25/02/2014

Lancement de l'appel interparti gripenon.ch

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Cet après-midi, avec des personnalités maniques PLR, PDC, Vert'lib, Vertes, PS et AGT-POP, j'ai participé au lancement de l'appel gripenon.ch



Chacune et chacun, indépendamment de toute appartenance politique, est invité à signer sur le site gripenon.ch

Voici les déclarations des premiers signataires :

« Votons NON le 18 mai à l'achat d'avions de combat superflus ! »

NON au gaspillage de 9 à 10 milliards de francs !

« NON à la dépense, ces prochaines années, de plus de 9 milliards pour 22 Gripen superflus (3,126 milliards pour l'achat, plus du triple de cette somme en comptant leur exploitation et leur maintien à niveau). Cet avion n'est en service dans aucune armée du monde et la Suisse devrait verser un milliard de francs pour sa mise au point avant même de recevoir le premier Gripen. Rien ne garantit que les coûts ne vont pas exploser! »

« En 2010, même le Conseil Fédéral, ne recommandait pas l'achat de nouveaux avions de combat. La situation n'a pas changé: le rapport 2013 du Service de renseignement de la Confédération confirme que les risques de guerre classique en Europe restent extrêmement faibles! » serge.melly@vtxnet.ch

 « La police du ciel suisse n’est pas définie par un ca hier des charges satisfaisant puisqu’elle n’est assurée que durant les heures de bureau. Le Gripen est un avion bon marché pour une tâche inexistante et ne sert qu’à renflouer la RUAG » jacques.neirynck@parl.ch 

« En 2008, lors du débat sur la modernisation des F/A-18, je suis intervenu en précisant que leur modernisation permettrait justement de repousser à plus tard l’achat de nouveaux avions de combat, à savoir d'au moins 15 ans. Personne ne l'a contesté ! » eric.voruz@bluewin.ch

« M. Maurer ses colonels et l'industrie de l'armement nous mentent sur la collaboration avec Saab et la Suède, lorsqu'ils décrivent le Gripen comme un avion produit par un pays neutre, sur le prix, sur les affaires compensatoires, sur la nécessité du gripen pour assurer la sécurité aérienne de la Suisse !»christian.vansinger@hispeed.ch 

D'autres dépenses et investissements et dépenses sont prioritaires !

 « L’achat de ces avions impliquera des économies de plusieurs centaines de millions par année sur le budget de la Confédération, risquent d’être touchés: agriculture, santé, recherche, Ecoles polytechniques, routes nationales, trafic ferroviaire; il faudra faire un choix et l’assumer »isabelle.chevalley@bluewin.ch079 627 92 30

« Ne nous ruinons pas pour des chimères ! Payons plutôt pour combattre les vraies causes d'insécurité : misère, sous-développement, haine d'autrui. »j.dehaller@carouge.ch 

« Des milliards pour 22 avions de combat qui n’existent que sur le papier : « Le toit sur la maison Suisse », c’est de panneaux solaires dont il a besoin, des retombées assurément  plus durables pour nos entreprises ! » anne.mahrer@parl.ch 

« Dans ces périodes d’incertitudes économiques, il est bien plus urgent de donner les moyens aux étudiants et à la recherche, à la culture et au social, au soutien aux PME, qu’à des avions totalement superflus » anne@ssrs.ch 

« Des milliards superflus? Oui pour des infrastructures sur le territoire qui facilitent la vie des gens et NON pour des utopiques attaques célestes! » « La menace n°1, c’est la dissolution de la cohésion sociale. Pour une Suisse forte, investissons dans ce qui nous relie, combattons les inégalités, renforçons la sécurité sociale : payons pour la paix ! »liliane.maurypasquier@parl.ch 

« La Suisse ne devrait pas engager tous ces milliards au détriment de mesures qui s'imposent pour réduire les risques militaires : protection contre les cyberrisques, lutte contre le terrorisme et protection des installations sensibles, aide au développement et politique de la paix... »
« Une sécurité nationale crédible passe par une nouvelle définition des missions de notre armée vis à vis des menaces actuelles et sûrement pas par l'achat précipité et inutile de 22 nouveaux avions »
laurent.seydoux@vertliberaux.ch

Ne nous laissons pas berner par M. Maurer ses colonels et l'industrie de l'armement !
Ils nous mentent :
- Lorsqu'ils disent que le Gripen est nécessaire pour assurer la défense aérienne de la Suisse, s'ils en étaient convaincus ils ne feraient pas voler notre aviation qu'aux heures de bureau !
- Sur la collaboration avec Saab et la Suède, les rapports de l'ambassadeur de l'ambassadeur de Suède l'ont montré. SAAB est coutumier de corruptions et mensonges pour vendre ses avions.
- Lorsqu'ils décrivent le Gripen comme un avion produit par un pays neutre, qui contribuerait à notre indépendance.
- Sur le prix, ce n'est pas un prix maximum, mais un prix cible susceptible d'augmenter fortement en cas d'inflation en Suède.
- Sur les affaires compensatoires : ils essayent déjà d'affaiblir les moyens de contrôle.


