24/03/2015

FSM2015 TUNIS

Cet après-midi marche d'ouverture du Forum Social Mondial à Tunis, du centre au Bardo. Vivante et bigarrée, malheureusement sous l'orage. Demain choix entre des centaines d'ateliers...

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23/03/2015

Délégation suisse au Forum Social Mondial

Une délégation suisse de 70 personnes, parlementaires, membres d'ONG et journalistes, s'est rendue à Tunis pour le Forum Social Mondial. Aujourd'hui elle a visité quelques projets et entreprises soutenus par la Coopération suisse, touchant à la transition démocratique, le développement économique et l'aide au retour de requérant d'asile déboutés. J'ai pu apprécier l'action dans la formation professionnelle d'Elan20150323_094109.jpg, entreprise d'entraînement, et d'ENDA dans le microcrédit. On a notamment vu une boulangerie, une crèche et une ferme thérapeutique. Ce soutien est limité dans le temps et vise à appuyer la transition démocratique. En fin de journée, dialogue avec des représentants de la société civile. Demain discussion avec Chico White, cofondateur du FSM et avec Peter Niggli, directeur d'Alliance Sud, puis début du FSM à proprement parler.

11/03/2015

Fukushima : 4 ans après, la catastrophe ne fait que commencer !

Le 11 mars 2011, le panache radioactif a répandu sur des centaines de kilomètres des éléments qui portent atteinte aux os et viscères et provoquent des pathologies cardio-vasculaires.

4 ans après :
Les examens de la thyroïde effectués sur les 370 000 enfants et jeunes de la préfecture de Fukushima ont permis de détecter 87 cas de cancer, alors que cette pathologie est rarissime. Certains éléments radioactifs, comme le Césium 137 ou le strontium 90, dont la radioactivité ne diminue de moitié qu'après une trentaine d’années, sont toujours présents dans les sols, les jardins, les rizières et les forêts.
20 000 "décontamineurs" continuent de remplir des sacs... Que d'efforts dérisoires : couche de terre grattée, maisons passées au karcher… Et dans les forêts, qui constituent plus des deux tiers de la province de Fukushima, on ne peut rien faire. Elles restent à l'origine d'une importante contaminations secondaire par le vent et l'eau. Les atteintes à la santé risquent de croître encore ces prochaines années.

4 ans après :
Pour ne pas devoir évacuer davantage de personnes et dans l'espoir de réhabiliter une partie du territoire évacué, les autorités ont multipliée par 20 la limite d’irradiation « acceptable » : 20 millisieverts par an au lieu de 1 !
Malgré cela plus de 120 000 déplacés n’ont toujours pas pu rentrer chez eux.
Mais, hors de la zone d’exclusion de 20 km, bien que le niveau de radioactivité ambiant reste élevé par endroits même à 100 km de la centrale, les enfants ne sont pas évacués. Condamnés à porter des dosimètres, ils doivent alors rester enfermés et ne peuvent quasiment pas jouer dehors.

 4 ans après :
La politique de désinformation du gouvernement japonais est de plus en plus inquiétante. Les intérêts de l'économie et de l'industrie prennent plus d'importance que la protection de la population. L'entrée en vigueur de la loi sur le secret en décembre 2014 met fin au secret des sources pour les journalistes et donne aux autorités la possibilité de classer « top secret » certains documents sans justifications.
La catastrophe continuera dans un silence médiatique assourdissant !

 4 ans après :
La situation n'est toujours pas maitrisée à la centrale de Fukushima. Le stockage de l'eau radioactive, utilisée pour le refroidissement des réacteurs accidentés, reste problématique.
De l’eau doit être injectée en permanence pour refroidir les réacteurs, plus de 370'000 tonnes d'eau hautement contaminée sont recueillies sur le site de la centrale dans des milliers de cuves dont l'étanchéité s'avère peu fiable, comme en attestent des fuites classées au niveau 3 de l'échelle internationale des événements nucléaires. Chaque jour, 400 nouveaux m3 supplémentaires sont pompés et stockés, mais 300 m3 d'eau contaminée partent vers la mer. De plus, personne ne sait ce qu'il est advenu du combustible des réacteurs accidentés qui a percé le fond des cuves.

