28/03/2013
Les juges du TF ne sont pas vendus, simplement irresponsables !
Quatre juges du Tribunal fédéral estiment, à raison, qu'en matière d'énergie nucléaire, la législation fédérale n'impose pas le risque zéro. Mais ils oublient que depuis Fukushima nous savons que le risque résiduel, soi-disant insignifiant, que les centrales nucléaires nous font courir dépasse le 1%. Cinq centrales sur moins de 500 ont eu un incident majeur. Seule la chance, des vents soufflant vers l'océan, a épargné aux Japonais de devoir évacuer les 32 millions d'habitants de la région de Tokyo. Et la Suisse n'a pas de mer à proximité, un accident nucléaire majeur rendrait plusieurs de nos grandes villes inhabitables pendant des siècles. Un risque que la Suisse ne peut se permettre de courir, n'en déplaise aux juges de Montbenon !
Ces 4 juges estiment, contrairement aux juges du Tribunal administratif fédéral, qu'il appartient à l'inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN-ENSI) de s'occuper des problèmes qui se posent, qu'il s'agisses des fissures dans le manteau du réacteur, des risques sismiques ou encore de l'absence de moyens de refroidissement adéquats. A nouveau les juges s'en tiennent à un examen formel, irresponsable en l'occurrence. Ils oublient que l'IFSN est composé majoritairement de pro-nucléaires convaincus qui, jusqu'à présent, se sont bien gardés de prendre des décisions qui pourraient nuire aux intérêts économiques des exploitants des centrales nucléaires, la sécurité des populations passant au 2e plan.
Il appartient maintenant aux autorités fédérales et cantonales bernoises de prendre les décisions qui s'imposent. Et si les politiques tergiversent, les citoyennes et citoyens pourront voter OUI à l'initiative « Sortir du nucléaire » lorsqu'elle sera soumise au vote. Mühleberg devra alors fermer au plus tard en 2017. Toujours mieux que l'autorisation d'exploiter illimitée voulue par 4 juges irresponsables du TF!
13:35 Publié dans Développement durable, Politique, Résistance, Société - People, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01/09/2012
L’hallali nucléaire
Je vous soumets un excellent article d'Olivier Cabanel faisant le point sur le nucléaire, paru sur le site Agoravox le 27 août 2012

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/l...
Alors que les lobbys du nucléaire tentent de faire croire à une improbable relance de leur énergie favorite, l’Europe quitte, sur la pointe des pieds, un nucléaire de plus en plus contesté et contestable.
En effet, contrairement à une idée fausse et pourtant largement répandue, l’Europe n’est pas si nucléarisée qu’on veut le faire croire.
Du Portugal, à l’Irlande, en passant par l’Italie, la Grèce, l’Autriche, la Pologne, la Lituanie, la Lettonie, l’Estonie, Chypre et le Danemark, ce sont déjà 147 millions d’Européens qui ont tourné définitivement la page du nucléaire.
Viennent ensuite les pays qui ont prévu d’en sortir : l’Espagne, la Belgique, l’Allemagne, la Suède et la Suisse sont du nombre, ce qui représente 150 millions d’habitants.
Il ne reste donc que 204 millions d’européens à avoir encore recours « sans limites » à cette énergie dangereuse : la Grande Bretagne, la Bulgarie, la Roumanie, la Hongrie, la France, la Slovaquie, la Tchéquie, les Pays Bas, la Slovénie, et la Finlande, sauf que dans la majorité de ces Etats, les populations y sont majoritairement hostiles.
En France d’après un sondage IFOP, ils sont 77% dans ce cas, (lien) en Bulgarie, le gouvernement, sous la pression populaire, à abandonné en mars dernier, le projet de la centrale nucléaire de Belene (lien), et il faut remonter à 1991 pour trouver encore quelques pays à promouvoir cette énergie à hauts risques.
Comme l’écrivait Jacqueline Denis-Lempereur dans les colonnes de « Science & Vie », EDF avait alors la dette la plus importante au monde pour un organisme, ou une société, puisqu’elle atteignait près de 35 milliards d’euros (lien) et début 2010, elle avait dépassé les 42 milliards d’euros. lien
Sur les 27 pays que comporte l’Union Européenne, il ne reste donc plus aujourd’hui que 10 pays à imposer cette énergie dangereuse aux populations.
En Grande Bretagne, l’état, en refusant de subventionner les projets, bloque tout nouveau projet, prouvant par là que le nucléaire n’est pas rentable sans subventions.
Au Pays Bas, les néerlandais sont très inquiets au sujet de Fukushima, convaincus à 62% que la situation pourrait s’aggraver, les 2/3 de la population des Pays Bas pensant qu’une catastrophe du même type pourrait se produire dans l’un de leurs 2 réacteurs restants. lien
De la Tchéquie à la Slovaquie, en passant par la Hongrie, la Roumanie, et la Bulgarie, il ne reste plus que 16 réacteurs en fonctionnement, et 7 ont déjà étés arrêtés.
Enfin, en Finlande, au-delà des 4 réacteurs qui fonctionnent, l’EPR peine à finir : son budget initial de 3 milliards d’euros va atteindre les 7 milliards, la date de démarrage est constamment repoussée (lien) et l’inauguration prévue pour 2009 a été repoussé au-delà de 2014.
De plus les 4 milliards d’euros de dépassement financier seront à la charge intégrale de la France, ce qui ne va pas arranger la balance commerciale de ce pays. lien
Ajoutons pour la bonne bouche que les déboires du chantier se multiplient, et que la crédibilité d’AREVA ne cesse de plonger, tout comme le cours de ses actions, lesquelles ont perdu en 4 ans 85% de leur valeur.lien
Les découvertes récentes de fissures sur les cuves des réacteurs de Doel, en Belgique, fissures potentiellement existantes aussi en Allemagne, Espagne, Pays bas, Suède et Suisse ne sont pas de nature à améliorer la situation.
La France n’est pas épargnée, ni par les fissures, ni par les problèmes de plomberie, puisque l’ASN a pointé du doigt le 28 juin 2012 des problèmes concernant 118 pièces de robinetterie défaillantes, pour 31 centrales (lien) mais comme l’écrit avec humour Stéphane Lhomme dans sa revue de presse, « les fissures françaises sont meilleures que les fissures belges ». lien
A ceci s’ajoute un défaut sur les grappes de commande à Fessenheim : début juin 2012, sur les 48 grappes de commande, 8 posaient problème. lien
Revenons aux fissures, c’est grâce à un contrôle effectué en 2004 sur l’un des réacteurs de la centrale française du Tricastin, dont la cuve était zébrée de fissures horizontales (les plus dangereuses) que les exploitants belges ont découvert les 8000 probables fissures de la cuve du réacteur N°3 de Doel.