C'est pourquoi nous appelons chacune et chacun à signer l'appel sur
gripenon.ch, à diffuser cet appel et à voter NON le 18 mai au fonds d’acquisition de l’avion de combat Gripen !

18/02/2014

Terroristes, pirates du ciel : chez nous, respectez les heures de bureau svp !

Voilà le credo de notre ministre défaillant de la défense !

Il demande des avions de combat supplémentaires, 22 Gripen, mais il ne dégage pas les moyens nécessaires pour assurer la police du ciel 24 heures sur 24. Pourtant l'armée dispose annuellement au bas mot de 4,3 milliards de francs.

Nos avions de combat volent de 8h à midi et de 13h30 à 17h. Punkt Schluss ! En dehors de ces heures il n'y a même pas un service de piquet. Et ce n'est pas faute d'avions : nous disposons de 32 excellents F/A-18 et de 54 Tiger, mais il manque du personnel au sol et des pilotes, disponibles en dehors des heures de bureau. Heureusement que la collaboration avec les pays voisins est bonne !

Il faudrait que M. Maurer et ses colonels réalisent que la guerre froide est finie, qu'après l'éclatement de l'URSS les dangers ont changé : terrorisme, espionnage, cyberguerre... et qu'ils répartissent autrement les moyens considérables dont notre armée dispose.

 

09/12/2013

Accord de libre échange avec la Chine, un choix difficile

Le Parlement doit se prononcer sur l'accord de libre échange avec la Chine. Comme tous mes collègues Verts, j'estime qu'il devrait contenir des dispositions contraignantes concernant le respect des droits humains et regrette que des normes sociales et écologiques plus élevées n'y figurent pas.

 

L'on peut toutefois considérer, comme l'a dit le Dalaï Lama lors de sa visite au Parlement, qu’avec le maintien du dialogue, on obtiendra davantage de progrès. La Chine n'a-t-elle pas annoncé qu'elle fermera les camps de travail d'ici fin 2013 ?

 

Difficile dans ces conditions de refuser l'accord.

 

27/08/2013

Faudra-t-il un référendum pour bloquer l’achat du Gripen ?

La Commission de sécurité du Conseil national s'obstine à recommander l'achat de 22 avions de combat Gripen. Il faudra lancer un référendum si le Parlement décide aussi de dépenser ces prochaines années plus de 9 milliards pour ces avions de combat superflus.

La Suisse n’a pas besoin de nouveaux avions de combat, les 33 FA-18 suffisent amplement à assurer la police de l'air
Le «Rapport sur la politique de sécurité 2010» du Conseil fédéral ne recommandait pas l'achat de nouveaux avions de combat pendant cette législature. Le rapport 2013 du Service de renseignement de la Confédération SRC confirme que les risques de guerre classique en Europe restent faibles et qu'on peut s'attendre à une période de préalerte d'environ 10 ans en cas de nouvelle menace. L'achat, voté aujourd'hui (mardi 27 août) par la Commission de sécurité du Conseil national CSS-N, est donc injustifié et incompréhensible.

Des milliards manqueront pour des investissements indispensables
Espérons que le peuple suisse ne voudra pas engager plus de 9 milliards pour 22 Gripen (3,126 milliards pour l'achat, plus du triple de cette somme en comptant leur exploitation et leur maintien à niveau)au détriment des urgences en matière de logement, d’énergie, de formation, d'innovation, de transports ; au détriment aussi de mesures plus urgentes pour réduire les risques militaires : protection contre les cyber-risques, lutte contre le terrorisme et protection des installations sensibles, aide au développement et politique de la paix.

Les Verts ont décidé de lancer le référendum



Les Verts suisses vont lancer un référendum si les chambres fédérales décident l’achat de


nouveaux avions de combat.

Suite du feuilleton avec les votes du Parlement en septembre...

