24/03/2015

FSM2015 TUNIS

Cet après-midi marche d'ouverture du Forum Social Mondial à Tunis, du centre au Bardo. Vivante et bigarrée, malheureusement sous l'orage. Demain choix entre des centaines d'ateliers...

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23/03/2015

Délégation suisse au Forum Social Mondial

Une délégation suisse de 70 personnes, parlementaires, membres d'ONG et journalistes, s'est rendue à Tunis pour le Forum Social Mondial. Aujourd'hui elle a visité quelques projets et entreprises soutenus par la Coopération suisse, touchant à la transition démocratique, le développement économique et l'aide au retour de requérant d'asile déboutés. J'ai pu apprécier l'action dans la formation professionnelle d'Elan20150323_094109.jpg, entreprise d'entraînement, et d'ENDA dans le microcrédit. On a notamment vu une boulangerie, une crèche et une ferme thérapeutique. Ce soutien est limité dans le temps et vise à appuyer la transition démocratique. En fin de journée, dialogue avec des représentants de la société civile. Demain discussion avec Chico White, cofondateur du FSM et avec Peter Niggli, directeur d'Alliance Sud, puis début du FSM à proprement parler.

09/12/2013

Accord de libre échange avec la Chine, un choix difficile

Le Parlement doit se prononcer sur l'accord de libre échange avec la Chine. Comme tous mes collègues Verts, j'estime qu'il devrait contenir des dispositions contraignantes concernant le respect des droits humains et regrette que des normes sociales et écologiques plus élevées n'y figurent pas.

 

L'on peut toutefois considérer, comme l'a dit le Dalaï Lama lors de sa visite au Parlement, qu’avec le maintien du dialogue, on obtiendra davantage de progrès. La Chine n'a-t-elle pas annoncé qu'elle fermera les camps de travail d'ici fin 2013 ?

 

Difficile dans ces conditions de refuser l'accord.

 

11/02/2011

Ahmadinejad après Moubarak ?

Moubarak a démissionné. En 30 ans de pouvoir, il a accumulé une fortune de plus de 35 milliards de dollars en spoliant son peuple. Inacceptable.

A Dakar aussi joie et soulagement. La transition se fera de façon pacifique. Reste à espérer qu'il s'agira d'une transition vers la démocratie et que d'autres dictateurs tombent aussi.

Les chefs de file de l’opposition iranienne ont demandé l’autorisation d’organiser le 14 février une manifestation de soutien aux peuples tunisien et égyptien. Cette demande sera-t-elle acceptée par Mahmoud Ahmadinejad? Courra-t-il le risque de voir les Iraniens se lever à nouveau pour réclamer la démocratie?

De Dakar, Forum Social Mondial

Toute personne habituée aux standards d'organisation et de ponctualité helvétiques, qui participe pour la première fois à un Forum Social Mondial (FSM) est probablement un peu surprise. S'agit-il d'organisation désordonnée? De désordre organisé?
Puis elle apprend que le président « néolibéral » du Sénégal Wade, et les responsables du campus universitaire où le Forum a lieu, n'ont pas vraiment facilité son déroulement. Imaginez à quel point il est difficile de permettre à 70'000 participants de travailler de façon efficace...
En tout cas, chaque jour, il y a eu moyen de participer à des ateliers passionnants: Une chose c'est lire des rapports, étudier des dossiers... une autre échanger avec des personnes directement concernées par les problèmes!
Les jours qui ont précédé le FSM, les 60 membres de la délégation suisse, (parlementaires Verts, PS et PDC, responsables d'ONG, syndicalistes et journalistes) ont eu la chance de visiter en petits groupes plusieurs réalisations des ONG suisses. Important pour le travail des parlementaires, qui doivent décider de l'attribution de budgets pour l'aide au développement.
Les échos des Sénégalais-es concerné-es était très positif. Depuis des années, des Suisses les aident à s'organiser, à se prendre en charge, à agir sur les causes de leurs problèmes. Plus particulièrement dans deux domaines: Accaparement des terres et pillage des mers
Il nous est clairement apparu que parallèlement à l'action locale, des interventions dans les pays du nord, y compris en Suisse, sont indispensables. Par exemple, pour définir la co-responsabilité des sociétés mères, domiciliées notamment en Suisse, pour les agissements des leurs filiales dans les pays du Sud ou encore pour freiner les placements spéculatifs de capitaux suisses, ou transitant en Suisse, dans l'achat de terres au sud...
Les échanges et ateliers qui se sont déroulés pendant le forum ont permis de définir des actions nécessaires. Le slogan du FSM était: une autre Terre est possible. Dans les domaines de l'accaparement des terres et du pillage des mers on peut vraiment dire: des changements rapides sont indispensables!
Je donnerai la priorité, dans mes prochains billets de Dakar, à ces deux objets, vitaux pour des centaines de millions de personnes et liés à l'action suisse au Sénégal, même si j'ai aussi eu l'occasion ici d'apprendre et d'échanger dans les domaines de l'énergie et de l'éducation.

