable ici ou là-bas.
  • Nous tenons à faire savoir que des Juifs et des Arabes continuent de se parler malgré la violence et à démontrer qu’il est possible de maintenir un espace de dialogue justement à cause de nos divergences, l’essence même du dialogue étant de connecter des points de vue différents ou opposés.
  • Nous sommes convaincus qu’il ne saurait y avoir de Paix sans Justice.

Venez nombreux nous rejoindre ! Apportez avec vous une bougie !
Nous avons besoin du soutien de tous ceux et celles qui sont décidés à ne pas céder à la spirale de la violence
Résistons ensemble à la peur de l’autre et à la haine.

10/01/2009

Ne pas manifester à Berne ce samedi 10 janvier!

Si la Suisse était dans la même situation qu'Israël, je n'accepterais pas que mes proches et mes amis risquent tous les jours de se faire massacrer dans un attentat suicide. Qu'un million des mes compatriotes vive sous la menace permanente d'un tir de roquettes ou de mortier. Je souhaiterais certainement que mon gouvernement réagisse!
C'est pourquoi je n'irai pas manifester ce samedi à Berne.
Certes la réaction du gouvernement israélien n'est pas acceptable. Mais le Hamas porte une lourde responsabilité dans les souffrances des Palestiniens de Gaza. Ce mouvement extrémiste mène, comme c'est inscrit dans sa charte, un «combat contre les juifs» ... «jusqu'à ce que les ennemis soient vaincus et que la victoire d'Allah soit établie».
Il considère que «Les initiatives et ce que l'on appelle les solutions pacifiques et les conférences internationales sont contraires aux principes du Mouvement de résistance islamique. [...] qu'il n'y a pas de solution à la question palestinienne si ce n'est à travers le djihad.»
Pourtant j'irais manifester sans hésiter s'il s'agissait de demander « la Paix maintenant! ». Que les Palestiniens cessent tout attentat contre les Israéliens. Que l'Etat d'Israël cesse sa campagne militaire et favorise la création d'un Etat palestinien viable et prospère. Que la Communauté internationale s'interpose pour garantir la paix...
Et j'appuierai toute action qui aide Palestiniens et Israéliens à vivre en bonne harmonie, comme les Français et les Allemands aujourd'hui, malgré les guerres et les atrocités du siècle passé...
Mais je ne participerai pas à une manifestation qui condamne unilatéralement Israel, et qui risque d'être comprise comme une légitimation de l'action des terroristes palestiniens.

19/12/2008

Régularisation des jeunes clandestins ayant suivi leur scolarité en Suisse

Selon toute vraisemblance, il y a en Suisse plusieurs milliers de jeunes se trouvant en situation irrégulière car leurs parents sont des clandestins.
A la fin de leur scolarité ils se trouvent dans une situation inextricable.
Le plus souvent ils ne connaissent même pas le Pays d'origine de leurs parents et n'en parlent pas la langue. Ils n'ont d'aucune manière choisi de vivre clandestinement en Suisse, mais, à la fin de leur adolescence, ils ne peuvent pas s'y intégrer harmonieusement. No Future...


La Suisse serait gagnante si ces jeunes qu'elle a instruit, pouvaient y construire leur avenir.


Appuyé par 70 Conseillers nationaux de tous les partis sauf l'UDC, j'ai donc demandé par voie de motion au Conseil Fédéral de proposer des modifications législatives et réglementaires pour que les jeunes clandestins ayant suivi avec succès leur scolarité obligatoire en Suisse :
1) Soient autorisés à suivre une formation professionnelle ou des études en Suisse.
2) Soient autorisés, au terme d'une formation réussie, à déposer une demande de permis d'établissement, toutes les années de scolarité et de formation étant prises en compte.

16/12/2008

100 millions de la Confédération pour encourager l'amélioration énergétique des bâtiments

Le 5 décembre j'écrivais :
« ...Aujourd’hui en Suisse, plus du quarante pour cent de toute l’énergie est utilisée pour chauffer l’eau sanitaire et les bâtiments , alors qu’on sait construire des maisons qui n’ont besoin d’aucun apport d’énergie non-renouvelable
Des milliards qui partent chaque année inutilement en fumée!
Mieux vaudrait les utiliser pour améliorer l’énergétique des bâtiments. Ce serait favorable pour l’économie et pour l’écologie. Des encouragements publics inciteraient les propriétaires à investir et soutiendraient toute la branche du bâtiment.
Il faudrait aussi un plan spécifique pour remplacer les ruineux chauffages électriques directs. Ils consomment, en plein hiver, l’équivalent de la production de nos trois plus vieilles centrales nucléaires ! Les remplacer par des chauffages modernes au bois ou par des pompes à chaleur serait bien plus intelligent que persévérer dans la technique désuète des centrales à fission nucléaire... »

Lundi 15 décembre, un pas important a été fait dans la bonne direction :
Le Conseil des Etats, après le Conseil national, a multiplié par 7 le budget prévu pour encourager l'amélioration énergétique des bâtiments : 100 millions au lieu de 14.
Cela a été possible grâce à l'engagement de politiciens de tous les partis, mais contre l'avis de M. Merz, du parti radical, de l'UDC et de la commission des finances.