 

18/06/2013

Contentieux Fisc USA – Banques suisses

Probablement le Parlement demandera au Conseil fédéral de prendre les décisions qui s'imposent et que PS, PLR et UDC n'ont pas eu le courage ou l'envie de prendre.

Ce matin seuls les élu-es PDB, PDC, Vert'lib et Verts ont soutenu, dans leur majorité, le projet de règlement du contentieux entre le fisc USA et les banques suisses qui ont activement continué à faciliter la fraude fiscale aux USA ces dernières années.

La position d'une nette majorité des Verts (11/14) dans ce dossier a été claire dès le début des débats parlementaires : Cette loi aurait permis aux banques fautives aux yeux de la loi américaine de régulariser leur situation, en payant des pénalités certes élevées, mais proportionnelles à la gravité des infractions et ne mettant pas en danger leur survie. En outre elle aurait d'une part assuré une meilleure protection des employés de banque subalternes, d'autre part plus certainement exposé à des poursuites des bureaux d'avocats d'affaires et des fiduciaires qui ont facilité ces fraudes fiscales...

67 oui contre 126 non, la loi n'a plus beaucoup de chances d'aboutir. Ça fait le beurre de l'UDC qui saisit chaque occasion pour contrer Mme Widmer-Schlumpf et qui souhaite inscrire le principe du secret bancaire dans la constitution suisse, ça permet aux PLR de dire qu'ils ont tout fait pour essayer de protéger leurs amis coupables aux yeux du fisc américain, mais je ne vois pas ce que pourront dire aux employés de banque, qui se retrouvent avec une protection affaiblie en absence de dispositions légales spécifiques, les socialistes.

Très probablement le Conseil des Etats puis le Conseil national demanderont maintenant au Conseil fédéral de régler au mieux la situation.

 

09/04/2013

Gripen : Même ses partisans ne sont pas prêts à dire oui !

La commission de la politique de sécurité du Conseil national (CPS-N) a décidé, par 20 voix contre 3, de reporter l'examen de l'achat du Gripen et de son financement, demandant au Conseil fédéral d'améliorer le contrat d'achat. Cette décision montre que même les parlementaires favorables à l'acquisition d'un nouvel avion de combat ne sont pas prêts à défendre devant le peuple un contrat qui pourrait réserver de très mauvaises surprises : en cas de forte inflation en Suède, le prix d'achat pourrait grimper de plusieurs centaines de millions de francs et on ne voit pas quels moyens aurait la Suisse pour faire respecter le contrat en cas de défaillances du fournisseur.
Après avoir échoué au Conseil des Etats, qui a refusé de signer un chèque de plus de 3 milliards de francs, M. Maurer n'a pas réussi non plus à convaincre la CPS-N du Conseil national de la validité de son projet d'acquisition. Va-t-il réussir à l'améliorer d'ici fin août, quand la CPS-N le réexaminera?
Les débats de la Commission confirment par ailleurs que l'achat des Gripen n'est pas nécessaire: Les 33 FA-18 suffisent amplement à assurer la police de l'air en collaboration avec nos voisins.

28/03/2013

Les juges du TF ne sont pas vendus, simplement irresponsables !

Quatre juges du Tribunal fédéral estiment, à raison, qu'en matière d'énergie nucléaire, la législation fédérale n'impose pas le risque zéro. Mais ils oublient que depuis Fukushima nous savons que le risque résiduel, soi-disant insignifiant, que les centrales nucléaires nous font courir dépasse le 1%. Cinq centrales sur moins de 500 ont eu un incident majeur. Seule la chance, des vents soufflant vers l'océan, a épargné aux Japonais de devoir évacuer les 32 millions d'habitants de la région de Tokyo. Et la Suisse n'a pas de mer à proximité, un accident nucléaire majeur rendrait plusieurs de nos grandes villes inhabitables pendant des siècles. Un risque que la Suisse ne peut se permettre de courir, n'en déplaise aux juges de Montbenon !
Ces 4 juges estiment, contrairement aux juges du Tribunal administratif fédéral, qu'il appartient à l'inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN-ENSI) de s'occuper des problèmes qui se posent, qu'il s'agisses des fissures dans le manteau du réacteur, des risques sismiques ou encore de l'absence de moyens de refroidissement adéquats. A nouveau les juges s'en tiennent à un examen formel, irresponsable en l'occurrence. Ils oublient que l'IFSN est composé majoritairement de pro-nucléaires convaincus qui, jusqu'à présent, se sont bien gardés de prendre des décisions qui pourraient nuire aux intérêts économiques des exploitants des centrales nucléaires, la sécurité des populations passant au 2e plan.
Il appartient maintenant aux autorités fédérales et cantonales bernoises de prendre les décisions qui s'imposent. Et si les politiques tergiversent, les citoyennes et citoyens pourront voter OUI à l'initiative « Sortir du nucléaire » lorsqu'elle sera soumise au vote. Mühleberg devra alors fermer au plus tard en 2017. Toujours mieux que l'autorisation d'exploiter illimitée voulue par 4 juges irresponsables du TF!