En attendant le redémarrage de ce réacteur n’est pas à l’ordre du jour, car il faudrait que l’exploitant prouve que ces défauts ne menacent pas l’intégrité du réacteur, ce qui semble un challenge compliqué, d’autant que dès septembre, c’est le réacteur de Tihange 2 (dont la cuve est du même constructeur) qui va être regardé de plus près. lien
Un rapport récent d’experts indépendants montre les insuffisances des tests de résistance, et Greenpeace a dressé la carte de l’éventuelle pollution en cas d’accident nucléaire en Europe.
On le voit, le nucléaire pose de plus en plus de problèmes en Europe…tout comme ailleurs.
A Fukushima, rien n’est réglé, bien au contraire, et l’on ne peut que s’inquiéter des bricolages de fortune réalisés pour protéger la piscine du N°4, laquelle a été recouverte d’une simple bâche de plastique. photo
Sur cette photo, on peut juger de l’état du bâtiment dévasté.
L’occasion d’évoquer l’étonnement des japonais, devant notre utilisation régulière du mot « Fukushima » : ils préfèrent parler du « 11 mars 2011 », car disent-ils fort justement, limiter la catastrophe à Fukushima n’est pas très cohérent, puisque la planète entière continue à être mise en danger.
D’ailleurs, n’utilisons-nous pas la date du 11 septembre plutôt que d’évoquer New York et la : « catastrophe des tours jumelles » ?
Nous sommes loin d’avoir fait le bilan de la catastrophe, puisque la centrale accidentée continue de cracher dans l’air, l’eau et la terre, des quantités effarantes de radioactivité, et il parait improbable que nous soyons à l’abri de cette pollution, à quelque endroit de la planète.
Yusutero Yamada, un ingénieur de 72 ans à la retraite a bouclé récemment une tournée aux USA, afin d’obtenir une intervention internationale, et que soit retiré à Tepco la mission de gérer la catastrophe. lien
La situation est en effet inquiétante, et elle continue de se dégrader. lien
Un homme qui travaillait sur le site vient d’y laisser sa vie, et malgré une dose cumulée de 25,24 millisieverts mesurée sur son corps, Tepco affirme qu’il n’y aurait pas de lien entre sa mort et la dose de radioactivité qu’il a reçu.
La piscine du réacteur N°4 est au cœur des préoccupations, puisqu’elle contient encore 264 tonnes de combustible nucléaire, et si la piscine venait à se vider, ou s’écrouler, la radioactivité dégagée représenterait 10 fois plus que celles produite par Tchernobyl. lien
Des rascasses pêchées au large de la centrale accidentée présentaient un niveau 258 fois supérieur à celui fixé par le gouvernement, soit 25 800 becquerels par Kg, battant le record mesuré sur du poisson de rivière dans le secteur de Fukushima (18 700 Bq/k).
Sans sourire, Tepco envisage de mesurer la radioactivité de profondeur dans l’Océan, en capturant crevettes ou crabes, afin de détecter l’origine de cette contamination. lien
Après l’apparition récente de mutations génétiques sur des papillons, suite à la catastrophe, nous ne sommes vraisemblablement pas à l’abri d’autres surprises et les chercheurs japonais à l’origine de cette découverte craignent maintenant que les êtres humains puissent bientôt en faire les frais. lien
Revenons à la piscine du N° 4.
Dans les colonnes du Nouvel Observateur, Vincent Jauvert, propose un dossier complet sur la question.
Robert Alvarez, Haut responsable de l’énergie sous Bill Clinton, a été l’un des premiers à tirer la sonnette d’alarme, affirmant : « si un tremblement de terre ou tout autre évènement venait à affecter cette piscine, il pourrait en résulter un incendie radiologique catastrophique, avec près de 10 fois la quantité de césium 137 qui s’est propagée à la suite de l’accident de Tchernobyl ».
Le physicien français, Louis Basdevant, a déclaré que cette piscine, positionnée à 30 mètres du sol, semble être maintenue en hauteur par les seules « forces de l’esprit », et que sa chute pourrait être 60 fois plus grave que la catastrophe du 11 mars ».
Hiroaki Koide, professeur à l’Institut de Recherche nucléaire universitaire de Kyoto, ne dit pas autre chose, assurant que « si le bassin du réacteur N° 4 s’effondrait, les émissions de matière radioactive seraient énormes : une estimation prudente donne une radioactivité équivalente à 5000 fois la bombe d’Hiroshima ». lien
C’est ce que confirme dans cette vidéo, Arnie Gundersen, ingénieur spécialisé dans le nucléaire, déclarant que les assemblages stockés dans la piscine du N° 4 pourraient prendre feu, avec les conséquences que l’on imagine.
Alors si aujourd’hui, ils sont de plus en plus nombreux ces pays à quitter le monde sans avenir du nucléaire, préférant se tourner vers des énergies propres et renouvelables, il n’en reste pas moins que, tant que le combustible de cette piscine n’aura pas été évacué, le monde entier restera sous la menace du pire accident nucléaire qu’ait jamais pu connaitre notre planète.
Comme disait un vieil ami hindou : « d’abord ils vous ignorent, puis se moquent de vous, vous combattent, et enfin, vous gagnez ».
L’image illustrant l’article provient de « journaldel’environnement.net »
09:20 Publié dans Développement durable, Economie, Monde, Politique, Résistance, Science | Tags : nucléaire, fukushima | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
29/02/2012
« Les maquereaux des cimes blanches » ont encore frappé
L'initiative « Pour en finir avec les constructions envahissantes de résidences secondaires » est encore soutenue par une majorité de citoyennes et citoyens, mais l'obtention, le 11 mars, de la double majorité, peuple et cantons, sera difficile. Les bétonneurs et les spéculateurs disposent de moyens financiers considérables et peuvent compter sur l'appui d'une majorité de politiciens, même de « Verts libéraux ». Maurice Chappaz dénonçait déjà en 1976, dans son livre « Les Maquereaux des Cimes Blanches », cette alliance suspecte entre spéculateurs et certains notables.
Aujourd'hui ils n'hésitent pas, pour imposer le NON à effrayer les électrices et électeurs en recourant à des images d'un autre temps, une faucille qui démolit un chalet idyllique, et à avancer des arguments fallacieux:
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des milliers d'emplois seraient perdus: en réalité les entrepreneurs du bâtiment pourront toujours construire des logements principaux, ceux à loyers accessibles faisant cruellement défaut, ou des appartements et chalets de vacances à louer à la semaine, ou se reconvertir dans l'amélioration énergétique des bâtiments existants. En réalité c'est le laisser faire actuel qui enlaidit localités et paysages, et menace l'économie touristique.
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les résidences secondaires se répandraient ailleurs, dans des localités encore épargnées par l'invasion de lits froids: en réalité chaque commune pourra se protéger par un règlement adapté, limitant à moins de 20% le nombre résidences secondaires, ou les excluant de certains quartiers, ce qu'ont déjà fait les plus avisées.
