03/04/2014

18 mai : oui à l'arrêté fédéral concernant les soins médicaux de base

Des faits incontestables nous montrent qu'il faut voter oui à cet arrêté : dans 10 ans, 48% des médecins de premier recours pratiquant actuellement auront atteint l'âge de la retraite et très souvent, aujourd'hui déjà, ces généralistes et ces pédiatres ne trouvent pas de remplaçant à la fin de leur carrière.

Deux causes principales : la Suisse ne forme pas assez de médecins, et les médecins spécialistes gagnent en moyenne près du double de leurs collègues généralistes et pédiatres, tout en ayant moins de contraintes au niveau des gardes et de l'emploi du temps.
Pas surprenant dès lors qu'on trouve trop de jeunes médecins prêts à s'installer en tant que spécialiste en ville, et pas assez en tant que généraliste et pédiatre en périphérie.

 

Un comité a réagi en déposant en avril 2010 l’initiative populaire « Oui à la médecine de famille » avec comme objectif de garantir une médecine de famille de qualité, dans toute la Suisse, en revalorisant cette profession et améliorant la situation financière et professionnelle des médecins de famille. Avec plus de 200'000 signatures.

 

Le Parlement, sensible au problème, a adopté un contre-projet direct qui sera soumis seul en votation, le comité d’initiative satisfait ayant décide de retirer son texte. Il reprend les principales revendications des initiants : il ancre l’accès à des soins médicaux de base et une médecine de base multiprofessionnelle dans la Constitution.
Parallèlement, un plan directeur accorde une meilleure reconnaissance de cette formation universitaire et une revalorisation financière.

 

Je vous encourage donc à voter oui à cet arrêté : adopté, il permettra à la Confédération d’harmoniser la formation des professions impliquées dans les soins médicaux de base et de les rémunérer équitablement et adéquatement. Il est urgent de les revaloriser et d'en assurer la relève. C'est indispensable pour qu'une médecine à visage humain et une approche globale centrée sur le patient continuent à être pratiquées dans tout notre pays.