 

11/02/2013

Vous avez dit démocratie ?

Ces derniers mois, les marchands d'armes et les forces les plus réactionnaires du Parlement s'activent dans les coulisses pour empêcher qu'on puisse s'opposer par référendum à l'achat d'avions de combats, et les amateurs du sport spectacle essayent d'éviter un vote sur l'attribution d'un milliard à d'éventuels JO aux Grisons... Parallèlement, economiesuisse, l'UDC et le PLR inondent, à coup de millions, les médias de mensonges éhontés avant les votations du 3 mars !

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01/09/2012

L’hallali nucléaire

Je vous soumets un excellent article d'Olivier Cabanel faisant le point sur le nucléaire, paru sur le site Agoravox le 27 août 2012

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http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/l...


Alors que les lobbys du nucléaire tentent de faire croire à une improbable relance de leur énergie favorite, l’Europe quitte, sur la pointe des pieds, un nucléaire de plus en plus contesté et contestable.

En effet, contrairement à une idée fausse et pourtant largement répandue, l’Europe n’est pas si nucléarisée qu’on veut le faire croire.

Du Portugal, à l’Irlande, en passant par l’Italie, la Grèce, l’Autriche, la Pologne, la Lituanie, la Lettonie, l’Estonie, Chypre et le Danemark, ce sont déjà 147 millions d’Européens qui ont tourné définitivement la page du nucléaire.

Viennent ensuite les pays qui ont prévu d’en sortir : l’Espagne, la Belgique, l’Allemagne, la Suède et la Suisse sont du nombre, ce qui représente 150 millions d’habitants.

Il ne reste donc que 204 millions d’européens à avoir encore recours « sans limites » à cette énergie dangereuse : la Grande Bretagne, la Bulgarie, la Roumanie, la Hongrie, la France, la Slovaquie, la Tchéquie, les Pays Bas, la Slovénie, et la Finlande, sauf que dans la majorité de ces Etats, les populations y sont majoritairement hostiles.

En France d’après un sondage IFOP, ils sont 77% dans ce cas, (lien) en Bulgarie, le gouvernement, sous la pression populaire, à abandonné en mars dernier, le projet de la centrale nucléaire de Belene (lien), et il faut remonter à 1991 pour trouver encore quelques pays à promouvoir cette énergie à hauts risques.

Comme l’écrivait Jacqueline Denis-Lempereur dans les colonnes de « Science & Vie », EDF avait alors la dette la plus importante au monde pour un organisme, ou une société, puisqu’elle atteignait près de 35 milliards d’euros (lien) et début 2010, elle avait dépassé les 42 milliards d’euroslien

Sur les 27 pays que comporte l’Union Européenne, il ne reste donc plus aujourd’hui que 10 pays à imposer cette énergie dangereuse aux populations.

En Grande Bretagne, l’état, en refusant de subventionner les projets, bloque tout nouveau projet, prouvant par là que le nucléaire n’est pas rentable sans subventions.

Au Pays Bas, les néerlandais sont très inquiets au sujet de Fukushima, convaincus à 62% que la situation pourrait s’aggraver, les 2/3 de la population des Pays Bas pensant qu’une catastrophe du même type pourrait se produire dans l’un de leurs 2 réacteurs restants. lien

De la Tchéquie à la Slovaquie, en passant par la Hongrie, la Roumanie, et la Bulgarie, il ne reste plus que 16 réacteurs en fonctionnement, et ont déjà étés arrêtés.

Enfin, en Finlande, au-delà des 4 réacteurs qui fonctionnent, l’EPR peine à finir : son budget initial de 3 milliards d’euros va atteindre les 7 milliards, la date de démarrage est constamment repoussée (lien) et l’inauguration prévue pour 2009 a été repoussé au-delà de 2014.

