18/02/2014

Terroristes, pirates du ciel : chez nous, respectez les heures de bureau svp !

Voilà le credo de notre ministre défaillant de la défense !

Il demande des avions de combat supplémentaires, 22 Gripen, mais il ne dégage pas les moyens nécessaires pour assurer la police du ciel 24 heures sur 24. Pourtant l'armée dispose annuellement au bas mot de 4,3 milliards de francs.

Nos avions de combat volent de 8h à midi et de 13h30 à 17h. Punkt Schluss ! En dehors de ces heures il n'y a même pas un service de piquet. Et ce n'est pas faute d'avions : nous disposons de 32 excellents F/A-18 et de 54 Tiger, mais il manque du personnel au sol et des pilotes, disponibles en dehors des heures de bureau. Heureusement que la collaboration avec les pays voisins est bonne !

Il faudrait que M. Maurer et ses colonels réalisent que la guerre froide est finie, qu'après l'éclatement de l'URSS les dangers ont changé : terrorisme, espionnage, cyberguerre... et qu'ils répartissent autrement les moyens considérables dont notre armée dispose.

 

27/08/2013

Faudra-t-il un référendum pour bloquer l’achat du Gripen ?

La Commission de sécurité du Conseil national s'obstine à recommander l'achat de 22 avions de combat Gripen. Il faudra lancer un référendum si le Parlement décide aussi de dépenser ces prochaines années plus de 9 milliards pour ces avions de combat superflus.

La Suisse n’a pas besoin de nouveaux avions de combat, les 33 FA-18 suffisent amplement à assurer la police de l'air
Le «Rapport sur la politique de sécurité 2010» du Conseil fédéral ne recommandait pas l'achat de nouveaux avions de combat pendant cette législature. Le rapport 2013 du Service de renseignement de la Confédération SRC confirme que les risques de guerre classique en Europe restent faibles et qu'on peut s'attendre à une période de préalerte d'environ 10 ans en cas de nouvelle menace. L'achat, voté aujourd'hui (mardi 27 août) par la Commission de sécurité du Conseil national CSS-N, est donc injustifié et incompréhensible.

Des milliards manqueront pour des investissements indispensables
Espérons que le peuple suisse ne voudra pas engager plus de 9 milliards pour 22 Gripen (3,126 milliards pour l'achat, plus du triple de cette somme en comptant leur exploitation et leur maintien à niveau)au détriment des urgences en matière de logement, d’énergie, de formation, d'innovation, de transports ; au détriment aussi de mesures plus urgentes pour réduire les risques militaires : protection contre les cyber-risques, lutte contre le terrorisme et protection des installations sensibles, aide au développement et politique de la paix.

Les Verts ont décidé de lancer le référendum



Les Verts suisses vont lancer un référendum si les chambres fédérales décident l’achat de


nouveaux avions de combat.

Suite du feuilleton avec les votes du Parlement en septembre...

 

18/06/2013

Contentieux Fisc USA – Banques suisses

Probablement le Parlement demandera au Conseil fédéral de prendre les décisions qui s'imposent et que PS, PLR et UDC n'ont pas eu le courage ou l'envie de prendre.

Ce matin seuls les élu-es PDB, PDC, Vert'lib et Verts ont soutenu, dans leur majorité, le projet de règlement du contentieux entre le fisc USA et les banques suisses qui ont activement continué à faciliter la fraude fiscale aux USA ces dernières années.

La position d'une nette majorité des Verts (11/14) dans ce dossier a été claire dès le début des débats parlementaires : Cette loi aurait permis aux banques fautives aux yeux de la loi américaine de régulariser leur situation, en payant des pénalités certes élevées, mais proportionnelles à la gravité des infractions et ne mettant pas en danger leur survie. En outre elle aurait d'une part assuré une meilleure protection des employés de banque subalternes, d'autre part plus certainement exposé à des poursuites des bureaux d'avocats d'affaires et des fiduciaires qui ont facilité ces fraudes fiscales...

67 oui contre 126 non, la loi n'a plus beaucoup de chances d'aboutir. Ça fait le beurre de l'UDC qui saisit chaque occasion pour contrer Mme Widmer-Schlumpf et qui souhaite inscrire le principe du secret bancaire dans la constitution suisse, ça permet aux PLR de dire qu'ils ont tout fait pour essayer de protéger leurs amis coupables aux yeux du fisc américain, mais je ne vois pas ce que pourront dire aux employés de banque, qui se retrouvent avec une protection affaiblie en absence de dispositions légales spécifiques, les socialistes.

Très probablement le Conseil des Etats puis le Conseil national demanderont maintenant au Conseil fédéral de régler au mieux la situation.

 

09/04/2013

Gripen : Même ses partisans ne sont pas prêts à dire oui !