Il faudrait maintenant que les Cantons décident d'investir eux aussi 100 millions et que des règlements d'application sensés suivent rapidement
Ce serait bon pour l'écologie : moins de CO2, moins de pollution, moins de gaspillage...
Bon aussi pour l'économie : avec la crise qui s'annonce, encourager des investissements dans le bâtiment peut contribuer à stabiliser cet important secteur économique.

10/12/2008

Il s'en est fallu d'une voix!

Maurer 122, Walter 121!

De trop nombreux parlementaires radicaux et PDC ont voté Maurer. Désir d'ancrer le Conseil fédéral à droite? De s'assurer l'appui de l'UDC lorsqu'il s'agira de remplacer Couchepin?

Nous n'avons pas réussi à empêcher l'élection d'un Conseiller fédéral qui, lorsqu'il dirigeait l'UDC, s'est distingué par des campagnes racistes et isolationnistes, par son opposition à la protection de l'environnement et par ses déclarations misogynes.

Reste à espérer que cette élection très serrée fasse comprendre à M. Maurer que le Parlement surveillera de près son action; et qu'une fois élu au Conseil fédéral M. Maurer quitte ses habits de chef de clan et tienne les promesses faites devant les groupes parlementaires.

05/12/2008

Soutien conjoncturel et amélioration énergétique des bâtiments

Les chinois représentent le mot crise par un double pictogramme, le premier signifie «Danger»… le second signifie «Opportunité, chance…».

La crise qui secoue le monde de la finance et menace l'économie réelle, nous offre l'opportunité de prendre des mesures qui contribuent non seulement à surmonter les difficultés qui s'annoncent, mais aussi à préparer notre Pays à affronter les crises que l'épuisement et le renchérissement des énergies non renouvelables ne manqueront pas de provoquer ces prochaines décennies.

Nos autorités, ont annoncé un plan de relance de 1 milliard et demi, mais à y regarder de plus près 341 millions seulement sont prévus pour des investissements supplémentaires, dont une quarantaine de millions dans l'amélioration énergétique des bâtiments.
On est loin d'un plan ambitieux pour encourager en Suisse la rénovation énergétique des bâtiments et les énergies renouvelables, à l'instar de ceux annoncés aux Etats-Unis par Barak Obama et dans de nombreux autres Pays.

Aujourd'hui en Suisse, plus du quarante pour cent de toute l'énergie est utilisée pour chauffer l'eau sanitaire et les bâtiments , alors qu'on sait construire des maisons qui n'ont besoin d'aucun apport d'énergie non-renouvelable... Des milliards qui partent chaque année inutilement en fumée!
Mieux vaudrait les utiliser pour améliorer l'énergétique des bâtiments. Ce serait favorable pour l'économie et pour l'écologie. Des encouragements publics inciteraient les propriétaires à investir et soutiendraient toute la branche du bâtiment.
Il faudrait aussi un plan spécifique pour remplacer les ruineux chauffages électriques directs.
Ils consomment, en plein hiver, l'équivalent de la production de nos trois plus vieilles centrales nucléaires... Les remplacer par des chauffages modernes au bois ou par des pompes à chaleur serait bien plus intelligent que persévérer dans la technique désuète des centrales à fission nucléaire.
Par ailleurs, des milliers d'investisseurs privés sont prêts à s'engager pour augmenter la production de courant vert: alors que le Parlement a voté une loi dans ce sens, cette volonté du législateur a été stoppée par une ordonnance qui, dans les faits, empêche tout soutien pour de nouveaux projets dans le photovoltaïque : seuls deux megaprojets sont retenus et déjà bloqués... Le Conseil fédéral devrait au plus vite adopter une législation analogue à celle en vigueur en Allemagne où les énergies renouvelables se développent rapidement en créant des centaines de milliers d'emplois.

Une crise peut être dangereuse, mais elle peut offrir la chance d’évoluer. Avec d'autres parlementaires de tous bords, je m'engage pour que nos autorités en profitent pour lancer un plan national de rénovation énergétique des bâtiments et de promotion des énergies renouvelables.