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il ne faudrait pas fixer une limite nationale, mais laisser cantons et communes légiférer, comme la nouvelle loi le prévoit: en réalité la nouvelle loi est trop floue, et on peut craindre que les autorités locales, souvent proches des spéculateurs, fixent trop haut le % autorisé de résidences secondaires.
Nous pouvons donc voter sans hésiter OUI à l'initiative «Pour en finir avec les constructions envahissantes de résidences secondaires» aussi bien pour préserver nos plus beaux paysages que dans l'intérêt économique des localités touristiques et de leurs habitants.
17:00 Publié dans Développement durable, Economie, Nature, Politique, Résistance, Suisse | Tags : résidences secondaires, 11 mars, bétonnage, spéculation, maquereaux des cimes blanches | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
15/02/2012
Limiter le nombre de résidences secondaires, une bonne idée?
Un premier sondage donne 61% de citoyennes et de citoyens favorables à l'initiative «Pour en finir avec les constructions envahissantes de résidences secondaires» soumise en votation le 11 mars.
On comprend bien ce choix:
Dans certaines localités touristiques quatre maisons sur cinq restent vides la plupart du temps. Volets fermés plus de 10 mois par an... Et cette prolifération de résidences secondaires fait monter les prix de tous les appartements au point que de nombreux enfants du pays ne trouvent pas à s'y loger. Ce ne sont pas uniquement nos plus beaux paysages qui pâtissent de cette situation!
Il faut donc prendre des mesures efficaces pour :
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Eviter que les plus belles localités de notre pays soient envahies par des bâtiments froids et sans âme.
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Eviter que les prix du sol et des immeubles, ainsi que les loyers, augmentent massivement dans les localités touristiques et deviennent inabordables pour la population locale. Elle est la première victime de la spéculation et de l’argent facile réalisé par certains avec de nouvelles résidences secondaires, ce qui explique, que malgré la propagande des notables locaux contre l'initiative, celle-ci soit soutenue par une bonne partie de la population même dans les localités touristiques.
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Sauver des paysages uniques et leur faune Chaque année 8 000 résidences secondaires sont construites en Suisse! Cette frénésie contribue à bétonner chaque seconde plus d’un mètre carré de notre pays. A terme le tourisme est menacé par ce laisser faire !
L'initiative «Pour en finir avec les constructions envahissantes de résidences secondaires» arrive à point. Elle propose en effet:
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de limiter le nombre de résidences secondaires à 20% du parc des logements et de la surface brute au sol habitable de chaque commune.
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d'interdire la délivrance de permis pour la construction de nouvelles résidences secondaires après le 31 décembre 2012 dans les communes où ce quota est dépassé.
Les opposants nous disent que le Parlement a pris en 2011 les mesures nécessaires. Qu'en est-il au juste?
Les cantons doivent élaborer, d'ici à 2014, des plans directeurs désignant les territoires où des mesures doivent être prises « en vue de maintenir une proportion équilibrée de résidences principales et de résidences secondaires ». Mais que signifie proportion équilibrée? 50%, donc une maison fantôme sur deux? 40%, comme décidé par le Canton de Berne? Les communes concernées devront prendre les mesures nécessaires « notamment par la fixation de contingents annuels ou d’un taux de résidences principales, par la délimitation de zones d’affectation spéciale ou par le prélèvement de taxes d’incitation ». Cela reste des plus flou et laisse les municipalités, souvent fortement influencées par les entrepreneurs locaux, poursuivre leur politique laxiste.
Les autres arguments des opposants annonçant, en cas de succès de l'initiative, pertes financières ou invasion de résidences secondaires dans des localités pas encore touchées ne tiennent pas non plus, en effet:
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Les logements de vacances, loués en moyenne 200 nuitées par an, ne sont pas concernés par l'initiative, pas plus que les domiciles secondaires utilisées à des fins d’étude et de travail. Et en cas d'héritage des logements existants pourront servir de résidences secondaires...
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Il n’est pas question de démolir ou de supprimer des résidences secondaires existantes, ce qui est déjà construit ou en construction reste là. Simplement dans les communes où il y a déjà plus de 20% de résidences secondaires, il n'y en aura pas de supplémentaires. Et 20% c'est déjà beaucoup! Au Tyrol, une limite de 8% a été introduite dans les années 90 déjà.
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Les communes seront libres de prendre toute autre mesure utile pour limiter le nombre de « lits froids » à moins de 20%: fixer un taux maximal plus bas, favoriser la transformation de résidences secondaires en para-hôtellerie, promouvoir l’hôtellerie et les résidences principales à des prix abordables...
Nous pouvons donc voter sans hésiter OUI à l'initiative «Pour en finir avec les constructions envahissantes de résidences secondaires» aussi bien pour préserver nos plus beaux paysages que dans l'intérêt des localités touristiques et de leurs habitants.
Renseignements trouvés sur le site www.residences-secondaires.ch :
Appuis à l'initiative :
Partis
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PS Suisse
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PEV (Parti évangélique)
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Les VertEs Suisse
Associations
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ASLOCA Association Suisse des locataires
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ASPO / BirdLife Suisse
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Association Môtiers
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ATE Association Transports et Environnement
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Fondation suisse pour la protection et l'aménagement du paysage
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Patrimoine suisse
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Pro Natura
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WWF Suisse (dit oui à l'initiative, ne fait pas partie du comité de soutien)
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WWF Svizzera italiana
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WWF Valais
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WWF Vaud
Remarques:
L’Association suisse des locataires recommande aussi de voter oui à l’initiative « Pour en finir avec les constructions envahissantes de résidences secondaires ». Elle affirme que le problème ne se pose pas que dans les stations touristiques, les régions urbaines sont aussi concernées car il devient difficile d’y trouver un logement principal et la demande accrue fait monter les prix. Que les résidences secondaires posent de gros problèmes dans les stations touristiques. Elles coûtent cher en infrastructures pour un taux d’occupation le plus souvent médiocre, sans apporter beaucoup de revenus aux communes. Les habitantes et habitants ne trouvent plus que des logements hors de prix.
Même le Conseil fédéral, qui combat l'initiative, partage notre opinion «que des prescriptions strictes doivent encadrer la construction de résidences secondaires» (Communiqué de presse du 13.01.2012).
Questions - réponses
Qu’est-ce qu’une résidence secondaire?
On appelle résidence secondaire un second logement de particuliers qui n’est utilisé qu’occasionnellement durant l’année comme logement de vacances. L’appellation « résidence secondaire » ne concerne pas les logements de vacances qui sont loués à des fins commerciales (parahôtellerie). Ceux-ci sont bien plus utilisés (en moyenne 200 nuitées/an) que des résidences secondaires (30 à 60 nuitées/an).