21/01/2011

Protection face à la violence des armes? Toujours OUI !

A lire certains commentaires à mon précédent billet sur ce sujet, on a l'impression que plusieurs bloggueurs sont de grands adolescents qui rêvent d'une Suisse peuplée de citoyens-gendarmes postés derrières leurs fenêtres, arme militaire chargée, prêts à canarder les méchants voleurs...

Je n'arriverai probablement pas à les convaincre de voter oui... Il n'y a pas de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre!

Mais je tiens, à l'attention de tous les indécis, à répéter quelques faits, dont j'ai pris connaissance dans le bulletin des médecins suisses (2011;92 pp 11 et 12):

  1. Aucun autre pays européen ne compte autant de suicides par armes à feu par 100'000 habitants que la Suisse (3 a 10 fois plus que les autres!).
  2. Aucun autre pays européen ne compte autant d'armes à feu par 100'000 habitants que la Suisse:
    200'000 armes de service, 1'450'000 anciennes armes de service, 650'000 autres armes.
  3. Entre 2003 et 2004, avec la réforme Armée XXI, le nombre d'armes militaires a été en gros divisé par deux, passant de env. 400'000 à env. 200'000, car la durée d'astreinte au service et le nombre de soldats ont baissé.
  4. Parallèlement le nombre de suicides avec des armes à feu a aussi été divisé presque par deux pour les hommes âgés de moins de 40 ans!
  5. Donc, cette réforme de l'armée, qui a diminué le nombre d'armes militaires gardées à la maison, souvent avec des munitions malgré le règlement, "ça été la mesure de prévention du suicide la plus efficace que la Suisse ait mise en place ces 20 dernières années".
  6. Le nombre de suicides n'a presque pas évolué chez les hommes de plus de 60 ans qui n'ont pas été touchés par cette réforme.
  7. Si le nombre total de suicides en Suisse n'a pas baissé, c'est parce qu'il y a eu, parallèlement, une hausse de "suicides assistés" principalement chez des femmes très âgées et malades.

Voilà, ces faits, mis en évidence par des médecins et des chercheurs sérieux, m'ont convaincu qu'il faut s'engager en faveur de l'initiative « Protection face à la violence des armes ».

Personne ne prétend qu'elle va empêcher tous les suicides, mais son acceptation permettrait certainement d'éviter chaque année des centaines de drames humains.

Aucun des arguments avancés dans les commentaires à mon précédent billet n'a montré le contraire.

J'invite donc toujours mes concitoyennes et concitoyens à voter OUI à l'initiative "Protection face à la violence des armes"!

15/01/2011

Protection face à la violence des armes? OUI !

La Suisse connaît, avec les États-Unis, le taux de possession d'armes à feu le plus élevé au monde. La Suisse est également confrontée à un taux de suicides par armes à feu record et à un excès de violences domestiques avec utilisation de ces armes.

Les mesures proposées par l'initiative visent très directement à diminuer les risques liés à l'accessibilité aux armes à feu. Elles sont simples et faciles à mettre en oeuvre :

  • introduction d'un registre national des armes à feu,
  • garde de l'arme militaire dans les arsenaux et
  • interdiction des armes particulièrement dangereuses.

