29/02/2012

« Les maquereaux des cimes blanches » ont encore frappé

L'initiative « Pour en finir avec les constructions envahissantes de résidences secondaires » est encore soutenue par une majorité de citoyennes et citoyens, mais l'obtention, le 11 mars, de la double majorité, peuple et cantons, sera difficile. Les bétonneurs et les spéculateurs disposent de moyens financiers considérables et peuvent compter sur l'appui d'une majorité de politiciens, même de « Verts libéraux ». Maurice Chappaz dénonçait déjà en 1976, dans son livre « Les Maquereaux des Cimes Blanches », cette alliance suspecte entre spéculateurs et certains notables.

Aujourd'hui ils n'hésitent pas, pour imposer le NON à effrayer les électrices et électeurs en recourant à des images d'un autre temps, une faucille qui démolit un chalet idyllique, et à avancer des arguments fallacieux:

 

  • des milliers d'emplois seraient perdus: en réalité les entrepreneurs du bâtiment pourront toujours construire des logements principaux, ceux à loyers accessibles faisant cruellement défaut, ou des appartements et chalets de vacances à louer à la semaine, ou se reconvertir dans l'amélioration énergétique des bâtiments existants. En réalité c'est le laisser faire actuel qui enlaidit localités et paysages, et menace l'économie touristique.

  • les résidences secondaires se répandraient ailleurs, dans des localités encore épargnées par l'invasion de lits froids: en réalité chaque commune pourra se protéger par un règlement adapté, limitant à moins de 20% le nombre résidences secondaires, ou les excluant de certains quartiers, ce qu'ont déjà fait les plus avisées.

  • il ne faudrait pas fixer une limite nationale, mais laisser cantons et communes légiférer, comme la nouvelle loi le prévoit: en réalité la nouvelle loi est trop floue, et on peut craindre que les autorités locales, souvent proches des spéculateurs, fixent trop haut le % autorisé de résidences secondaires.

Nous pouvons donc voter sans hésiter OUI à l'initiative «Pour en finir avec les constructions envahissantes de résidences secondaires» aussi bien pour préserver nos plus beaux paysages que dans l'intérêt économique des localités touristiques et de leurs habitants.

01/07/2011

L'énorme potentiel de l'efficacité énergétique

Après Fukushima, la plupart des gens souhaitent sortir progressivement du nucléaire.

On a vu ce que représente le « risque résiduel » : une centrale sur 100 finit par « crasher », libérant de la radioactivité et portant gravement atteinte à la santé des populations environnantes.

Ce risque, longtemps occulté, est inacceptable.

Mais la question qui revient sans cesse est : peut-on se passer du nucléaire ?

Au niveau mondial, c'est évident: les centrales nucléaires fournissent à peine plus que 2% de l'énergie utile. Insignifiant ! Mais chez nous en Suisse?

Rappelons quelques faits : le nucléaire fournit dans notre pays environ 40% de l'électricité consommée, donc environ 10% de toute l'énergie.

Mais on peut constater qu'au moins 40% de l'électricité que nous consommons est gaspillée et pourrait être économisée en utilisant de meilleurs appareils et de meilleures techniques, déjà disponibles aujourd'hui...

Réduire le gaspillage

S.A.F.E, l'Agence Suisse pour l’efficacité énergétique, a actualisé dernièrement une étude qui montre que, d'ici à 2035, on peut économiser annuellement 26 TWh d'électricité, autant que la production de nos 5 centrales nucléaires. Ces économies sont réalisables dans de très nombreux secteurs:

  • 5,6 TWh pour les appareils et l'éclairage dans les logements;

  • 5,1 TWh pour les installations techniques et l'éclairage dans les services, le commerce et l'industrie;

  • 1,9 TWh pour les appareils de bureau, technologies de l'information et de la communication;

  • 7,8 TWh pour les utilisations industrielles et artisanales (dont 75% pour des moteurs);

  • 5 TWh pour les chauffages et la production d'eau chaude sanitaire électriques...

Vous pouvez en trouver le détail sous http://www.efficace.ch en ouvrant la fiche d'information et le tableau du « potentiel d'économie d'électricité 2035 ».

Agir dès aujourd'hui

Mais quelles mesures prendre pour que ces économies ne restent pas seulement « potentielles », mais qu'elles deviennent réelles, qu'on gaspille moins d'énergie en Suisse?