Pourquoi l’initiative exige-t-elle une limitation à 20%?
La limitation maximale de 20% a été définie afin de garantir à la population autochtone suffisamment de place pour son propre développement. Cette limitation de 20% a été qualifiée par le Tribunal fédéral expressément comme mesure d’aménagement du territoire adéquate (Décision 1P.404/1997 du 9 novembre 1998). Au Tyrol (Autriche), comparable aux régions de montagnes suisses, une valeur encore plus basse (8%) a même été définie dans les années 90. Mais les communes suisses peuvent, elles aussi, définir une part de résidences secondaires plus basse.
L’inscription d’une limitation maximale dans la Constitution est-elle bien nécessaire?
Oui, car l’Etat fédéral, les cantons et les communes n'ont pas su, jusqu’ici, limiter les constructions envahissantes de résidences secondaires. Certes, la Constitution fédérale exige déjà aujourd’hui l’ « utilisation judicieuse et mesurée du sol » (Art. 75 al. 1). Mais les lois existantes ont été aménagées de manière assez flexible afin de garantir un maximum de contrats au secteur du bâtiment. Seules quelques communes ont décrété des mesures efficaces. L’initiative fixe une limitation maximale claire et ainsi, met fin à un aménagement du territoire lamentable réalisé aux détriments de la nature et du paysage. Avec un maximum de 20% les cantons et les régions touristiques ne pourront plus surenchérir pour attirer des résidences secondaires sur le dos des espaces naturels et de la population autochtone. Dans le cadre de la législation d’application, des marges de manoeuvre pour les cantons et les communes pourront être définies, ce qui leur garantira la possibilité de planifier leur développement de manière autonome.
Qu’est-ce qui se passe avec les résidences secondaires existantes?
Les résidences secondaires existantes sont bien entendu maintenues. Elles peuvent continuer à être utilisées comme résidences secondaires. L’initiative n’exige pas la transformation de résidences secondaires en résidences principales. A l’avenir, les résidences secondaires ne pourront pas constituer plus de 20% de la surface habitable d’une commune. Là où ce taux est déjà dépassé, il sera seulement possible de construire de nouvelles résidences secondaires si le taux descend en dessous des 20%. Cela est aussi valable pour la transformation de résidences principales en résidences secondaires. Les dispositions précises doivent être fixées par la législation d’application et le Parlement. Celui-ci règlera aussi la question de la transmission patrimoniale dans la famille.
Est-ce que cela ne récompense pas les communes qui ont déjà bâti plus de 20%?
Non. Dans les communes qui ont une forte proportion de résidences secondaires, l’adoption de l’initiative entraînera un arrêt de la construction de résidences secondaires, sur une période plus ou moins longue selon le dépassement du seuil fixé des 20%: plus il est élevé, plus celle-ci sera longue avant que de nouvelles résidences secondaires puissent être construites.
Est-ce que l’adoption de l’initiative n’aboutira pas à un déplacement de la construction de nouvelles résidences secondaires dans les communes qui n’auraient pas encore dépassé ce taux de 20%?
Les résidences secondaires ne peuvent être construites que dans les zones d’habitation constructibles. Un déplacement n’est donc possible qu’à la condition qu’une telle zone non encore occupée existe dans une commune voisine. L’initiative a pour but de créer un équilibre entre le logement pour les autochtones et les résidences secondaires. Les communes peuvent à cet effet aussi prescrire dans leurs plans d’aménagement des taux de résidences secondaires plus bas.
L’initiative ne portera-t-elle pas atteinte au secteur du bâtiment dans les régions touristiques?
Certes, dans les communes qui ont déjà au moins un taux de 20% de résidences secondaires, il ne sera plus possible d’en construire davantage. Mais la construction de résidences principales (pour les autochtones), d’hôtels, de résidences secondaires dans la parahôtellerie ou d’installations touristiques sera toujours possible. De même que des travaux de rénovation pour des résidences principales ou secondaires. Le secteur du bâtiment s’adaptera.
Est-ce que l’initiative a un rapport avec la Lex Koller?
L’initiative a été lancée parallèlement avec l’abolition programmée de la Lex Koller (qui prévoyait une limitation de l’acquisition de résidences secondaires pour des ressortissants étrangers). Mais à l’inverse de celle-ci, l’initiative n’établit pas de différence entre ressortissants étrangers et citoyens suisses. L’initiative résout un problème qui est causé aussi bien par des citoyens suisses que par des ressortissants étrangers. D’ailleurs moins de 20% des résidences secondaires appartiennent à des ressortissants étrangers.
Le point de vue de Yves Ferrari, président des Verts vaudois (24Heures du 15.2.2012)
Les opposants craignent une perte de 1000 emplois dans les Alpes vaudoises et de 20 millions par an dans la construction…
Au contraire, un oui à l’initiative créerait des emplois. De nombreux hôtels ont fait faillite dans nos montagnes, car les étrangers s’achètent tous des chalets. Il faut relancer l’hôtellerie pour satisfaire les vacanciers et cela créera plus de 1000 emplois! Nous devons avoir une vision à long terme, car le jour où tout sera bétonné, plus personne ne viendra.
Vous demandez aux menuisiers de se reconvertir en sommelier? Les autochtones risquent plutôt de quitter nos montagnes…
C’est le cas actuellement! Prenez Verbier, les gens du coin n’y habitent plus car c’est trop cher. Plus on construira, plus le terrain sera onéreux, et plus les gens devront partir. Et les paysages seront détruits. Je monte en transports publics tous les week-ends à Villars car j’aime nos montagnes. Et j’y consomme local afin d’y maintenir une diversité d’emplois.
Que répondez-vous aux communes qui craignent une perte fiscale?
Les rentrées fiscales ne diminueront pas. En effet, il n’est pas prévu de détruire les logements existants. Les communes ne font pas de bénéfice avec des chalets vides les trois quarts de l’année. Elles doivent surdimensionner les routes et l’évacuation des déchets pour seulement trois mois. Il faut favoriser un développement durable dans nos Préalpes. P.B.
08:40 Publié dans Développement durable, Nature, Politique, Suisse | Tags : résidences secondaires, logement, tourisme | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
07/11/2011
Qui défend le solaire?
Samedi, dans le FACE A FACE de 24Heures entre Isabelle Moret et Luc Recordon, j'ai été choqué par l'affirmation d'I. Moret: Au Conseil national, nous venons d’obtenir que les petits panneaux solaires soient posés sans permis de construire. C'est la gauche qui s'oppose à cette mesure!
En réalité, plus de10'000 installations solaires sont bloquées, dans l'attente d'obtenir le rachat au prix coûtant (RPC) du courant vert, parce que PLR et UDC s'y opposent depuis des années. Ce verrou vient de sauter de justesse au Conseil des Etats (21 voix contre 20 pour la plupart UDC et PLR).
