01/09/2012

L’hallali nucléaire

Je vous soumets un excellent article d'Olivier Cabanel faisant le point sur le nucléaire, paru sur le site Agoravox le 27 août 2012

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http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/l...


Alors que les lobbys du nucléaire tentent de faire croire à une improbable relance de leur énergie favorite, l’Europe quitte, sur la pointe des pieds, un nucléaire de plus en plus contesté et contestable.

En effet, contrairement à une idée fausse et pourtant largement répandue, l’Europe n’est pas si nucléarisée qu’on veut le faire croire.

Du Portugal, à l’Irlande, en passant par l’Italie, la Grèce, l’Autriche, la Pologne, la Lituanie, la Lettonie, l’Estonie, Chypre et le Danemark, ce sont déjà 147 millions d’Européens qui ont tourné définitivement la page du nucléaire.

Viennent ensuite les pays qui ont prévu d’en sortir : l’Espagne, la Belgique, l’Allemagne, la Suède et la Suisse sont du nombre, ce qui représente 150 millions d’habitants.

Il ne reste donc que 204 millions d’européens à avoir encore recours « sans limites » à cette énergie dangereuse : la Grande Bretagne, la Bulgarie, la Roumanie, la Hongrie, la France, la Slovaquie, la Tchéquie, les Pays Bas, la Slovénie, et la Finlande, sauf que dans la majorité de ces Etats, les populations y sont majoritairement hostiles.

En France d’après un sondage IFOP, ils sont 77% dans ce cas, (lien) en Bulgarie, le gouvernement, sous la pression populaire, à abandonné en mars dernier, le projet de la centrale nucléaire de Belene (lien), et il faut remonter à 1991 pour trouver encore quelques pays à promouvoir cette énergie à hauts risques.

Comme l’écrivait Jacqueline Denis-Lempereur dans les colonnes de « Science & Vie », EDF avait alors la dette la plus importante au monde pour un organisme, ou une société, puisqu’elle atteignait près de 35 milliards d’euros (lien) et début 2010, elle avait dépassé les 42 milliards d’euroslien

Sur les 27 pays que comporte l’Union Européenne, il ne reste donc plus aujourd’hui que 10 pays à imposer cette énergie dangereuse aux populations.

En Grande Bretagne, l’état, en refusant de subventionner les projets, bloque tout nouveau projet, prouvant par là que le nucléaire n’est pas rentable sans subventions.

Au Pays Bas, les néerlandais sont très inquiets au sujet de Fukushima, convaincus à 62% que la situation pourrait s’aggraver, les 2/3 de la population des Pays Bas pensant qu’une catastrophe du même type pourrait se produire dans l’un de leurs 2 réacteurs restants. lien

De la Tchéquie à la Slovaquie, en passant par la Hongrie, la Roumanie, et la Bulgarie, il ne reste plus que 16 réacteurs en fonctionnement, et ont déjà étés arrêtés.

Enfin, en Finlande, au-delà des 4 réacteurs qui fonctionnent, l’EPR peine à finir : son budget initial de 3 milliards d’euros va atteindre les 7 milliards, la date de démarrage est constamment repoussée (lien) et l’inauguration prévue pour 2009 a été repoussé au-delà de 2014.

De plus les 4 milliards d’euros de dépassement financier seront à la charge intégrale de la France, ce qui ne va pas arranger la balance commerciale de ce pays. lien

Ajoutons pour la bonne bouche que les déboires du chantier se multiplient, et que la crédibilité d’AREVA ne cesse de plonger, tout comme le cours de ses actions, lesquelles ont perdu en 4 ans 85% de leur valeur.lien

Les découvertes récentes de fissures sur les cuves des réacteurs de Doel, en Belgique, fissures potentiellement existantes aussi en Allemagne, Espagne, Pays bas, Suède et Suisse ne sont pas de nature à améliorer la situation.