Voilà quelques pistes que le Conseil national a déjà demandé au gouvernement de suivre:

  • interdire la vente de tous les appareils électriques de mauvaises qualité énergétique, qui gaspillent énormément d'électricité;

  • remplacer les chauffages électriques par des chauffages aux pellets ou par des pompes à chaleur;

  • chauffer au moins une partie de l'eau chaude sanitaire par des énergies renouvelables, notamment des panneaux solaires thermiques...

Investir pour économiser

Certaines de ces mesures, sont très rapidement rentables: Des appareils qui consomment moins d'énergie sont plus chers, mais en quelques années les économies réalisées sur les factures d'électricité dépassent le surplus du prix d'achat. Interdire la vente des appareils les plus énergivores est donc un service que les autorités peuvent rendre aux consommateurs.

D'autres mesures, par contre, nécessitent de nombreuses années pour être amorties. Des aides et des mesures d'encouragement s'imposent. C'est le cas, par exemple, pour le remplacement des chauffages électriques directs, avant de les interdire à terme.

Il est important que le Parlement qui sortira des urnes cet automne, comporte une majorité prête à agir dans ce sens.

Agir aussi individuellement

Mais l'encouragement des meilleures techniques ne servira à rien en l'absence d'une prise de conscience qu'il faut éviter les gaspillages:

  • Acheter un téléviseur qui consomme moins est inutile si, prétextant qu'il est économe, on le laisse allumé du matin au soir...

  • Avoir une maison bien isolée, mais laisser les fenêtres tout le temps ouvertes parce qu'il fait trop chaud, à cause d'un mauvais réglage, annule les économies...

Bref, le potentiel des économies d'énergies est là. Les réaliser permettrait non seulement de « sortir du nucléaire », mais aussi d'économiser à terme des milliards de francs.

A nous de prendre les bonnes mesures législatives et individuelles pour concrétiser ce potentiel ces prochaines années!

 

08/06/2011

Le Conseil national dit NON à la construction de nouvelles centrales nucléaires

Encore hier l’Agence de la Sûreté Nucléaire japonaise a révélé qu’elle double l'évaluation de la quantité de matières radioactives rejetées dans l’air pendant les premiers jours de la catastrophe de Fukushima Daiichi.

Nous savons tous aujourd'hui ce que signifie « risque résiduel » lorsqu'il concerne le nucléaire: au moins une centrale sur 100 crashe !

Seriez-vous prêts à partir en voyage en avion si vous saviez qu'un avion sur 100 s'écrase? Sûrement pas.

Les votes de ce matin du Conseil national pour ne plus admettre la construction de nouvelles centrales nucléaires en Suisse se justifient donc entièrement, mais il faut maintenant prendre des décisions pour pouvoir se passer de l'électricité d'origine nucléaire dans des délais raisonnables.

Il ne faut surtout pas attendre, pas besoin d'études complémentaires.

De nombreuses études, et les réalisations chez nous et dans d'autres pays, montrent clairement qu'en investissant les dizaines de milliards qui étaient prévus pour construire de nouvelles centrales nucléaires dans l'efficacité et les renouvelables nous pouvons disposer de toute l'électricité nécessaire: en limitant les gaspillages et en améliorant l'efficacité énergétique, on peut réaliser des économies équivalant à la production des centrales nucléaires suisses. Le potentiel d'augmentation de l'électricité renouvelable équivaut, lui aussi à la production de nos centrales nucléaires.

On verra ces prochaines heures si le Conseil national prendra sans atermoiements les bonnes décisions. Approuvera toutes les motions et les postulats qui nous permettrons d'atteindre ce but. Elles proviennent de tous les partis.

En particulier: que ce soit pour ôter le couvercle qui bloque la réalisation d'installations pour produire du courent vert (motions Häberli-Koller, Baümle, van Singer,) ou pour améliorer l'efficacité énergétique (motions Teuscher, Noser, Geri Müller, Nordmann...), pour remplacer les chauffages électriques (motions Grunder) pour simplifier les procédures d'autorisation (motion Cathomas) ou encore pour renforcer la recherche énergétique (motions Maire, Riklin)...

Espérons que le Parlement dépasse les clivages partisans et accepte les bonnes propositions indépendamment de leur provenance.

 

14/03/2011

Chapeau Madame Leuthard, c'est un bon début !

Mme Leuthard suspend les procédures concernant les nouvelles centrales nucléaires. Chapeau !!!