4 ans après :
Plus de 6000 travailleurs se relaient en permanence sur le site des centrales accidentées, dangereusement exposés aux rayonnements. Face à la pénurie de travailleurs qualifiés et en bonne santé, l’industrie nucléaire va jusqu’à recourir aux Yakuzas, la mafia japonaise, pour recruter des SDF comme « liquidateurs ». Le système de sous-traitance en cascade, souvent lié à la pègre, rend difficile le suivi sanitaire et ces personnes devront affronter seules plus tard les conséquences sur leur santé de la radioactivité.

 4 ans après :
Seules 4 centrales nucléaires ont été remises en service
La relance des réacteurs nucléaires du Japon est bloquée par une résistance sans précédent des populations locales. Pourtant le pays n'a pas connu de pénurie massive d'électricité, ce qui démontre que le nucléaire n'est pas indispensable. Les efforts de la population pour maîtriser la consommation d'énergie ont payé. La crise énergétique annoncée par les partisans du nucléaire n'a pas eu lieu. Le Japon est devenu le 2ème marché dans le monde en ce qui concerne le photovoltaïque, derrière la Chine. Une sortie du nucléaire est possible au Japon, quoiqu'en disent le gouvernement et les milieux économiques.

 4 ans après :
L'électricité éolienne et solaire devient moins chère que le nucléaire !
Pour les nouvelles installations, on voit que :
Le nucléaire obtient en Angleterre une garantie de reprise pendant 35 ans à 12 ct€/kWh, indexés.
Le kWh éolien terrestre, coûte en moyenne entre 4 et 8 ct€
Et les installations solaires photovoltaïques les meilleurs marché ont un coût de production d’environ 10 ct€/kWh...
Remplacer le nucléaire par les nouvelles renouvelables ou l'efficacité énergétique non seulement renforce la sécurité, mais est économiquement intéressant !

 4 ans après :
En ce 11 mars 2015, je renouvelle avec tous les antinucléaires l'appel pour une sortie immédiate du nucléaire, afin de préserver les populations d'une nouvelle catastrophe, au Japon, mais aussi en Suisse et partout ailleurs.
5 centrales ont subi un accident majeur : plus qu'une pour cent. Le « risque résiduel » est loin d'être négligeable. Les faits démentent les calculs et simulations des pronucléaires sur la sûreté des centrales.
Au Japon la plupart de émissions radioactives sont parties en mer, épargnant les populations. Rien de tel en Suisse, où le plateau serait contaminé par un accident majeur. Plus de 800'000 personnes devraient être évacuées.
Nous devons réduire ce risque et arrêter nos centrales au plus tard après 45 ans d'exploitation.

09/12/2014

Arrêtons de jouer à la roulette russe avec de vieilles centrales nucléaires !

stratégie énergétique 2050,risques du nucléaire,energies renouvelablesLe Conseil national, a défini la stratégie énergétique 2050.
De nombreuses décisions clairvoyantes ont été prises, qui profiteront aussi bien à l'environne-
ment qu'à notre économie :

(BEN LeMatin)

  • Accroitre les moyens pour réaliser les 36'000 installations solaires, hydrauliques, éoliennes et de biomasse actuellement sur liste d'attente

  • Simplifier les procédures d'autorisation pour les construire

  • Encourager les électriciens, par un système de bonus-malus, à favoriser l'efficacité énergétique et à lutter contre les gaspillages

  • Investir 450 millions par an pour améliorer l'énergétique des bâtiments

  • Autoriser uniquement la vente des appareils les moins énergivores

  • Remplacer progressivement les chauffages électriques qui consomment en hiver l'équivalent de la production de Mühleberg, Beznau I et II

  • Réduire les émissions de CO2 du parc automobile

  • Interdire la construction de nouvelles centrales nucléaires : les énergies renouvelables et l'efficacité énergétique remplaceront les anciennes

Seuls points négatifs, mais de taille, une majorité conservatrice du Conseil national, aveuglée par la perspective de bénéfices à court terme, a refusé d'exiger une sécurité croissante des centrales nucléaires en fin de vie. Pourtant elles deviennent chaque jour plus dangereuses, les chocs thermiques et les radiations les abimant progressivement. Le Conseil national a aussi refusé de les arrêter après 45 ou 50 ans, alors qu'elles étaient conçues pour durer 30-40 ans, et qu'une planification de leur arrêt favoriserait les investissements pour produire du courant vert. Il laisse même la porte ouverte à des indemnisations pour mettre hors service ces vieilles casseroles.
Au Conseil des Etats, maintenant de corriger ces défauts qui mettent gravement en danger la sécurité et l'économie de notre pays, ou au peuple de voter OUI, le moment venu, à l'initiative « Sortir du nucléaire ».