La France n’est pas épargnée, ni par les fissures, ni par les problèmes de plomberie, puisque l’ASN a pointé du doigt le 28 juin 2012 des problèmes concernant 118 pièces de robinetterie défaillantes, pour 31 centrales (lien) mais comme l’écrit avec humour Stéphane Lhomme dans sa revue de presse, « les fissures françaises sont meilleures que les fissures belges ». lien

A ceci s’ajoute un défaut sur les grappes de commande à Fessenheim  : début juin 2012, sur les 48 grappes de commande8 posaient problème. lien

Revenons aux fissures, c’est grâce à un contrôle effectué en 2004 sur l’un des réacteurs de la centrale française du Tricastin, dont la cuve était zébrée de fissures horizontales (les plus dangereuses) que les exploitants belges ont découvert les 8000 probables fissures de la cuve du réacteur N°3 de Doel.

En attendant le redémarrage de ce réacteur n’est pas à l’ordre du jour, car il faudrait que l’exploitant prouve que ces défauts ne menacent pas l’intégrité du réacteur, ce qui semble un challenge compliqué, d’autant que dès septembre, c’est le réacteur de Tihange 2 (dont la cuve est du même constructeur) qui va être regardé de plus près. lien

Un rapport récent d’experts indépendants montre les insuffisances des tests de résistance, et Greenpeace a dressé la carte de l’éventuelle pollution en cas d’accident nucléaire en Europe.

On le voit, le nucléaire pose de plus en plus de problèmes en Europe…tout comme ailleurs.

Fukushima, rien n’est réglé, bien au contraire, et l’on ne peut que s’inquiéter des bricolages de fortune réalisés pour protéger la piscine du N°4, laquelle a été recouverte d’une simple bâche de plastique. photo

Sur cette photo, on peut juger de l’état du bâtiment dévasté.

L’occasion d’évoquer l’étonnement des japonais, devant notre utilisation régulière du mot « Fukushima  » : ils préfèrent parler du « 11 mars 2011 », car disent-ils fort justement, limiter la catastrophe à Fukushima n’est pas très cohérent, puisque la planète entière continue à être mise en danger.

D’ailleurs, n’utilisons-nous pas la date du 11 septembre plutôt que d’évoquer New York et la : « catastrophe des tours jumelles » ?

Nous sommes loin d’avoir fait le bilan de la catastrophe, puisque la centrale accidentée continue de cracher dans l’air, l’eau et la terre, des quantités effarantes de radioactivité, et il parait improbable que nous soyons à l’abri de cette pollution, à quelque endroit de la planète.

Yusutero Yamada, un ingénieur de 72 ans à la retraite a bouclé récemment une tournée aux USA, afin d’obtenir une intervention internationale, et que soit retiré à Tepco la mission de gérer la catastrophe. lien

La situation est en effet inquiétante, et elle continue de se dégrader. lien

Un homme qui travaillait sur le site vient d’y laisser sa vie, et malgré une dose cumulée de 25,24 millisieverts mesurée sur son corps, Tepco affirme qu’il n’y aurait pas de lien entre sa mort et la dose de radioactivité qu’il a reçu.

La piscine du réacteur N°4 est au cœur des préoccupations, puisqu’elle contient encore 264 tonnes de combustible nucléaire, et si la piscine venait à se vider, ou s’écrouler, la radioactivité dégagée représenterait 10 fois plus que celles produite par Tchernobyllien

Des rascasses pêchées au large de la centrale accidentée présentaient un niveau 258 fois supérieur à celui fixé par le gouvernement, soit 25 800 becquerels par Kg, battant le record mesuré sur du poisson de rivière dans le secteur de Fukushima (18 700 Bq/k).

Sans sourire, Tepco envisage de mesurer la radioactivité de profondeur dans l’Océan, en capturant crevettes ou crabes, afin de détecter l’origine de cette contamination. lien

Après l’apparition récente de mutations génétiques sur des papillons, suite à la catastrophe, nous ne sommes vraisemblablement pas à l’abri d’autres surprises et les chercheurs japonais à l’origine de cette découverte craignent maintenant que les êtres humains puissent bientôt en faire les frais. lien

Revenons à la piscine du N° 4.