Vous trouverez plus loin le communiqué officiel,

Espérons que maintenant nos autorités arrivent à la conclusion que la sécurité absolue n'existe pas, que personne ne peut garantir qu'aucun imprévu, d'origine naturelle ou humaine, ne provoque un accident majeur dans une de nos centrales.
Il faut tout faire pour améliorer la sécurité des centrales existantes et surtout ne pas en construire de nouvelles!
Aujourd'hui nous savons et pouvons faire mieux. Investir ces dizaines de milliards dans les renouvelables et l'efficacité énergétique. On aura plus d'énergie à disposition, plus de places de travail de qualité en Suisse, sans les risques du nucléaire. Risques pour nous, mais aussi pour nos enfants, nos petits enfants et les générations futures, tant il est vrai que si nous autorisons aujourd'hui la construction de centrales nucléaires, elles seront encore en fonction, sauf accident, à la fin du siècle. Et les déchets menaceront la biosphère pour des millénaires!
Et si certains partis et certains politiciens, renforcés dans leurs convictions pronucléaires par de juteuses places dans des conseils d'administrations ou par des versements aux caisses des partis, continuent à prôner la construction de centrales nucléaires en Suisse, nous espérons que les citoyen-nes sachent dire NON dans les urnes!

 

 

Berne, 14.03.2011 - Lundi matin, à l’issue d’une réunion avec des représentants de l’Office fédéral de l’énergie (OFEN) et de l'Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN), la conseillère fédérale Doris Leuthard a décidé de suspendre les procédures en cours concernant les demandes d'autorisation générale pour les centrales nucléaires de remplacement. L’IFSN a été chargée d’anticiper le réexamen de la sécurité des centrales nucléaires existantes. Un tel réexamen est déjà en cours à la centrale de Mühleberg. Doris Leuthard: « La sécurité a la priorité absolue. »

La cheffe du Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication (DETEC) reçoit régulièrement des informations des services compétents sur l’évolution au Japon et tient le Conseil fédéral au courant de la situation. La conseillère fédérale Doris Leuthard a reçu aujourd’hui le directeur de l’OFEN Walter Steinmann et le directeur de l’IFSN Hans Wanner, ainsi que d’autres représentants des autorités compétentes. Suite aux derniers développements et aux discussions internes, elle a décidé de suspendre les procédures concernant les trois demandes d'autorisation générale pour les centrales nucléaires de remplacement jusqu’à ce que les normes de sécurité aient été soigneusement réexaminées et, si nécessaire, adaptées.

La conseillère fédérale Doris Leuthard a chargé l’IFSN d’analyser les causes exactes de l’accident survenu au Japon et d’en tirer les conclusions s’agissant de l’élaboration éventuelle de nouvelles normes plus strictes, notamment en matière de sécurité sismique et de refroidissement. Les conclusions de ces examens  devront être prises en compte dans l’évaluation de la situation  pour les centrales existantes ainsi que pour les nouvelles centrales prévues. Les demandes d'autorisation générale pour le remplacement des centrales nucléaires existantes ne pourront être évaluées qu’à la lumière de ces conclusions. Pour la cheffe du DETEC, la « sécurité et le bien-être de la population ont la priorité absolue ».

Les experts de la Confédération sont en contact permanent avec des experts au niveau international, notamment avec ceux de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), de l’OCDE et de l’UE. La conseillère fédérale Doris Leuthard est tenue en permanence au courant de l’évolution au Japon. Elle a chargé l’IFSN de fournir à la population des informations régulières. Selon la dernière évaluation de la situation de l'IFSN, il n'existe toujours aucun danger immédiat pour la population suisse.

 

13/02/2011

Le NON au nucléaire progresse

49% de NON à une centrale nucléaire à Mühleberg, alors qu'en 2003 seulement 32,5% des Bernois avaient clairement fait le choix de "Sortir du nucléaire »!
Près de 80% de NON à un dépôt de déchets au Wellenberg, 4 citoyen-nes sur 5!, alors qu'en 2002 seulement 57,53 des Nidwaldiens avaient dit NON!
Ces résultats, consultatifs, montrent une prise de conscience croissante de la part des suisses-ses : l'avenir appartient aux renouvelables et à l'efficacité énergétique.
Dommage que le lobby nucléaire ait eu les moyens de faire valoir qu'avec Muhleberg II 1300 emplois seraient crées, alors que les partisans des renouvelables et de l'efficacité énergétique, fautes de moyens, n'ont pas pu faire savoir à tous:
que ces dernières années rien que les 5 entreprises bernoises les plus actives dans le solaire ont créé 1300 emplois,
que les renouvelables et l'efficacité énergétique, non seulement peuvent fournir toute l'électricité dont nous avons besoin, mais créeraient nettement plus d'emplois de qualité ! Et cela sans les déchets radioactifs, que personne ne veut, et sans les atteintes à l'environnement et à la santé inhérentes au nucléaire.
Du travail d'information en perspective avant les votes du 15 mai dans les cantons de Vaud et du Jura, puis avant le vote décisif de 2013.