De plus les 4 milliards d’euros de dépassement financier seront à la charge intégrale de la France, ce qui ne va pas arranger la balance commerciale de ce pays. lien

Ajoutons pour la bonne bouche que les déboires du chantier se multiplient, et que la crédibilité d’AREVA ne cesse de plonger, tout comme le cours de ses actions, lesquelles ont perdu en 4 ans 85% de leur valeur.lien

Les découvertes récentes de fissures sur les cuves des réacteurs de Doel, en Belgique, fissures potentiellement existantes aussi en Allemagne, Espagne, Pays bas, Suède et Suisse ne sont pas de nature à améliorer la situation.

La France n’est pas épargnée, ni par les fissures, ni par les problèmes de plomberie, puisque l’ASN a pointé du doigt le 28 juin 2012 des problèmes concernant 118 pièces de robinetterie défaillantes, pour 31 centrales (lien) mais comme l’écrit avec humour Stéphane Lhomme dans sa revue de presse, « les fissures françaises sont meilleures que les fissures belges ». lien

A ceci s’ajoute un défaut sur les grappes de commande à Fessenheim  : début juin 2012, sur les 48 grappes de commande8 posaient problème. lien

Revenons aux fissures, c’est grâce à un contrôle effectué en 2004 sur l’un des réacteurs de la centrale française du Tricastin, dont la cuve était zébrée de fissures horizontales (les plus dangereuses) que les exploitants belges ont découvert les 8000 probables fissures de la cuve du réacteur N°3 de Doel.

En attendant le redémarrage de ce réacteur n’est pas à l’ordre du jour, car il faudrait que l’exploitant prouve que ces défauts ne menacent pas l’intégrité du réacteur, ce qui semble un challenge compliqué, d’autant que dès septembre, c’est le réacteur de Tihange 2 (dont la cuve est du même constructeur) qui va être regardé de plus près. lien

Un rapport récent d’experts indépendants montre les insuffisances des tests de résistance, et Greenpeace a dressé la carte de l’éventuelle pollution en cas d’accident nucléaire en Europe.

On le voit, le nucléaire pose de plus en plus de problèmes en Europe…tout comme ailleurs.

Fukushima, rien n’est réglé, bien au contraire, et l’on ne peut que s’inquiéter des bricolages de fortune réalisés pour protéger la piscine du N°4, laquelle a été recouverte d’une simple bâche de plastique. photo

Sur cette photo, on peut juger de l’état du bâtiment dévasté.

L’occasion d’évoquer l’étonnement des japonais, devant notre utilisation régulière du mot « Fukushima  » : ils préfèrent parler du « 11 mars 2011 », car disent-ils fort justement, limiter la catastrophe à Fukushima n’est pas très cohérent, puisque la planète entière continue à être mise en danger.

D’ailleurs, n’utilisons-nous pas la date du 11 septembre plutôt que d’évoquer New York et la : « catastrophe des tours jumelles » ?

Nous sommes loin d’avoir fait le bilan de la catastrophe, puisque la centrale accidentée continue de cracher dans l’air, l’eau et la terre, des quantités effarantes de radioactivité, et il parait improbable que nous soyons à l’abri de cette pollution, à quelque endroit de la planète.

Yusutero Yamada, un ingénieur de 72 ans à la retraite a bouclé récemment une tournée aux USA, afin d’obtenir une intervention internationale, et que soit retiré à Tepco la mission de gérer la catastrophe. lien

La situation est en effet inquiétante, et elle continue de se dégrader. lien

Un homme qui travaillait sur le site vient d’y laisser sa vie, et malgré une dose cumulée de 25,24 millisieverts mesurée sur son corps, Tepco affirme qu’il n’y aurait pas de lien entre sa mort et la dose de radioactivité qu’il a reçu.

La piscine du réacteur N°4 est au cœur des préoccupations, puisqu’elle contient encore 264 tonnes de combustible nucléaire, et si la piscine venait à se vider, ou s’écrouler, la radioactivité dégagée représenterait 10 fois plus que celles produite par Tchernobyllien

Des rascasses pêchées au large de la centrale accidentée présentaient un niveau 258 fois supérieur à celui fixé par le gouvernement, soit 25 800 becquerels par Kg, battant le record mesuré sur du poisson de rivière dans le secteur de Fukushima (18 700 Bq/k).

Sans sourire, Tepco envisage de mesurer la radioactivité de profondeur dans l’Océan, en capturant crevettes ou crabes, afin de détecter l’origine de cette contamination. lien

Après l’apparition récente de mutations génétiques sur des papillons, suite à la catastrophe, nous ne sommes vraisemblablement pas à l’abri d’autres surprises et les chercheurs japonais à l’origine de cette découverte craignent maintenant que les êtres humains puissent bientôt en faire les frais. lien

Revenons à la piscine du N° 4.

