17/06/2012

Reprendre le points positifs de la réforme de la LAMal

Après le refus net de la révision de la LAMal -réseaux de soins « contraints »- qui se préoccupait davantage de défendre les intérêts des caisses maladie, que ceux des patients, il faut rapidement reprendre les points positifs de ce projet de loi. Les propositions soutenues par presque tout le monde pendant le débat avant la votation devraient être reproposés par le Conseil fédéral pour améliorer le fonctionnement de la LAMal.

Il s'agit notamment :

  • De supprimer les participations aux coûts pour les prestations liées à la maternité, fournies à partir de la 13e semaine de grossesse, pendant l’accouchement, et jusqu’à huit semaines après l’accouchement.
  • De donner la possibilité aux assureurs, dans le cadre d'accords avec des réseaux de soins, de prendre en charge des prestations non obligatoires, prévention, soins, médecine complémentaire etc. Ces prestations supplémentaires constitueraient pour les assurés une incitation à opter pour les réseaux de soins qui les proposeraient.
  • D'améliorer la compensation des risques : Les critères déterminant le risque de maladie élevé devraient être, outre un séjour de plus de trois jours effectué dans un hôpital ou dans un établissement médico-social l’année précédente, la morbidité des assurés, déterminée au moyen d’indicateurs appropriés par le Conseil fédéral.
  • D'améliorer la prévention : Le Conseil fédéral devrait diminuer ou supprimer la participation aux coûts pour certaines mesures de prévention.

Quant à l'amélioration de la prise en charge des patients, de la coordination entre les intervenants, elle peut être assurée par l'incitation à adopter la formule « médecin de famille », où l'assuré s'engage à se faire conseiller par son médecin de famille avant de consulter un spécialiste, ou à adhérer à un réseau de soins. Mais sans contrainte, sans pénalisation pour les assuré-es qui qui ne souhaitent pas y adhérer.

En parallèle, il faut absolument renforcer le rôle et l'attractivité des médecins de premier recours, généralistes, internistes et pédiatres, et remplacer le système actuel, où 80 caisses maladie donnent la chasse aux « bons risques » avec des gaspillages et des dysfonctionnements, par la mise en place de caisses publiques cantonales ou régionales, gérées paritairement par des représentants de la Confédération, des cantons, des assurés et des fournisseurs de prestations.
Une telle « caisse publique » résoudrait le problème de l’équilibre des risques et permettrait de renforcer la qualité des soins et la prévention.

 

Commentaires

Votre retournement de veste de la dernière minute n'arrivera pas à nous faire oublier que la quasi-totalité des élus verts aux conseil national ont voté POUR le managed care. Heureusement que la population vous a baffé!

Écrit par : vert de rage | 18/06/2012

@ vert de rage Vous pouvez facilement contrôler sur le site du Parlement que j'ai voté contre ce mauvais projet de loi. Il n'y a donc pas de "retournement de veste" Le groupe des Verts était par contre partagé, certains élus pensant - comme Berset - qu'on aurait pu par la suite en corriger les principaux défauts, d'autres - comme moi, et une petite minorité de parlementaires (47 sur 200) - avons voté NON. Mais les élus Verts unanime ont cosigné la motion que j'ai déposée la semaine passée et dont les points figurent dans ce billet ( 12.3566 : LAMal: Reprendre les propositions largement soutenues dans le débat ayant précédé la votation du 17 juin 2012 ). Pas de quoi être "vert de rage"...

Écrit par : Christian van Singer | 18/06/2012

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