11/02/2011

De Dakar, Forum Social Mondial

Toute personne habituée aux standards d'organisation et de ponctualité helvétiques, qui participe pour la première fois à un Forum Social Mondial (FSM) est probablement un peu surprise. S'agit-il d'organisation désordonnée? De désordre organisé?
Puis elle apprend que le président « néolibéral » du Sénégal Wade, et les responsables du campus universitaire où le Forum a lieu, n'ont pas vraiment facilité son déroulement. Imaginez à quel point il est difficile de permettre à 70'000 participants de travailler de façon efficace...
En tout cas, chaque jour, il y a eu moyen de participer à des ateliers passionnants: Une chose c'est lire des rapports, étudier des dossiers... une autre échanger avec des personnes directement concernées par les problèmes!
Les jours qui ont précédé le FSM, les 60 membres de la délégation suisse, (parlementaires Verts, PS et PDC, responsables d'ONG, syndicalistes et journalistes) ont eu la chance de visiter en petits groupes plusieurs réalisations des ONG suisses. Important pour le travail des parlementaires, qui doivent décider de l'attribution de budgets pour l'aide au développement.
Les échos des Sénégalais-es concerné-es était très positif. Depuis des années, des Suisses les aident à s'organiser, à se prendre en charge, à agir sur les causes de leurs problèmes. Plus particulièrement dans deux domaines: Accaparement des terres et pillage des mers
Il nous est clairement apparu que parallèlement à l'action locale, des interventions dans les pays du nord, y compris en Suisse, sont indispensables. Par exemple, pour définir la co-responsabilité des sociétés mères, domiciliées notamment en Suisse, pour les agissements des leurs filiales dans les pays du Sud ou encore pour freiner les placements spéculatifs de capitaux suisses, ou transitant en Suisse, dans l'achat de terres au sud...
Les échanges et ateliers qui se sont déroulés pendant le forum ont permis de définir des actions nécessaires. Le slogan du FSM était: une autre Terre est possible. Dans les domaines de l'accaparement des terres et du pillage des mers on peut vraiment dire: des changements rapides sont indispensables!
Je donnerai la priorité, dans mes prochains billets de Dakar, à ces deux objets, vitaux pour des centaines de millions de personnes et liés à l'action suisse au Sénégal, même si j'ai aussi eu l'occasion ici d'apprendre et d'échanger dans les domaines de l'énergie et de l'éducation.

23/12/2010

Des ordures radioactives pour cadeau de Noël ?

Au Niger, en guise de cadeau de Noël à la population, la société minière Somaïr (groupe Areva, ) a répandu 200 000 litres de déchets extrêmement radioactifs dans l'environnement, à seulement 3,5 km de la ville d'Arlit. Trois hectares sont gravement contaminés. À l'origine de cette pollution, la rupture, le 11 décembre dernier, des digues de bassins de décantation, qui contiennent des éléments radioactifs hautement toxiques.
Cette grave contamination montre la négligence dont Areva fait régulièrement preuve dans l'extraction de l'uranium pour nos centrales. Le groupe français sacrifie la santé des Nigériens pour alimenter les réacteurs nucléaires en uranium.
Alors  que nous nous apprêtons à passer les fêtes éclairés et chauffés en partie avec de l'uranium du Niger, les Nigériens font les frais de l'exploitation de ce minerai. Rappelons que 100 % de l'uranium utilisé en Suisse est importé : le nucléaire nous rend entièrement dépendants de l'étranger. Et toute l'industrie nucléaire est spécialement polluante et dangereuse : l'augmentation des cancers et leucémies autours des centrales et des dépôts de déchets radioactifs le prouve.
Une politique énergétique respectueuse de la santé publique et de l'environnement, est parfaitement réaliste :  développer les renouvelables et l'efficacité énergétique est préférable aussi bien pour l'environnement que pour l'économie !

Toujours deux de trop !