Dans les colonnes du Nouvel ObservateurVincent Jauvert, propose un dossier complet sur la question.

Robert Alvarez, Haut responsable de l’énergie sous Bill Clinton, a été l’un des premiers à tirer la sonnette d’alarme, affirmant : « si un tremblement de terre ou tout autre évènement venait à affecter cette piscine, il pourrait en résulter un incendie radiologique catastrophique, avec près de 10 fois la quantité de césium 137 qui s’est propagée à la suite de l’accident de Tchernobyl ».

Le physicien français, Louis Basdevant, a déclaré que cette piscine, positionnée à 30 mètres du sol, semble être maintenue en hauteur par les seules « forces de l’esprit », et que sa chute pourrait être 60 fois plus grave que la catastrophe du 11 mars ».

Hiroaki Koide, professeur à l’Institut de Recherche nucléaire universitaire de Kyoto, ne dit pas autre chose, assurant que « si le bassin du réacteur N° 4 s’effondrait, les émissions de matière radioactive seraient énormes : une estimation prudente donne une radioactivité équivalente à 5000 fois la bombe d’Hiroshima ». lien

C’est ce que confirme dans cette vidéoArnie Gundersen, ingénieur spécialisé dans le nucléaire, déclarant que les assemblages stockés dans la piscine du N° 4 pourraient prendre feu, avec les conséquences que l’on imagine.

Alors si aujourd’hui, ils sont de plus en plus nombreux ces pays à quitter le monde sans avenir du nucléaire, préférant se tourner vers des énergies propres et renouvelables, il n’en reste pas moins que, tant que le combustible de cette piscine n’aura pas été évacué, le monde entier restera sous la menace du pire accident nucléaire qu’ait jamais pu connaitre notre planète.

Comme disait un vieil ami hindou : «  d’abord ils vous ignorent, puis se moquent de vous, vous combattent, et enfin, vous gagnez  ».

L’image illustrant l’article provient de « journaldel’environnement.net »

21/08/2012

Gripen : beaucoup trop cher pour un avion sur papier!

Hier, on a examiné en détail, en séance de la commission de la politique de sécurité du Conseil national, comment l'armée a gaspillé 700 millions pour un système de conduite et d'information des Forces terrestres (FIS FT) qui ne répond pas aux attentes. Les difficultés de télécommunication ont été sous-estimées et maintenant l'utilisation mobile en est restreinte; c'est comme si on avait acheté des natels utilisables seulement à la maison...

Aujourd'hui, un rapport de sous-commission, indique qu'on est parti pour un fiasco encore plus important pour l'achat de nouveaux avions de combat :
Les Gripen E/F que le Conseil fédéral a choisi pour remplacer les F-5 Tiger, n'existent pour l'instant que sur papier. Ils devraient comporter 98 améliorations par rapport aux Gripen C/D qui volent aujourd'hui. Seules 32 des améliorations souhaitées ont déjà été testées, quasiment impossible d'évaluer quel sera le coût final du Gripen « amélioré » E/F.
Le Brésil et la Hongrie, aussi intéressés dans un premier temps à l'achat de Gripen, semblent avoir fait d'autres choix; la Suède et la Suisse risquent donc de devoir porter seules le poids de la mise au point de ce nouvel avion. Qui payera la note finale?
L'avenir de SAAB aviation semble en outre compromis. Les entretiens et les mises à jour périodiques de ces avions de combat, la fourniture de pièces de rechange, sont-ils dès lors assurés?

Mais la polémique ouverte sur ce choix du Gripen E/F ne doit pas nous faire oublier le fond du problème.
La Suisse n'a pas besoin de nouveaux avions de combat : nos FA 18 suffisent amplement pour assurer la police du ciel helvétique. Et ce ne sont pas « seulement » 3,1 milliards que M. Maurer et ses généraux aimeraient prendre dans les poches des contribuables pour ces avions de combat, mais une somme 3 à 4 fois plus importante sur les 30 prochaines années, car il faut ajouter les coûts d’exercice, d’entretien et d’«améliorations» périodiques destinées à augmenter les capacités de combat de ces joux-joux.

La Suisse pourrait s’investir de manière bien plus intelligente pour une économie durable, dans la formation, le développement des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique, dans la coopération au développement, dans la promotion civile de la paix, ou encore pour la sécurité sociale dans notre pays!