Dans les colonnes du Nouvel ObservateurVincent Jauvert, propose un dossier complet sur la question.

Robert Alvarez, Haut responsable de l’énergie sous Bill Clinton, a été l’un des premiers à tirer la sonnette d’alarme, affirmant : « si un tremblement de terre ou tout autre évènement venait à affecter cette piscine, il pourrait en résulter un incendie radiologique catastrophique, avec près de 10 fois la quantité de césium 137 qui s’est propagée à la suite de l’accident de Tchernobyl ».

Le physicien français, Louis Basdevant, a déclaré que cette piscine, positionnée à 30 mètres du sol, semble être maintenue en hauteur par les seules « forces de l’esprit », et que sa chute pourrait être 60 fois plus grave que la catastrophe du 11 mars ».

Hiroaki Koide, professeur à l’Institut de Recherche nucléaire universitaire de Kyoto, ne dit pas autre chose, assurant que « si le bassin du réacteur N° 4 s’effondrait, les émissions de matière radioactive seraient énormes : une estimation prudente donne une radioactivité équivalente à 5000 fois la bombe d’Hiroshima ». lien

C’est ce que confirme dans cette vidéoArnie Gundersen, ingénieur spécialisé dans le nucléaire, déclarant que les assemblages stockés dans la piscine du N° 4 pourraient prendre feu, avec les conséquences que l’on imagine.

Alors si aujourd’hui, ils sont de plus en plus nombreux ces pays à quitter le monde sans avenir du nucléaire, préférant se tourner vers des énergies propres et renouvelables, il n’en reste pas moins que, tant que le combustible de cette piscine n’aura pas été évacué, le monde entier restera sous la menace du pire accident nucléaire qu’ait jamais pu connaitre notre planète.

Comme disait un vieil ami hindou : «  d’abord ils vous ignorent, puis se moquent de vous, vous combattent, et enfin, vous gagnez  ».

L’image illustrant l’article provient de « journaldel’environnement.net »

Commentaires

Quelques données complémentaires à l'article de M. van Singer :
Il y a en Europe, à ce jour, 167 réacteurs nucléaires en exploitation (les 9 réacteurs fermés en Allemagne étant déjà déduits): bon nombre de ces réacteurs approvisionnent en courant les consommateurs de ces pays européens sans centrales : les 147 millions d'Européens cités par CvS sont en fait des faux-jetons profitant du grand principe "Faites comme je dis, pas comme je fais".
Autre point : deux pays avaient déjà décidé de sortir du nuclaire. La Suède en 1980 avec l'objectif de quitter cette filière en 2010 au plus tard. L'Allemagne, sous Schröder, s'était aussi fixée ce but pour les années 2020. Or, ces deux pays ont dû revenir sur ces décisions, dans l'impossibilité de pouvoir remplacer cette source d'énergie par du renouvelable fiable. Ces deux pays veulent quitter le nucléaire pour la 2e fois, ils y reviendront peut-être aussi pour une 2e fois.
Autre point encore : l'ouvrier décédé à Fukushima avait absorbé 25.24 millisievert. Selon la norme américaine, la dose annuelle que peut absorber sans danger un ouvrier du secteur nucléaire est de 50 millisievert, soit deux fois plus ! Je me souviens avoir lu, il y a quelques semaines, qu'un ouvrier était mort accidentellement d'une chute sur le site de Fukushima. Ne s'agirait-il pas du même infortuné ouvrier ?
Au 1er avril 2012, il y a 436 réacteurs en activité dans le monde, 61 sont en construction et 155 autres sont planifiés. Je n'appelle pas çà un hallali du nucléaire, mais je me dis que l'Europe, frileuse, se condamne à des lendemains difficiles : pénurie de courant électrique, donc plus d'usines délocalisées là où il y a du courant garanti et peu cher, donc du chômage, donc un appauvrissement général de la population. Celà s'appelle "décroissance" et c'est le programme des Verts.