La commission de la politique de sécurité du Conseil national (CPS-N) a décidé, par 20 voix contre 3, de reporter l'examen de l'achat du Gripen et de son financement, demandant au Conseil fédéral d'améliorer le contrat d'achat. Cette décision montre que même les parlementaires favorables à l'acquisition d'un nouvel avion de combat ne sont pas prêts à défendre devant le peuple un contrat qui pourrait réserver de très mauvaises surprises : en cas de forte inflation en Suède, le prix d'achat pourrait grimper de plusieurs centaines de millions de francs et on ne voit pas quels moyens aurait la Suisse pour faire respecter le contrat en cas de défaillances du fournisseur.
Après avoir échoué au Conseil des Etats, qui a refusé de signer un chèque de plus de 3 milliards de francs, M. Maurer n'a pas réussi non plus à convaincre la CPS-N du Conseil national de la validité de son projet d'acquisition. Va-t-il réussir à l'améliorer d'ici fin août, quand la CPS-N le réexaminera?
Les débats de la Commission confirment par ailleurs que l'achat des Gripen n'est pas nécessaire: Les 33 FA-18 suffisent amplement à assurer la police de l'air en collaboration avec nos voisins.

28/03/2013

Les juges du TF ne sont pas vendus, simplement irresponsables !

Quatre juges du Tribunal fédéral estiment, à raison, qu'en matière d'énergie nucléaire, la législation fédérale n'impose pas le risque zéro. Mais ils oublient que depuis Fukushima nous savons que le risque résiduel, soi-disant insignifiant, que les centrales nucléaires nous font courir dépasse le 1%. Cinq centrales sur moins de 500 ont eu un incident majeur. Seule la chance, des vents soufflant vers l'océan, a épargné aux Japonais de devoir évacuer les 32 millions d'habitants de la région de Tokyo. Et la Suisse n'a pas de mer à proximité, un accident nucléaire majeur rendrait plusieurs de nos grandes villes inhabitables pendant des siècles. Un risque que la Suisse ne peut se permettre de courir, n'en déplaise aux juges de Montbenon !
Ces 4 juges estiment, contrairement aux juges du Tribunal administratif fédéral, qu'il appartient à l'inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN-ENSI) de s'occuper des problèmes qui se posent, qu'il s'agisses des fissures dans le manteau du réacteur, des risques sismiques ou encore de l'absence de moyens de refroidissement adéquats. A nouveau les juges s'en tiennent à un examen formel, irresponsable en l'occurrence. Ils oublient que l'IFSN est composé majoritairement de pro-nucléaires convaincus qui, jusqu'à présent, se sont bien gardés de prendre des décisions qui pourraient nuire aux intérêts économiques des exploitants des centrales nucléaires, la sécurité des populations passant au 2e plan.
Il appartient maintenant aux autorités fédérales et cantonales bernoises de prendre les décisions qui s'imposent. Et si les politiques tergiversent, les citoyennes et citoyens pourront voter OUI à l'initiative « Sortir du nucléaire » lorsqu'elle sera soumise au vote. Mühleberg devra alors fermer au plus tard en 2017. Toujours mieux que l'autorisation d'exploiter illimitée voulue par 4 juges irresponsables du TF!

 

11/02/2013

Vous avez dit démocratie ?

Ces derniers mois, les marchands d'armes et les forces les plus réactionnaires du Parlement s'activent dans les coulisses pour empêcher qu'on puisse s'opposer par référendum à l'achat d'avions de combats, et les amateurs du sport spectacle essayent d'éviter un vote sur l'attribution d'un milliard à d'éventuels JO aux Grisons... Parallèlement, economiesuisse, l'UDC et le PLR inondent, à coup de millions, les médias de mensonges éhontés avant les votations du 3 mars !

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21/08/2012

Gripen : beaucoup trop cher pour un avion sur papier!

Hier, on a examiné en détail, en séance de la commission de la politique de sécurité du Conseil national, comment l'armée a gaspillé 700 millions pour un système de conduite et d'information des Forces terrestres (FIS FT) qui ne répond pas aux attentes. Les difficultés de télécommunication ont été sous-estimées et maintenant l'utilisation mobile en est restreinte; c'est comme si on avait acheté des natels utilisables seulement à la maison...

Aujourd'hui, un rapport de sous-commission, indique qu'on est parti pour un fiasco encore plus important pour l'achat de nouveaux avions de combat :
Les Gripen E/F que le Conseil fédéral a choisi pour remplacer les F-5 Tiger, n'existent pour l'instant que sur papier. Ils devraient comporter 98 améliorations par rapport aux Gripen C/D qui volent aujourd'hui. Seules 32 des améliorations souhaitées ont déjà été testées, quasiment impossible d'évaluer quel sera le coût final du Gripen « amélioré » E/F.
Le Brésil et la Hongrie, aussi intéressés dans un premier temps à l'achat de Gripen, semblent avoir fait d'autres choix; la Suède et la Suisse risquent donc de devoir porter seules le poids de la mise au point de ce nouvel avion. Qui payera la note finale?
L'avenir de SAAB aviation semble en outre compromis. Les entretiens et les mises à jour périodiques de ces avions de combat, la fourniture de pièces de rechange, sont-ils dès lors assurés?