En accordant leurs violons, et en s'unissant pour construire et exploiter de nouvelles centrales nucléaires en Suisse, Alpiq, Axpo et BKW essaient de montrer un visage raisonnable.
En réalité ces sociétés électriques persistent dans un très mauvais choix, tant du point de vue écologique qu'économique:

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  • Pourquoi investir dans le nucléaire 20 ou 30 milliards qui ne rapporteront pas un sous avant 2025, alors qu'en consacrant les mêmes sommes à la réduction des gaspillages, au développement des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique on disposerait de plus d'électricité et on créerait au moins 10 fois plus d'emplois de qualité en Suisse?
  • Pourquoi construire des installations qui sèment cancers et leucémies des dizaines de kilomètres à la ronde?
  • Pourquoi rester dépendant de l'étranger aussi bien pour la construction des centrales que pour les fournitures d'uranium?
  • Pourquoi continuer à empoisonner la planète en extrayant et transformant de l'uranium?
  • Pourquoi continuer à produire des déchets qui resteront radioactifs et dangereux pendant des millénaires et dont personne ne veut?

La construction de nouvelles centrales nucléaires, chères et dangereuses, bloquerait la transition vers un approvisionnement en électricité sûr et durable. Ce ne serait de loin pas le meilleur choix pour la Suisse!

11/02/2010

Non au pillage des rentes!

341d4c6e43.jpgLa formulation est anodine « acceptez-vous la modification du 19 décembre 2008 de la loi fédérale sur la prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité (LPP) (Taux de conversion minimal)?
Les assureurs privés, secondés par la plupart des parlementaires des partis qu'ils financent (UDC, Libéraux-radicaux et PDC) essaient, à coup de millions, de convaincre citoyennes et citoyens qu'il faut voter oui, vu le vieillissement de la population et les soubresauts des marchés financiers.
Ils oublient qu'en 2003 déjà, lors de la 1re révision de la LPP, le Parlement a décidé de réduire par étapes le taux de conversion de 7,2% à 6,8% jusqu’en 2014 pour répondre à l’augmentation de l’espérance de vie. Depuis, l’espérance de vie n’a presque pas évolué. L’adaptation de 2003 suffit encore amplement.
En réalité les assureurs privés, qui gèrent les caisses de pension de 3,5 millions de travailleurs, veulent garantir les profits versés à leurs actionnaires et les boni octroyés aux managers.
Zürich Financial, par exemple, se fixe pour objectif un rendement de 16% pour ses actionnaires, mais prétend qu'il n'est plus possible d’obtenir ne serait-ce qu’un rendement moyen de 4% sur le capital de vieillesse des assuré-es...
Chacun peut calculer la baisse de sa rente en cas de oui sur le site de « Bon à savoir »
http://www.bonasavoir.ch/perte_rente.php
Pour éviter la baisse de nos rentes, visant à garantir les profits des actionnaires et des managers des assureurs privés, votons NON à la baisse de 6,8 à 6,4 du Taux de conversion minimal de la LPP.
La prévoyance professionnelle n’est pas un self-service pour les assureurs privés, elle doit rester une assurance sociale!

13/11/2009

BKW-FMB=CO2+RADIOACTIVITE?

BKW- Forces Motrices Bernoises – Champions des émissions de CO2 et de l'empoisonnement radioactif de la biosphère?

Les BKW -FMB inondent journaux et panneaux publicitaires d'images lénifiantes pleines de petites fleures, papillons et lapins, sortis d'on ne sait quel chapeau de magicien (mais financées par les factures d'électricité) pour nous convaincre que le nucléaire est propre et qu'il faut donner une autorisation d'exploitation illimitée dans le temps à leur vieille centrale fissurée de Muhleberg.
Savez-vous que pendant ce temps, toujours soucieux d'écologie et de santé publique, ces bienfaiteurs de l'humanité construisent deux centrales au charbon en Allemagne: leur participation est de 24.9% dans une centrale de 900MW à Dörpen et de 33% dans une centrale de 800MW à Wilhelmshaven, les deux en Basse Saxe. Elles émettront 750 grammes de CO2 par kWh produit. Mais chacun sait que le CO2 s'arrête aux frontières...
Les effluents radioactifs relâchés semaine après semaine par la centrale nucléaire de Mühleberg s'arrêtent-ils aux frontières bernoises?
Ne vous laissez pas berner! VOTEZ ET FAITES VOTER NON à la suppression de la limitation dans le temps de l’autorisation d’exploitation de la centrale nucléaire de Mühleberg.

http://www.bkw-fmb.ch/en/unternehmen/medien/2009/oktober/...
http://www.bkw.ch/fr/unternehmen/medien/2008/januar/beteiligung_an_geplantem.html?changeLang=fr