Écrit par : Daetwyler | 01/09/2012

Les verts s'attaquent au nucléaire européen pendant que tous les autres pays du monde construisent des centrales nucléaires, les verts s'attaquent à la chimie suisse, aux banques suisses (d'après eux, il existerait une parenté idéologique entre la gauche et l'écologisme, ce qui est absurde), les verts s'attaquent aux moyens de transport en Suisse, les verts s'attaquent au chauffage en Suisse, les verts veulent absolument la mort économique de ce pays et il y a toujours des gens pour voter pour eux.
Einstein disait que la bêtise humaine était avec l'Univers la seule chose qui pouvait donner une image de l'Infini.

Écrit par : Géo | 01/09/2012

comme disait Victor Hugo,pourquoi Dieu commence-t'il toujours par le meilleur en premier ? sans doute sait-il que les hommes finissent par trouver la solution a ce qu'il répugne à leur dévoiler c'est à dire la source de leurs origines qui n'est pas ce que les églises ont laissé croire des millénaires aux fidèles tandis qu'Hubert Reeves sut si bien décrire par une simple phrase rejoignant une autre citation biblique,poussière d'étoile tu retourneras poussière d'étoile ,alors que la bible signifiait elle aussi poussière tu étais ,et tu retourneras .Simple petite molécule de rien et retournant à rien de plus née du big bang entre deux astéroides donc capable de s'adapter à un environnement des plus dangereux.
La preuve on est encore présents même après de nombreux essais atomiques contre lesquels personnes n'étaient préparés.Mais c'était avant les marchands de la peur cinématographique qui ont compris comment mieux manipuler l'électorat à coups de films et statistiques souvent gonflées de chiffres pour mieux impressionner

Écrit par : lovsmeralda | 01/09/2012

§ La peur de la radioactivité résulte d'une fraude scientifique: pas un mot là-dessus, chez ceux qui politiquement surfent sur cette peur ...

§ J'aimerais bien lire MM. Cabanel et Van Singer sur leur scénario pour le jour d'après la dernière goutte de pétrole, par exemple dans 15 ans:

1. Quelle agriculture aurons-nous pour nourrir en Suisse 8 millions d'habitants ?
2. Les carburants servent principalement pour les transports, les chantiers, les livraisons et l'agriculture; c'est au moins deux fois la somme totale des énergies renouvelables actuelles; comment remplacer les carburants en pareilles quantités ?
3. Tenir hors gel les logements de toute cette population: comment ?

§ Ni Berne, ni les Verts, à ma connaissance ne se sont préoccupés de ces deux aspects des affaires d'énergie :=((

Écrit par : André Bovay-Rohr | 02/09/2012

@André Bovay-Rohr si l'on sait les énormes difficultés présentes et pour lesquelles beaucoup ne trouvent même plus solution sans doute aussi par manque d'envie de travailler par d'autres qui sont eux-mêmes fatigués par tant d'embrouilles semées sur leur chemin justement par ces chercheurs scientifiques , en 2027 on lira sur tous les murs pour répondre à l'une de vos question, y'a qu'à ce qui se fait entendre déjà beaucoup trop souvent
On parle rendement mais avez vous déjà vu la peur comme moteur à rentabilisation? les anciens encouragaient les plus jeunes ,ils ne les dégoutaient pas de la vie,ils savaient donner le gout du travail aux plus jeunes même les scientifiques ne marchient pas sur les plate-bandes des travailleurs.C'était à chacun sa place basta!

Écrit par : lovsmeralda | 02/09/2012

La peur du néclaire est d'autant risible si l'on sait l'engouement des consommateurs réclamant des melon de Cavaillon tout en connaissant l'endroit ou ils sont cultivés.Finalement à trop faire peur,l'inverse se produit peu à peu et ceux pour le nucléaire en sortiront gagnants .On peut débattre longtemps ,en réfléchissant bien on pourra même y ajouter des batailles entre producteurs indigènes et l'exportation ,ainsi on verra qui y trouve finalement son compte.Tout est si bien instrumentalisé! Mais toujours sur le dos des consommateurs comme d'hab!