Parallèlement, au Conseil national, il y a eu une volonté quasi unanime de simplifier les procédures pour la réalisation des installations solaires. Trois propositions se sont affrontées sur la meilleure façon de procéder pour obtenir cet allégement:
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Celle du PLR Fluri, soutenue par I. Moret, préconisait le maintien du système actuel, tout en précisant ce qu'est une « installation soigneusement intégrée ». Elle a été refusée, ne convenant pas aux installations solaires thermiques.
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La proposition Schmid qui prévoyait une procédure simplifiée, également écartée.
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Celle de la majorité, que j'ai défendue à la tribune (voir ci-dessous), proposant que les panneaux soient exemptés de permis de construire, sauf sur les monuments historiques. Elle a été acceptée par 106 voix provenant de tous les partis, dont 23 PLR.
(Le dossier est transmis maintenant au Conseil des Etats.)
Ça ne correspond pas aux affirmations d'I. Moret...
Ce n'est pas la seule inexactitude de la propagande du duo Moret-Parmelin, qui feint ignorer:
- les recommandations des partis du centre: du PDC, qui recommande de ne pas élire Guy Parmelin, et des Verts libéraux, qui appellent à voter pour Recordon et Moret,
- le fait qu'en général les Vaudois votent comme Savary et Recordon, et contre les propositions de Moret et Parmelin, par exemple en refusant l'autorisation d'exploitation illimitée pour Mühleberg, la baisse des rentes du 2e pilier, le démantèlement de l'assurance chômage etc.
Voici la proposition de la majorité de la Commission CEATE-UREK soumise le 29 décembre au Conseil national pour simplifier les procédures pour l'installation de panneaux solaires :
Art. 18a Al. 1
Dans les zones à bâtir et les zones agricoles, les installations solaires dans et sur les toits ne nécessitent pas d'autorisation préalable si leur épaisseur ne dépasse pas 20 centimètres et si elles ne dépassent pas le faîte, la base et les côtés du toit. Les personnes concernées sont toutefois tenues d'en informer l'autorité compétente.
Al. 2
L'intérêt à l'utilisation de l'énergie solaire l'emporte sur les aspects esthétiques.
Al. 3
Les installations solaires ne doivent pas porter atteinte majeure à des biens culturels ou à des sites naturels d'importance cantonale ou nationale.
Extraits de mon intervention pour soutenir cette proposition:
van Singer Christian (G, VD): Nous parlons à l'article 18a de panneaux solaires sur les toits. Dans le temps, presque tous les toits étaient gris. Ils étaient soit de paille, soit de tavillons. Dans beaucoup de régions, on est passé ensuite aux toits rouges ou bruns: aux toits de tuiles. A part quelques rares régions où l'on exige encore des tavillons pour des questions de protection des sites, on n'a pas besoin aujourd'hui de mise à l'enquête ou d'autorisation spéciale pour mettre des tuiles sur le toit.
Dès demain, on ne devrait plus avoir besoin de mise à l'enquête pour mettre des panneaux solaires sur les toits. On ne doit plus avoir besoin de procédure spéciale pour que les toits, au lieu d'être rouges, soient bleus ou noirs. Il faut savoir ce que l'on se veut. Si l'on veut réellement soutenir l'énergie solaire, qu'elle soit thermique ou photovoltaïque, il ne faut pas mettre des entraves, il ne faut pas donner 1000 francs de subvention pour inciter à installer des panneaux solaires et ensuite imposer 1000 francs de frais de procédure de mise à l'enquête pour pouvoir poser des panneaux thermiques sur les toits.
La proposition de la majorité est simple. Si les panneaux ne dépassent pas 20 centimètres d'épaisseur, s'ils ne dépassent pas le bord des toits, ils doivent pouvoir être installés simplement en informant l'autorité compétente, sans mise à l'enquête. Moins de bureaucratie, moins de frais; on tourne la page et on admet qu'aujourd'hui, sur les toits bien exposés, il doit y avoir des panneaux solaires.
Je m'exprimerai maintenant sur les autres minorités, car quelques personnes dans le groupe des Verts y sont favorables.
On peut admettre, comme le propose la minorité I (Schmidt Roberto), qu'il y ait une procédure simplifiée pour les installations solaires...
Par contre, la proposition Fluri est vraiment une très mauvaise solution. Et pourquoi cela? Parce qu'elle convient parfaitement aux panneaux photovoltaïques, qui sont souvent posés sur de grandes surfaces, mais pas du tout aux panneaux thermiques, car on n'en pose souvent que quelques mètres carrés. Dès lors, on ne peut pas avoir des panneaux qui couvrent tout le toit, ou qui le couvrent de haut en bas. La proposition Fluri peut donc se comprendre pour des installations qui servent à produire de l'électricité, mais pas pour la plupart des installations, qui servent simplement à produire de l'eau chaude.
...
Je résumerai la position des Verts de la manière suivante: ... à l'article 18a, il est important de faciliter la pose d'installations solaires sur les toits.
11:11 Publié dans Développement durable, Politique, Suisse | Tags : solaire, election, conseil des etats | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
01/07/2011
L'énorme potentiel de l'efficacité énergétique
Après Fukushima, la plupart des gens souhaitent sortir progressivement du nucléaire.
On a vu ce que représente le « risque résiduel » : une centrale sur 100 finit par « crasher », libérant de la radioactivité et portant gravement atteinte à la santé des populations environnantes.
Ce risque, longtemps occulté, est inacceptable.
Mais la question qui revient sans cesse est : peut-on se passer du nucléaire ?
Au niveau mondial, c'est évident: les centrales nucléaires fournissent à peine plus que 2% de l'énergie utile. Insignifiant ! Mais chez nous en Suisse?
Rappelons quelques faits : le nucléaire fournit dans notre pays environ 40% de l'électricité consommée, donc environ 10% de toute l'énergie.
Mais on peut constater qu'au moins 40% de l'électricité que nous consommons est gaspillée et pourrait être économisée en utilisant de meilleurs appareils et de meilleures techniques, déjà disponibles aujourd'hui...
Réduire le gaspillage
S.A.F.E, l'Agence Suisse pour l’efficacité énergétique, a actualisé dernièrement une étude qui montre que, d'ici à 2035, on peut économiser annuellement 26 TWh d'électricité, autant que la production de nos 5 centrales nucléaires. Ces économies sont réalisables dans de très nombreux secteurs:
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5,6 TWh pour les appareils et l'éclairage dans les logements;
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5,1 TWh pour les installations techniques et l'éclairage dans les services, le commerce et l'industrie;
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1,9 TWh pour les appareils de bureau, technologies de l'information et de la communication;
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7,8 TWh pour les utilisations industrielles et artisanales (dont 75% pour des moteurs);
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5 TWh pour les chauffages et la production d'eau chaude sanitaire électriques...