L'ensemble de ces mesures sont efficaces et ont déjà fait leurs preuves dans nombre de pays étrangers.

La baisse du nombre de suicides par armes à feu, constatée depuis 2004 en Suisse, utilisée par les adversaires de l'initiative, pour prôner le NON, est en fait la meilleure preuve qu'un OUI s'impose :

Avec la réforme "Armée 21" le nombre d'armes d'ordonnance en circulation a baissé d'environ 400'000 à environ 200'000. Parallèlement le nombre de suicides par armes à diminué de 48,6% dans la catégorie d'âge des hommes libérés de leurs obligations militaires dès 2004 !

Et si le nombre global de suicides varie peu, c'est que cette baisse est partiellement compensée par une hausse des suicides assistés, mais ceux-ci concernent principalement les femmes, et ne dépendent pas des armes à domicile.

Qui croit encore que les armes à domicile sont indispensables pour sauvegarder l'indépendance de la Suisse ?

L'acceptation de cette initiative permettra de sauver de nombreuses vies en diminuant

  • le nombre des suicides,
  • les violences domestiques avec des armes à feu
  • les crimes et des délits, dont l'élucidation sera facilitée.

Votons donc sans hésiter OUI à l'initiative « Pour la protection face à la violence des armes »

10/12/2010

Politique de la santé: experts et autorités sous influence?

L'article constitutionnel demandant la prise en compte des médecines complémentaires a été adopté le 17 mai 2009 par 67% des voix et tous les Cantons. Fin 2010 rien n'a changé et les manoeuvres se multiplient pour ne pas respecter la volonté populaire.
Il faut dire que les assureurs font très fort lorsqu'il s'agit d'influencer la politique de la santé en Suisse: Une majorité des élus membres des commissions parlementaires qui préparent les dossiers fait partie, notamment, de Conseils d'administration d'assureurs. Pour quelques séances par an ils touchent souvent autant que pour leur travail d'élu. Pensez-vous qu'ils gardent toute l'indépendance nécessaire ? Quant aux experts des commissions fédérales la situation n'est pas meilleure.
Mais, objecterez-vous, pourquoi donc les assureurs s'opposent-ils à la prise en compte des médecines complémentaires, souvent précieuses et pas plus chères que la médecine classique ? C'est simple, ils peuvent ainsi offrir, à bon prix, des prestations en supplément à la LAMAL et attirer de nouveaux assurés...
Quant aux reproches faits aux médecines complémentaires, je vous donne juste un exemple de collaboration réussie entre médecine traditionnelle et occidentale : Le paludisme cause dans le monde plus d'un million de morts par an. Mais à partir de 2005, 95% des cas pourraient être traités en trois jours, pour 85 centimes, avec une préparation à base d'artémisine et d'un autre principe actif !
Le médicament résulte d'une collaboration entre Novartis et l'armée chinoise, qui avait cherché une plante pour soigner ses soldats atteints de paludisme en Indochine : L'artémisine est extraite de l'armoise annuelle, pour produire un médicament aux effets reconnus et reproductibles. Seul bémol: les spécialistes craignent que les parasites développent une résistance. Relevons que les Chinois utilisent la plante depuis plus de 2000 ans sans qu'elle ait perdu de son efficacité, car contrairement au médicament « occidental », la composition des plantes varie légèrement suivant les sols et les saisons ! Mais au lieu de reconnaître les avantages de cette « variabilité », nos experts « sous influence » y trouvent un argument pour ne pas reconnaître les médecines complémentaires: elles ne remplissent pas les règles de validation de la médecine officielle.
Cessons d'opposer médecine officielle occidentale et médecines complémentaires! On a besoin des deux!
Il est temps de respecter la volonté populaire et de réintroduire les médecines complémentaires dans les prestations prises en charge par l'assurance de base !

07/10/2010

Pour une une Caisse publique d'assurance-maladie

Aujourd'hui lancement d'une initiative fédérale pour une Caisse publique d'assurance-maladie par les associations d’assurés et de consommateurs, le PS et les VERTS.