Écrit par : lovsmeralda | 02/09/2012

Au printemps tous les réacteurs nucléaires du Japon étaient à l'arrêt.

http://www.notre-planete.info/actualites/actu_3194_Japon_centrales_nucleaires.php

L'économie du Japon ne s'est pas arrêtée pour autant. Mais les gaspillages ont pour une très grande part été éliminés. Nous pouvons très facilement nous passer de cette énergie non renouvelable dont nous ne savons pas que faire des déchets, si ce n'est les refiler aux dix milles et plus générations suivantes. Actuellement l'électricité est purement et simplement gaspillée. Regardez autour de vous. Partout des lumières artificielles inutiles, des escaliers roulant pour dégénérés des muscles et de l'appareil respiratoire, par exemple.

1) Pour nourrir 8 millions d'habitants? Moins de viande. Moins de produits importés des autres continents ou du fin fond de l'Espagne. Chaque foyer qui le désire disposerait d'un lopin de terre où il peut cultiver sa propre nourriture propre, avec des rendements incomparablement plus élevés que ceux de l'agriculture intensive. Mais ça ne ferait pas l'affaire des multinationales et de tout le business de la malbouffe.

2) Transports en commun, trains pour remplacer le gaspillage des livraisons en camion et des transports individuels. Et les muscles pour toutes les distances dans les agglomérations et leurs banlieues.

3) Non seulement hors gel, mais avec un confort certain: isolation, géothermie, solaire. Aucun problème, totale autonomie, ce qui ne fait pas l'affaire des multinationales qui veulent garder leur monopole énergétique pour leurs plus grands profits.

Bref, dans tous les cas une vie plus saine, avec moins de pollution, moins de saloperie dans la nourriture, plus d'activités physiques réduisant significativement les maladies (cancer, artériosclérose, etc.).

Et dans tous les cas l'électricité ne peut pas remplacer le pétrole dans toutes ses utilisations, notamment en agriculture et en aéronautique.

Écrit par : Cincinnatus | 03/09/2012

@ Cincinnatus
Les nouvelles du Japon contredisent manifestement vos propos, hélas. Le remplacement de l'électricité a été largement fait à l'aide de pétrole et surtout de gaz (importations massives).
Les transports à l'aide de pétrole sont toujours là, au Japon; tout le monde ne vit pas dans des villes ...
Je constate l'absence de tout chiffre dans vos 3 points, ni calendriers, ni quantités, ni puissances: "il n'y a qu'à ..."; un peu mince.

Il est vrai qu'en agriculture et en aéronautique il reste beaucoup à inventer pour se tirer d'affaire (et ce ne sont pas les seuls domaines dans ce cas): le jour d'après la dernière goutte de pétrole, ou bien on aura trouvé des méthodes d'accumulation d'énergie valables, à partir d'énergie primaire en quantités suffisantes - ou bien ce sera un désastre, avec ou sans multinationales.

Écrit par : André Bovay-Rohr | 07/09/2012

Mais quel silence sur la bombe islamiste en préparation, ce que nous, européens voulons "rayer de la carte" certains moins bien intentionnés courent après et pas seulement pour faire de l'énergie !

Le nucléaire est un phénomène qu'il faut traiter globalement, vouloir fermer des centrales en Europe pour en ouvrir dans des dictatures sanguinaires ne changera rien à la donne !

Lorsqu'il y a un accident nucléaire ou une centrale en fonction ne sachant pas recycler ses déchets dans le monde, même a 10'000 km, le problème reste inchangé !

Alors cette politique de vouloir interdire le nucléaire dans des pays sachant en faire une bonne utilisation pour favoriser son exportation vers des états totalement irresponsables et voulant grâce au nucéaire "rayer des états de la carte", il faudrait que le débat soit un peu moins nombriliste !

En quelque sorte, non au nucléaire européen et oui au nucléaire iranien, ça ne joue pas !!!

Écrit par : Corto | 09/09/2012

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