02/05/2009

Drôle de conclusion au défilé du 1er mai à Lausanne

Le cortège de 400 personnes avait défilé de façon tout à fait pacifique à travers la ville, mais juste après la traversée du pont Chaudron, plusieurs dizaines de gendarmes et policiers ont entouré les manifestants en queue de cortège, parmi lesquelles il y avait une vingtaine de jeunes «autonomes» et autant de syndicalistes et d'élus.
On a ainsi vu les forces de l'ordre provoquer le désordre, bloquer inutilement la circulation et de nombreux bus pendant une demi-heure.
A quoi bon? Questionné téléphoniquement un responsable, au poste de commandement, a répondu qu'ils avaient l'ordre d'interpeller 25 manifestants. Pourquoi? Qu'avaient-ils fait? Impossible d'obtenir une explication.
Pourquoi ne pas laisser tout le monde défiler jusqu'au casino de Montbenon, où la manifestation dévait se poursuivre avec les discours officiels, et intervenir uniquement si des manifestants s'éloignaient du parcours autorisé ou provoquaient des dégâts?
Quelle image de notre démocratie donnons-nous aux jeunes, si la police commence à interpeller des gens pour délit de faciès, d'âge, d'habillement ou d'opinions politiques?
Des responsables du POP ont essayé à plusieurs reprises d'atteindre le Municipal de la police lausannoise pour lui demander de faire cesser cette intervention policière, pour le moins incompréhensible. En vain! Une occasion de perdue de montrer l'utilité de conserver des polices municipales autonomes, proches de la population...
Il est possible que certains n'aient pas été là pour manifester leur solidarité avec le monde du travail. Ils l'ont d'ailleurs montré plus tard, quand ils ont chahuté bruyamment le Conseiller d'Etat Pierre-Yves Maillard aux cris de « UDC fachos, PS collabos », l'empêchant dans un premier temps de parler.
Stupide et peu démocratique. Stupide, car on connaît l'engagement remarquable de PYM pour les travailleurs et d'une façon plus générale pour les défavorisés. Peu démocratique : pourquoi n'ont-ils pas écouté ce qu'il avait à dire, quitte, le cas échéant, à demander ensuite le micro pour le contredire, le critiquer...
Mais ce ne sont certainement pas des interventions intempestives de la police qui favorisent l'apprentissage de ces règles élémentaires de la démocratie.

24/03/2009

La face cachée du nucléaire

Alpiq (société électrique née de la fusion d'EOS et d'ATEL) a déposé en 2008 une demande de construction pour une nouvelle centrale nucléaire à Gösgen. Si elle maintient ce projet, alors que plusieurs actionnaires importants (Genève, Lausanne...) s'y opposent, et si le peuple l'accepte, elle collaborera probablement avec EDF, un autre de ses actionnaires principaux, pour construire et exploiter cette centrale.
Va-t-elle l'alimenter avec de l'Uranium extrait par les Français au Niger?

Sachez que l'exploitation des mines y est une catastrophe sanitaire, environnementale et pour les droits des peuples:
Le suivi sanitaire des salariés y est nettement insuffisant, les terres des Touaregs y sont polluées, l'eau contaminée, la nappe phréatique proche de la surface asséchée, tuant toute végétation, des dépôts d'extraction radioactifs y sont abandonnés sans confinement, et, cerise sur le gâteau, des tonnes de CO2 sont émises par les machines d'extraction... http://fr.wikipedia.org/wiki/Arlit
Alpiq continuera-t-elle à prétendre que le nucléaire est une énergie propre?