Vous pouvez en trouver le détail sous http://www.efficace.ch en ouvrant la fiche d'information et le tableau du « potentiel d'économie d'électricité 2035 ».
Agir dès aujourd'hui
Mais quelles mesures prendre pour que ces économies ne restent pas seulement « potentielles », mais qu'elles deviennent réelles, qu'on gaspille moins d'énergie en Suisse?
Voilà quelques pistes que le Conseil national a déjà demandé au gouvernement de suivre:
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interdire la vente de tous les appareils électriques de mauvaises qualité énergétique, qui gaspillent énormément d'électricité;
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remplacer les chauffages électriques par des chauffages aux pellets ou par des pompes à chaleur;
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chauffer au moins une partie de l'eau chaude sanitaire par des énergies renouvelables, notamment des panneaux solaires thermiques...
Investir pour économiser
Certaines de ces mesures, sont très rapidement rentables: Des appareils qui consomment moins d'énergie sont plus chers, mais en quelques années les économies réalisées sur les factures d'électricité dépassent le surplus du prix d'achat. Interdire la vente des appareils les plus énergivores est donc un service que les autorités peuvent rendre aux consommateurs.
D'autres mesures, par contre, nécessitent de nombreuses années pour être amorties. Des aides et des mesures d'encouragement s'imposent. C'est le cas, par exemple, pour le remplacement des chauffages électriques directs, avant de les interdire à terme.
Il est important que le Parlement qui sortira des urnes cet automne, comporte une majorité prête à agir dans ce sens.
Agir aussi individuellement
Mais l'encouragement des meilleures techniques ne servira à rien en l'absence d'une prise de conscience qu'il faut éviter les gaspillages:
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Acheter un téléviseur qui consomme moins est inutile si, prétextant qu'il est économe, on le laisse allumé du matin au soir...
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Avoir une maison bien isolée, mais laisser les fenêtres tout le temps ouvertes parce qu'il fait trop chaud, à cause d'un mauvais réglage, annule les économies...
Bref, le potentiel des économies d'énergies est là. Les réaliser permettrait non seulement de « sortir du nucléaire », mais aussi d'économiser à terme des milliards de francs.
A nous de prendre les bonnes mesures législatives et individuelles pour concrétiser ce potentiel ces prochaines années!
18:09 Publié dans Développement durable, Economie, Politique, Suisse | Tags : nucléaire, efficacité énergétique | Lien permanent | Commentaires (42) | Envoyer cette note
08/06/2011
Le Conseil national dit NON à la construction de nouvelles centrales nucléaires
Encore hier l’Agence de la Sûreté Nucléaire japonaise a révélé qu’elle double l'évaluation de la quantité de matières radioactives rejetées dans l’air pendant les premiers jours de la catastrophe de Fukushima Daiichi.
Nous savons tous aujourd'hui ce que signifie « risque résiduel » lorsqu'il concerne le nucléaire: au moins une centrale sur 100 crashe !
Seriez-vous prêts à partir en voyage en avion si vous saviez qu'un avion sur 100 s'écrase? Sûrement pas.
Les votes de ce matin du Conseil national pour ne plus admettre la construction de nouvelles centrales nucléaires en Suisse se justifient donc entièrement, mais il faut maintenant prendre des décisions pour pouvoir se passer de l'électricité d'origine nucléaire dans des délais raisonnables.
Il ne faut surtout pas attendre, pas besoin d'études complémentaires.
De nombreuses études, et les réalisations chez nous et dans d'autres pays, montrent clairement qu'en investissant les dizaines de milliards qui étaient prévus pour construire de nouvelles centrales nucléaires dans l'efficacité et les renouvelables nous pouvons disposer de toute l'électricité nécessaire: en limitant les gaspillages et en améliorant l'efficacité énergétique, on peut réaliser des économies équivalant à la production des centrales nucléaires suisses. Le potentiel d'augmentation de l'électricité renouvelable équivaut, lui aussi à la production de nos centrales nucléaires.
On verra ces prochaines heures si le Conseil national prendra sans atermoiements les bonnes décisions. Approuvera toutes les motions et les postulats qui nous permettrons d'atteindre ce but. Elles proviennent de tous les partis.
En particulier: que ce soit pour ôter le couvercle qui bloque la réalisation d'installations pour produire du courent vert (motions Häberli-Koller, Baümle, van Singer,) ou pour améliorer l'efficacité énergétique (motions Teuscher, Noser, Geri Müller, Nordmann...), pour remplacer les chauffages électriques (motions Grunder) pour simplifier les procédures d'autorisation (motion Cathomas) ou encore pour renforcer la recherche énergétique (motions Maire, Riklin)...
Espérons que le Parlement dépasse les clivages partisans et accepte les bonnes propositions indépendamment de leur provenance.
11:35 Publié dans Développement durable, Economie, Politique, Suisse | Tags : nucléaire, parlement, énergies renouvelables | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note
19/05/2011
L'initiative populaire « Sortir du nucléaire » : indispensable pour sortir la politique énergétique suisse de l'impasse!
Il y a 20 ans la Suisse était pionnière dans le domaine des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique.
Aujourd'hui notre pays est à la traine:
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En 1990 par exemple, on produisait en Suisse 10 fois plus d'électricité solaire par personne qu'en Allemagne, aujourd'hui 17 fois moins.
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Et en un jour et demi, on installe chez notre voisin du nord autant de panneaux photovoltaïques que chez nous en une année!
Et on peut multiplier les exemples pour illustrer notre retard:
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la Suisse a 22 fois moins d'éolien par habitant et 6 x moins de panneaux solaires thermiques que l'Autriche...
Les causes de cette situation sont claires: le lobby nucléaire et le Conseil fédéral n'ont pas réussi à construire de centrale nucléaire après Tchernobyl, mais malheureusement ils ont réussi à freiner l'essor des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique.
Le rachat du courant vert, a débuté en Suisse avec 10 ans de retard et assorti de limites et d'un système bureaucratique qui paralysent le système:
Près de 8000 installations attendent une décision positive de Swissgrid.
Aussi longtemps que le lobby nucléaire gardera l'espoir de construire des centrales atomiques, il freinera l'évolution de la politique énergétique suisse.
Après Tchernobyl ils ont dit, c'est un problème « soviétique », après Fukushima, ils commencent déjà à dire, c'est un problème typiquement japonais, impossible qu'un tel accident se produise chez nous.
Evitons que dans quelques années, après le prochain accident, le monde entier dise: c'est typiquement suisse; que voulez-vous ils étaient tellement sûrs d'être les meilleurs, que rien ne peut leur arriver, qu'ils ont refusé de voir le vieillissement et les défauts de leurs centrales nucléaires...