 

01/09/2014

Beznau : inquiétant anniversaire

45 ans, ça suffit! Cessons de jouer à la roulette russe avec des centrales nucléaires !
Aujourd’hui, le réacteur de Beznau I atteint 45 ans d’activités. C'est la plus vieille centrale nucléaire au monde. Il faut la fermer sans délai.

beznau1.JPGDes responsables des Verts suisses et argoviens ont tenu un point presse devant la centrale nucléaire de Beznau pour demander sa mise hors service immédiate. La plus vieille centrale nucléaire au monde fait courir un risque inacceptable aux être humains et à l’environnement.
Le maintien de centrales nucléaires dans un état de vétusté avancé, sans date-butoir de fin d’exploitation et soumises à la responsabilité d’une autorité de surveillance nucléaire laxiste, ne constitue pas seulement un grave danger, elle retarde aussi l’indispensable tournant énergétique. Une augmentation de l’efficacité énergétique et le développement des énergies renouvelables permettent de remplacer sans problèmes Beznau 1 et 2 ainsi que Mühleberg.

Ces vieilles centrales ne pourront jamais être mises à un niveau technique correspondant aux exigences de sécurité actuelles, tout comme un téléphone des années 60 ne peut être transformé en portable. Plutôt que de consacrer 700 millions de francs à la réhabilitation des structures existantes, comme elle l’a annoncé, AXPO ferait mieux d’investir ces sommes dans l’arrêt définitif de la centrale de Beznau et dans les énergies renouvelables.

La liste des défauts connus de la centrale de Beznau est longue :

  • Alimentation électrique de secours et système de refroidissement d’urgence insuffisants
  • Risque en cas de catastrophe aérienne, car l’enveloppe extérieure de 70 à 90 cm est trop fine
  • Protection contre les tremblements de terre et les inondations non garantie
  • Corrosion de l’acier de l’enceinte de confinement primaire

Sans sortie du nucléaire, pas de tournant énergétique :
L’inspection fédérale de la sécurité nucléaire IFSN elle-même demande des durées d’exploitation maximales contraignantes pour les centrales suisses. Le Parlement doit maintenant répondre à cet appel et limiter la durée de vie de ces centrales. Faute de quoi, les Verts iront devant le peuple avec l’initiative "Sortir du nucléaire".

07/05/2014

Deux bonnes nouvelles ce mercredi après-midi

A l'issue de sa rencontre avec le président de l'OSCE Didier Burkhalter, Vladimir Poutine a déclaré que la Russie allait retirer ses troupes de la frontière avec l'Ukraine.

Il a aussi demandé aux séparatistes pro-russes de reporter le référendum prévu le 11 mai sur la «déclaration d'indépendance» de la république autoproclamée de Donetsk.

Tout reste à faire, mais on peut commencer à espérer que Russie, Europe et Etats-Unis arriveront à coopérer pour aider les Ukrainiens à vivre en paix et développer leur pays.

 

Puis, à 17heures, l'institut de sondage gfs rendait public que, à 12 jours des votations du 18 mai, le camp du NON au Gripen continue à être majoritaire : 51% de NON (-1%), contre 44% de oui (+2%). En Suisse romande le NON progresserait même de 2% à 59% !

Mais rien n'est joué. Le camp du oui n'arrive pas à expliquer pourquoi il faudrait gaspiller 10 milliards pour 22 Gripen, alors que les 32 F/A-18 peuvent assurer la police aérienne, qu'ils « sont à un bon niveau technique et seront engagés jusqu'en 2030 au moins » (p. 38 de la brochure officielle de votation). Mais jusqu'au dernier jour le camp du oui peut encore convaincre les indécis à coup de slogans sécuritaires. Les millions du lobby militaire financent leurs affiches et annonces.