Mais la polémique ouverte sur ce choix du Gripen E/F ne doit pas nous faire oublier le fond du problème.
La Suisse n'a pas besoin de nouveaux avions de combat : nos FA 18 suffisent amplement pour assurer la police du ciel helvétique. Et ce ne sont pas « seulement » 3,1 milliards que M. Maurer et ses généraux aimeraient prendre dans les poches des contribuables pour ces avions de combat, mais une somme 3 à 4 fois plus importante sur les 30 prochaines années, car il faut ajouter les coûts d’exercice, d’entretien et d’«améliorations» périodiques destinées à augmenter les capacités de combat de ces joux-joux.

La Suisse pourrait s’investir de manière bien plus intelligente pour une économie durable, dans la formation, le développement des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique, dans la coopération au développement, dans la promotion civile de la paix, ou encore pour la sécurité sociale dans notre pays!

17/06/2012

Reprendre le points positifs de la réforme de la LAMal

Après le refus net de la révision de la LAMal -réseaux de soins « contraints »- qui se préoccupait davantage de défendre les intérêts des caisses maladie, que ceux des patients, il faut rapidement reprendre les points positifs de ce projet de loi. Les propositions soutenues par presque tout le monde pendant le débat avant la votation devraient être reproposés par le Conseil fédéral pour améliorer le fonctionnement de la LAMal.

Il s'agit notamment :

  • De supprimer les participations aux coûts pour les prestations liées à la maternité, fournies à partir de la 13e semaine de grossesse, pendant l’accouchement, et jusqu’à huit semaines après l’accouchement.
  • De donner la possibilité aux assureurs, dans le cadre d'accords avec des réseaux de soins, de prendre en charge des prestations non obligatoires, prévention, soins, médecine complémentaire etc. Ces prestations supplémentaires constitueraient pour les assurés une incitation à opter pour les réseaux de soins qui les proposeraient.
  • D'améliorer la compensation des risques : Les critères déterminant le risque de maladie élevé devraient être, outre un séjour de plus de trois jours effectué dans un hôpital ou dans un établissement médico-social l’année précédente, la morbidité des assurés, déterminée au moyen d’indicateurs appropriés par le Conseil fédéral.
  • D'améliorer la prévention : Le Conseil fédéral devrait diminuer ou supprimer la participation aux coûts pour certaines mesures de prévention.

Quant à l'amélioration de la prise en charge des patients, de la coordination entre les intervenants, elle peut être assurée par l'incitation à adopter la formule « médecin de famille », où l'assuré s'engage à se faire conseiller par son médecin de famille avant de consulter un spécialiste, ou à adhérer à un réseau de soins. Mais sans contrainte, sans pénalisation pour les assuré-es qui qui ne souhaitent pas y adhérer.

En parallèle, il faut absolument renforcer le rôle et l'attractivité des médecins de premier recours, généralistes, internistes et pédiatres, et remplacer le système actuel, où 80 caisses maladie donnent la chasse aux « bons risques » avec des gaspillages et des dysfonctionnements, par la mise en place de caisses publiques cantonales ou régionales, gérées paritairement par des représentants de la Confédération, des cantons, des assurés et des fournisseurs de prestations.
Une telle « caisse publique » résoudrait le problème de l’équilibre des risques et permettrait de renforcer la qualité des soins et la prévention.

 

09/05/2012

Avantages fiscaux, secret bancaire, la Suisse doit-elle y renoncer ?

Secret bancaire, « asile fiscal » accordé à des entreprises et à de riches étrangers...
Souvent la Suisse est accusée de concurrence déloyale et plusieurs États étrangers font pression depuis quelques années pour qu'elle change ses pratiques.

Trouvez-vous normal que pendant des décennies les Grecs les plus fortunés, pour payer moins d'impôts, aient placé leur argent en Suisse, et dans d'autres pays (États-Unis, Angleterre – îles anglo-normandes, Luxembourg...) et qu'aujourd'hui les Grecs les plus démunis doivent régler la facture?
Trouvez-vous normal que les plus grandes fortunes françaises menacent de quitter leur pays, si elles devaient payer plus d'impôts pour financer les réformes que le nouveau président socialiste entend initier?
Trouvez-vous normal que les multinationales, en domiciliant leur siège en Suisse et en y déclarant leurs bénéfices, payent proportionnellement beaucoup moins d'impôts que les PME. Et que, souvent, elles privent ainsi des États du tiers-monde des ressources dont ils auraient besoin pour leur développement?
Poser ces questions, c'est y répondre: la Suisse et ses cantons doivent modifier leurs pratiques!