C'est pour exclure cette éventualité, une catastrophe dont la Suisse ne se relèverait pas, mais aussi et surtout pour que notre pays fasse enfin le choix des renouvelables et de l'efficacité énergétique, meilleures aussi bien pour l'environnement et pour la sécurité des habitants, que pour l'économie, que je m'engage avec les Verts et tout le mouvement antinucléaire pour la réussite de l'initiative
« pour la sortie programmée de l'énergie nucléaire »:
Mühleberg doit être arrêtée immédiatement, Beznau 1 et 2 dans les années qui viennent, Leibstatdt et Gosgen avant 2029!
La récolte des signatures commencera ce dimanche 22 mai à l'occasion de la marche « STOP au nucléaire » en Argovie. Départs des principales gares de Suisse romande, inscriptions encore possibles pour obtenir un billet au tarif préférentiel sur www.sortirdunucleaire.ch
14:12 Publié dans Développement durable, Politique, Résistance, Suisse | Tags : nucléaire, initiative populaire, manifestation | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
02/04/2011
Fukushima; quelles conséquences?
Depuis 3 semaines, on m'interpelle fréquemment sur Fukushima.
Les questions le plus souvent posées sont les suivantes:
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Pourquoi, avec toute l'eau qu'on verse sur les centrales, on n'arrive pas à arrêter le dégagement de radioactivité et de chaleur? Que se passe-t-il au juste dans ces centrales?
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Mais alors, il n'y a pas que les centrales soviétiques qui sont dangereuses? Nos centrales nucléaires, ne sont-elles pas sûres?
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Y-a-t-il beaucoup de radioactivité qui se répand dans l'environnement? Quels sont les risques pour la santé?
Probablement vous êtes nombreux à vous poser ces mêmes questions, je vais donc essayer d'y répondre succinctement dans cet billet.
1. Quand on parle d'une fusion qui n'est pas une fusion nucléaire,
mais une fonte des barres de combustible
Lors d'un arrêt d'urgence:
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Les barres métalliques et l'eau borée, qu'on introduit dans le coeur de la centrale, ont pour effet de stopper la fission en chaîne de l'uranium, provoquée par des neutrons ralentis
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Mais les produits de fission – les déchets radioactifs donc - déjà présents dans le combustible, continuent leurs réactions radioactives et continuent donc à dégager de la chaleur.
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Il est indispensable que des génératrices « de secours » fournissent du courant pour faire circuler l'eau pour le refroidissement.
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Si cette chaleur n'est pas évacuée normalement, les barres de combustibles surchauffent. Et les gaines risquent de fondre.
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L'eau réagit avec les gaines en zirconium des barres surchauffées et il se dégage de l'hydrogène.
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La pression monte.
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Si l'on évacue la vapeur pour faire baisser la pression, l'hydrogène peut provoquer des explosions.
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Si les barres de combustible sont déjà abimées, des isotopes radioactifs sont aussi libérés dans l'environnement.
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Explosions, températures élevées, corrosion... l'enceinte du réacteur peut perdre son étanchéité. Matériaux radioactifs se répandent alors aux environs.
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Barres et combustible en fusion – il s'agit donc de métaux fondus, pas de fusion nucléaire- coulent au fond de la centrale,
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avec le risque de percer l'enceinte, entrer en contact avec d'autres matériaux et provoquer une très forte explosion -classique- provoquant la contamination radioactive de vastes territoires.
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Il y a même un risque, heureusement très faible, que dans ce coeur fondu, appelé corium, une réaction nucléaire s'enclenche, la masse critique étant atteinte, il y aurait alors une véritable explosion nucléaire.
A Fukushima, tous ces événements, sauf les k) et l), se sont produits, de manière plus ou moins accentuée dans les réacteurs numéros 1 à 3. Dans le réacteur numéro 4, qui était à l'arrêt lors du tsunami, c'est la piscine où était stocké le combustible usagé qui n'a plus était refroidie, l'eau s'est évaporé, les barres ont surchauffé et...
Des centaines de pompiers, de techniciens et d'ingénieurs, sont engagés sur place, au détriment de leur santé, pour refroidir ces réacteurs et éviter le pire, c'est-à-dire les événements k) et l). Mais pendant plusieurs semaines, voire des mois, la situation restera critique.
L'eau déversée sur les centrales lessive des éléments radioactifs dans la mer.
Le vent qui soufflait vers l'océan au début, mais dans d'autres directions par la suite, propage au loin iode et césium radioactifs, et tout un cocktails d'autres isotopes aussi sympathiques que le plutonium, dont l'inhalation d'un seul milligramme induit à terme, presque à coup sûr, un cancer...
Au gré des vents, de la neige et des pluies qui diffusent et précipitent les éléments radioactifs, des territoires sont contaminés bien au delà des 20 Km évacués et des 30 Km, où les gens sont sensés rester barricadés chez eux depuis 3 semaines, L'eau potable, le lait, les produits de la terre sont contaminés...
2. Toute centrale nucléaire représente un danger inacceptable,
qu'elle soit de technologie soviétique ou occidentale
Le lobby nucléaire affirmait, à raison, que l'accident de Tchernobyl était moins une défaillance du nucléaire, que du système soviétique dont il a précipité la chute.
Cette explication ne s'applique pas au Japon, nation démocratique à la pointe de la technique. Ses centrales ressemblent aux nôtres: comme en Suisse, le 1er confinement des réacteurs est en acier et entouré d'une couche de béton épaisse un mètre... A l'évidence, dans des installations aussi complexes, les enchaînements susceptibles d'aboutir à des accidents majeurs sont multiples et imprévisibles. Par exemple, en 2006 en Suède, dans la centrale de Forsmark, une panne de courant, suivie de la défaillance des 4 génératrices de secours, a privé de refroidissement le réacteur pendant 23 minutes. Selon le rapport de l'organisme de sureté suédois on a réussi enfin à faire redémarrer manuellement 2 des génératrices, 7 minutes de plus et la situation aurait été gravissime...
A Fukushima, tout le monde peut constater que la sûreté des centrales nucléaires, même de conception occidentale, ne peut être garantie à 100%.
Et les conséquences d'un accident majeur seraient catastrophiques pour la Suisse. Un rapport officiel de la Confédération1 les a évaluées: plus de 900'000 personnes à évacuer, plus de 4000 milliards de dégâts...
Il n'y aurait même pas l'espoir, comme au Japon, que le vent pousse la radioactivité vers la mer. En moyenne, deux jours sur trois le vent souffle en direction des grandes villes suisse-allemandes, un jour sur trois la bise souffle en direction de la Romandie!
3. Quels sont les effets de la radioactivité « s'échappant » de Fukushima?
Des millions de personnes sont à la merci de la radioactivité !2
Depuis le 12 mars dernier, les habitants des zones contaminée subissent l’impact des rejets radioactifs de FUKUSHIMA DAIICHI.