Votez et faites voter gripenon.ch !

ukraine,gripen,sondage

 

 

24/03/2014

Engagement des forces aériennes : information ou propagande ?

Depuis l'achat des F/A-18, la Suisse a déjà dépensé 1562 millions pour leur mise à jour.Encore récemment, lorsque le Parlement a voté 404 millions pour « maintenir leurs capacité de combat » puis 180 millions pour acheter les « missiles à longue portée AMRAAM », M. Maurer et ses colonels certifiaient que, constamment modernisés de la sorte, les F/A-18 seraient prêt à remplir leurs missions au moins jusqu'en 2035. Maintenant, pour les besoins de la propagande « PRO Gripen », M. Maurer affirme, à en croire le communiqué de l'ATS, que les F/A-18 devraient être mis hors course d'ici 2025...

Lorsqu'en 2010 le Parlement a demandé que nos forces aériennes soient prêtes à l'engagement 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, et pas seulement aux heures de bureau, M. Maurer, qui visiblement n'estimait pas cela urgent, annonçait que ce serait fait d'ici 2020 et que cela coûterait 25 à 30 millions supplémentaires par année. Aujourd'hui il annonce que les coûts pour les 100 nouveaux postes nécessaires seraient de 300 millions de francs par année : 3 millions par poste... A-t-il multiplié le montant par 10 pour les besoins de la propagande ?

Une fois de plus M. Maurer semble être prêt à raconter n'importe quoi pour convaincre les électrices et électeurs de voter l'achat des Gripen, avions de combats de 3e choix et superflus ! 

19/03/2014

Pour ou contre un cadeau de 10 milliards à l’industrie militaire

Les Suisses réaliseront-ils que le 18 mai on ne vote pas pour ou contre l’armée, mais pour ou contre l’achat d’avions de combat superflus, pour ou contre un cadeau d’une dizaine de milliards à l’industrie de l’armement ? La réponse à cette question détermina le résultat du vote.

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11/03/2014

FUKUSHIMA : témoignage de la zone interdite mercredi 12 à Lausanne

Que se passe-t-il vraiment dans la zone interdite autour de Fukushima ? Entre 2012 et 2013 Janick Magne, enseignante de français dans une université de Tokyo s’est rendue 3 fois dans la zone pour enquêter et prendre des photos. Installée au Japon depuis 34 ans, elle n’avait rien d’une militante avant la catastrophe du 11 mars 2011. Aujourd’hui elle fait des tournées de conférences pour témoigner. Venez l’écouter, voir ses photos et lui poser vos questions à Lausanne, av. Dickens 6, ce mercredi 12 mars à 20h.

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Les normes antiracistes continueront à faire mal au ventre à certains leaders UDC

Les hasards du calendrier font qu'à quelques heures d'intervalle :

  • L'Office fédéral de la justice a annoncé que la Suisse allait demander à la Cour européenne des droits de l'homme de renvoyer le cas Perinçek devant la Grande Chambre. Ce recours vise à préciser la marge de manœuvre dont disposent les autorités suisses dans l'application del'art. 261bis du Code pénal qui sanctionne l'incitation publique à la haine ou à la discrimination raciale, ethnique ou religieuse. Cette démarche a pour but d'éviter, par exemple, que des extrémistes comme Perinçek puissent nier publiquement la réalité du génocide arménien et échapper à toute sanction en invoquant la liberté d'expression.

  • Le Conseil national a refusé sèchement, par 129 voix contre 55, la motion d'Oskar Freysinger qui, prétextant la défense de la liberté d'expression, demandait l'affaiblissement de la norme antiraciste inscrite à l'article 261bis du Code pénal. C'est un vote encore plus net qu'en 2007 quand le Conseil national avait déjà rejeté, au terme d'un débat mouvementé, une motion du groupe UDC demandant la suppression de la commission fédérale contre le racisme...

 

Avis aux UDC qui déclarent comme Christoph Blocher que les dispositions antiracistes de la Suisse leur font mal au ventre !