Mais, en y regardant de plus près, la réalité n'est pas aussi simple.
Certes, si les plus fortunés évadent le fisc les États manquent des moyens nécessaires pour offrir infrastructures et prestations de qualité, et ce sont les classes moyennes qui sont taxées plus lourdement.
D'un autre côté il ne faut pas être naïfs : ce n'est pas le désir de moraliser la finance qui motive plusieurs États à demander une modification de nos règles fiscales.
Avec la crise financière mondiale, on assiste à un durcissement de la compétition entre les économies mondiales et les États, pour trouver de nouvelles ressources, sont poussés à lutter contre l'évasion fiscale transfrontalière, mais maintiennent des législations qui favorisent leurs plus gros contribuables...
Les pays anglo-saxons, par exemple, appuient leurs banques, en compétition avec les banques suisses, en s'attaquant au secret fiscal helvétique et continuent à autoriser chez eux les trusts et d'autres instruments qui facilitent « l'optimisation fiscale » pour les clients les plus fortunés de leurs instituts financiers...

Alors que doit faire la Suisse lorsqu'elle conclut de nouveaux accords fiscaux avec des pays étrangers, qu'on traite de distinction entre évasion fiscale et fraude fiscale...?
A mon avis, notre Pays doit offrir son aide administrative et pratiquer l’échange automatique de données, pour lutter non seulement contre la fraude fiscale mais également contre l’évasion fiscale, avec tous les Pays qui s'engagent à la réciprocité et qui modifient également leur législation. Ainsi chaque Pays pourrait exiger les rentrées fiscales qui lui sont dues sur les bénéfices que les entreprises multinationales réalisent effectivement localement et sur les avoirs que ses ressortissants placent à l'étranger.
A quoi bon abolir totalement le secret bancaire suisse, si les bénéficiaires trouvent des possibilités de fuir le fisc dans d'autres pays, souvent ceux-là-mêmes qui font pression sur la Suisse?
Parallèlement la distinction entre évasion fiscale et fraude fiscale devrait être abolie également sur le territoire suisse, de manière à ce que les autorités cantonales aient les mêmes droits que celles des pays étrangers. On doit tendre à la suppression de la concurrence fiscale « déloyale », qui bénéficie avant tout aux plus fortunés, non seulement entre les États, mais aussi entre les Cantons et les Communes.

29/02/2012

« Les maquereaux des cimes blanches » ont encore frappé

L'initiative « Pour en finir avec les constructions envahissantes de résidences secondaires » est encore soutenue par une majorité de citoyennes et citoyens, mais l'obtention, le 11 mars, de la double majorité, peuple et cantons, sera difficile. Les bétonneurs et les spéculateurs disposent de moyens financiers considérables et peuvent compter sur l'appui d'une majorité de politiciens, même de « Verts libéraux ». Maurice Chappaz dénonçait déjà en 1976, dans son livre « Les Maquereaux des Cimes Blanches », cette alliance suspecte entre spéculateurs et certains notables.

Aujourd'hui ils n'hésitent pas, pour imposer le NON à effrayer les électrices et électeurs en recourant à des images d'un autre temps, une faucille qui démolit un chalet idyllique, et à avancer des arguments fallacieux:

 

  • des milliers d'emplois seraient perdus: en réalité les entrepreneurs du bâtiment pourront toujours construire des logements principaux, ceux à loyers accessibles faisant cruellement défaut, ou des appartements et chalets de vacances à louer à la semaine, ou se reconvertir dans l'amélioration énergétique des bâtiments existants. En réalité c'est le laisser faire actuel qui enlaidit localités et paysages, et menace l'économie touristique.

  • les résidences secondaires se répandraient ailleurs, dans des localités encore épargnées par l'invasion de lits froids: en réalité chaque commune pourra se protéger par un règlement adapté, limitant à moins de 20% le nombre résidences secondaires, ou les excluant de certains quartiers, ce qu'ont déjà fait les plus avisées.

  • il ne faudrait pas fixer une limite nationale, mais laisser cantons et communes légiférer, comme la nouvelle loi le prévoit: en réalité la nouvelle loi est trop floue, et on peut craindre que les autorités locales, souvent proches des spéculateurs, fixent trop haut le % autorisé de résidences secondaires.

Nous pouvons donc voter sans hésiter OUI à l'initiative «Pour en finir avec les constructions envahissantes de résidences secondaires» aussi bien pour préserver nos plus beaux paysages que dans l'intérêt économique des localités touristiques et de leurs habitants.