Toutes les voies d’exposition se cumulent :
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Exposition aux rayonnements qu’émettent les aérosols et les gaz radioactifs que les vents transportent vers les zones habitées, celles de la Préfecture de Fukushima, mais aussi bien au‐delà de la ville de Sendai, à 100 km au nord et bien au‐delà de Tokyo à 230 km au sud.
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Exposition aux rayonnements émis par les produits radioactifs qui retombent progressivement au sol (du fait de la gravitation, des pluies et de la neige) et s’accumulent sur les surfaces ; Les débits de dose sont multipliés par 10 à bien plus de 100 km de la centrale nucléaire, par 100 à quelques 60 ou 70 km de distance et dans un périmètre d’une cinquantaine de kilomètres certaines valeurs dépassent de 1 000 fois le niveau normal. Il s’agit là de zones où les populations n’ont été ni évacuées, ni confinées.
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Contamination externe à cause du dépôt des particules radioactives sur la peau et les cheveux (une contamination qui peut très facilement se transformer en contamination interne si la peau comporte des blessures ou de simples microlésions; si les doigts sont portés à la bouche, au nez; si la personne manipule des aliments sans s’être lavé les mains; si les aérosols déposés sur les cheveux sont remis en suspension et inhalés…).
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Contamination interne par INHALATION des aérosols et gaz radioactifs présents dans l’air : parce que l’on ne peut pas s’arrêter de respirer, parce que les simples masques à poussières portés par la population ne procurent AUCUNE PROTECTION contre les iodes radioactifs gazeux dont l’air est chargé ; parce que le confinement à l’intérieur des bâtiments est une mesure de COURT TERME qui n’aurait jamais dû être prolongée sur plus de 15 jours : soit les personnes s’asphyxient parce que le confinement fonctionne, soit il est imparfait, et elles sont alors approvisionnées en oxygène ET en produits radioactifs !
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Contamination interne par INGESTION d’eau et d’aliments contaminés : parce que le contrôle des aliments à risque a commencé de façon tardive ; parce que ne sont retirés de la consommation que les aliments dont le taux de radioactivité dépasse les normes.
Il faut surtout comprendre que même les faibles doses de radioactivité ont un effet. On peut comparer la situation à celle d'une troupe qui doit traverser un champ de mines. S'il y a beaucoup de mines, le risque que plusieurs soldats meurent ou soient blessés est grand. S'il y a peu de mines le risque est faible, mais pour le soldat qui saute sur une mine les conséquences sont terribles. Il en va de même avec la radioactivité. S'il y a peu de particules radioactives, peu de risques d'en ingérer ou d'en respirer une. Mais pour les personnes atteintes les conséquences peuvent être létales.
Pour avoir une information indépendante dans ce domaine, vous pouvez consulter le site www.criirad.org
11:56 Publié dans Développement durable, Nature, Politique, Science | Tags : fukushima, nucléaire, risques | Lien permanent | Commentaires (36) | Envoyer cette note
14/03/2011
Chapeau Madame Leuthard, c'est un bon début !
Mme Leuthard suspend les procédures concernant les nouvelles centrales nucléaires. Chapeau !!!
Vous trouverez plus loin le communiqué officiel,
Espérons que maintenant nos autorités arrivent à la conclusion que la sécurité absolue n'existe pas, que personne ne peut garantir qu'aucun imprévu, d'origine naturelle ou humaine, ne provoque un accident majeur dans une de nos centrales.
Il faut tout faire pour améliorer la sécurité des centrales existantes et surtout ne pas en construire de nouvelles!
Aujourd'hui nous savons et pouvons faire mieux. Investir ces dizaines de milliards dans les renouvelables et l'efficacité énergétique. On aura plus d'énergie à disposition, plus de places de travail de qualité en Suisse, sans les risques du nucléaire. Risques pour nous, mais aussi pour nos enfants, nos petits enfants et les générations futures, tant il est vrai que si nous autorisons aujourd'hui la construction de centrales nucléaires, elles seront encore en fonction, sauf accident, à la fin du siècle. Et les déchets menaceront la biosphère pour des millénaires!
Et si certains partis et certains politiciens, renforcés dans leurs convictions pronucléaires par de juteuses places dans des conseils d'administrations ou par des versements aux caisses des partis, continuent à prôner la construction de centrales nucléaires en Suisse, nous espérons que les citoyen-nes sachent dire NON dans les urnes!
Berne, 14.03.2011 - Lundi matin, à l’issue d’une réunion avec des représentants de l’Office fédéral de l’énergie (OFEN) et de l'Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN), la conseillère fédérale Doris Leuthard a décidé de suspendre les procédures en cours concernant les demandes d'autorisation générale pour les centrales nucléaires de remplacement. L’IFSN a été chargée d’anticiper le réexamen de la sécurité des centrales nucléaires existantes. Un tel réexamen est déjà en cours à la centrale de Mühleberg. Doris Leuthard: « La sécurité a la priorité absolue. »
La cheffe du Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication (DETEC) reçoit régulièrement des informations des services compétents sur l’évolution au Japon et tient le Conseil fédéral au courant de la situation. La conseillère fédérale Doris Leuthard a reçu aujourd’hui le directeur de l’OFEN Walter Steinmann et le directeur de l’IFSN Hans Wanner, ainsi que d’autres représentants des autorités compétentes. Suite aux derniers développements et aux discussions internes, elle a décidé de suspendre les procédures concernant les trois demandes d'autorisation générale pour les centrales nucléaires de remplacement jusqu’à ce que les normes de sécurité aient été soigneusement réexaminées et, si nécessaire, adaptées.
La conseillère fédérale Doris Leuthard a chargé l’IFSN d’analyser les causes exactes de l’accident survenu au Japon et d’en tirer les conclusions s’agissant de l’élaboration éventuelle de nouvelles normes plus strictes, notamment en matière de sécurité sismique et de refroidissement. Les conclusions de ces examens devront être prises en compte dans l’évaluation de la situation pour les centrales existantes ainsi que pour les nouvelles centrales prévues. Les demandes d'autorisation générale pour le remplacement des centrales nucléaires existantes ne pourront être évaluées qu’à la lumière de ces conclusions. Pour la cheffe du DETEC, la « sécurité et le bien-être de la population ont la priorité absolue ».
Les experts de la Confédération sont en contact permanent avec des experts au niveau international, notamment avec ceux de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), de l’OCDE et de l’UE. La conseillère fédérale Doris Leuthard est tenue en permanence au courant de l’évolution au Japon. Elle a chargé l’IFSN de fournir à la population des informations régulières. Selon la dernière évaluation de la situation de l'IFSN, il n'existe toujours aucun danger immédiat pour la population suisse.
12:11 Publié dans Développement durable, Economie, Politique, Suisse | Tags : centrales nucléaires | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note