Pour parer aux défauts que le système actuel montre depuis des années, tout en évitant les causes d'échec des précédentes tentatives d'amélioration, l'initiative propose que l’assurance-maladie obligatoire des soins soit mise en oeuvre par une institution nationale unique de droit public, dont les organes seraient composés de représentants de la Confédération, des cantons, des assurés et des fournisseurs de prestation.
Les primes seraient fixées par canton et calculées sur la base des coûts. Des agences cantonales ou inter-cantonales seraient crées et chargées notamment de la fixation des primes, de leur encaissement et du paiement des prestations.

En effet, les mesures annoncées par le Conseil fédéral pour améliorer la surveillance des caisses sont certes encourageantes, mais elles restent un emplâtre sur une jambe bois.
Il faut arrêter les hausses des primes d’assurance-maladie qui frappent année après année les assurés, en particulier les enfants et les jeunes adultes.
Une Caisse publique d'assurance-maladie est indispensable pour résoudre durablement les problèmes.

Sans nier les autres causes, notamment la centralisation insuffisante de la médecine de pointe et le prix des médicaments, sur lequel le Conseil fédéral a enfin décidé d’agir, on doit relever l'influence négative du système actuel sur les coûts :

  • Manque de transparence, séparation insuffisante entre l’assurance de base et les assurances complémentaires.
  • Dépenses publicitaires, chasse aux « bons risques », frais d'acquisition de nouveaux patients.
  • Multiplicité des systèmes de facturation et de contrôle.
  • Multiples Conseils d'administrations.
  • Nécessité de constituer des réserves élevées pour les petites caisses.
  • Subventions croisées indirectes entre filiales d'un même groupe (de différents types et/ou de différents cantons).

Depuis des années, les assurés de certains cantons payent des primes trop élevés et les Caisses-maladie, au lieu de restituer aux assurés les sommes payées en trop, en baissant les primes les années suivantes, transfèrent les réserves excédentaires dans d'autres cantons, pour les besoins de leur politique commerciale, pour masquer des pertes et pour y recruter des « bons risques »...
Les reserves excédentaires voisinent le demi milliard et certaines Caisses-maladie vont « légalement » « dépouiller » leurs assurés. Supra et Assura par exemple veulent délester les Assurés genevois de 165 millions, les Neuchâtelois de 54 millions, les Vaudois de 52 millions... C'est inacceptable !
Primes cantonales, mais réserves communes ? Le système actuel est absurde, et ne récompense pas les efforts de rationalisation de la médecine réalisés dans de nombreux Cantons.

Il est indispensable de créer une Caisse publique d'assurance-maladie pour que dans chaque canton, les autorités, les prestataires de services et les assurés puissent collaborer au maintien d'un système de santé performant, au renforcement des mesures de prévention et à la maîtrise de ses coûts.

18/02/2010

Lausanne a-t-elle raison d'ouvrir l’apprentissage aux jeunes clandestins?

24heures sonde sur une proposition de la Municipalité de Lausanne :
"Lausanne a-t-elle raison de défier Berne en ouvrant l’apprentissage aux jeunes clandestins?"
http://www.24heures.ch/sondages/sondage-233
Il ne s'agit pas de défier Berne, mais de donner à des jeunes "sans papiers" qui ont suivi l'école obligatoire chez nous, la possibilité de suivre un apprentissage, de s'intégrer harmonieusement dans notre société.
N'hésitez pas à répondre OUI!
- Ces jeunes ne sont pas responsables des choix faits par leurs parents, travailleurs "clandestins" à Lausanne.
- Impossible de les renvoyer: ils n'ont pas d'autre "chez soi": chez eux, c'est chez nous...
- Nous n'avons aucun intérêt à avoir des centaines de jeunes traîner dans la rue à la fin de leur scolarité, sans possibilité de suivre un apprentissage, ni de trouver un travail légal.
- Donner à ces jeunes "sans papiers" la possibilité de suivre un apprentissage, ce n'est pas une question "gauche-droite", c'est une question d'humanité et de bon sens!