23/03/2011

PANACHES RADIOACTIFS : Quels risques en Europe ?

Notre souci principal reste le Japon, où les populations, après avoir subi une catastrophe naturelle, sont exposées aux retombées de l'accident majeur de Fukushima. Mais, sur demande de très nombreuses personnes, je mets en ligne les informations diffusées par la CRIIRAD (Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité). http://www.criirad.org/

Quels sont les risques attendus en Europe?

Au vu du nombre impressionnant de demandes qu’elle a reçues, et plus encore de l’inquiétude exprimée par la plupart des messages, la CRIIRAD a décidé de rédiger un texte d’information destiné à rassurer autant qu’il est possible les personnes qui l’ont interpellée sans pour autant aller au-delà de ce que permettent les données disponibles.

C’est que les données utilisables restent rares. C’est d’autant plus choquant que des résultats d’analyse existent mais qu’ils ne sont pas publiés.

...

PROGRESSION DES MASSES D’AIR CONTAMINE EN DIRECTION DE L’EUROPE

Mécanismes de diminution de la radioactivité de l’air

La centrale nucléaire de Fukushima Daiichi rejette dans l’atmosphère, depuis 12 jours, tout un cocktail de produits radioactifs. Schématiquement, 3 mécanismes concourent à abaisser les niveaux de contamination et par conséquent les niveaux de risque :

1/ les émissions radioactives sont progressivement diluées dans des volumes d’air de plus en plus importants. Ceci conduit évidemment à une baisse de la concentration de l’air en produits radioactifs (ou plus exactement à une baisse de l’activité de l’air qui s’exprime en Bq/m3). L’air que les populations sont susceptibles de respirer est ainsi de moins en moins radioactif.

Note : ...les niveaux d’exposition sont plus faibles mais un bien plus grand nombre de personnes est touché.

2/ les produits radioactifs présents dans l’air se déposent progressivement au sol, ce qui conduit à appauvrir progressivement le panache et à abaisser d’autant sa dangerosité. Deux mécanismes convergent : les dépôts secs, qui se produisent en permanence, quelles que soient les conditions météorologiques, et les dépôts humides, plus intenses, qui sont provoqués par la pluie ou la neige. En tombant, elles lessivent en effet les masses d’air contaminé, précipitant au sol (ou sur les océans) les particules radioactives en suspension (aérosols) et les gaz solubles (c’est le cas des iodes radioactifs). Il faut espérer à ce propos que les panaches radioactifs restent le plus longtemps possible sur le Pacifique et l’Atlantique où l’impact des retombées est moindre d’un point de vue sanitaire.

3/ l’activité des produits radioactifs diminue dans le temps : pour certains, comme le césium 137 ou le krypton 85, très lentement ; pour d’autres, assez rapidement. Le rythme de décroissance est déterminé par la période radioactive de chaque radionucléide. Celle de l’iode 131 est de 8 jours. Cela signifie qu’en 1 période, soit 8 jours, l’activité initiale est divisée par 2 ; en 2 périodes, soit 16 jours, par 4 ; en 3 périodes, par 8, etc.

NB : la période radioactive ne suffit pas à déterminer le temps pendant lequel un produit radioactif reste dangereux. Il faut également tenir compte de l’activité initiale. Si l’activité initiale de l’iode est de 80 Bq, un mois plus tard, soit après 4 périodes, elle sera divisée par 16. Il ne restera « que » 5 Bq ; mais si l’activité initiale est de 8 000 Bq, un mois plus tard, il reste encore 500 Bq.

L’impact des 3 mécanismes ci-dessus - dilution, dépôts, désintégration - augmente évidemment avec le temps et la distance.

Le passage des panaches radioactifs sur l’Amérique du Nord

En passant par l’océan pacifique, la France est située à près de 15 000 km des côtes japonaises. En utilisant le logiciel HYSPLIT du NOAA américain (http://ready.arl.noaa.gov/HYSPLIT.php), la CRIIRAD a effectué une modélisation des trajectoires des rejets émis à Fukushima. Il s’agit du parcours des produits radioactifs rejetés le 12 mars à 12h TU (soit 21h Japon). Trois trajectoires sont considérées en fonction de l’altitude des radionucléides : 50 mètres, 500 mètres et 1 000 mètres (respectivement en vert, bleu et rouge sur le graphique en pièce jointe). La simulation est basée sur les données météorologiques du 12 mars 12h TU au 21 mars 06h00 TU archivées par le NOAA.

Selon cette modélisation, les premiers rejets radioactifs de la centrale de Fukushima Daiichi devaient atteindre la côte Est des Etats-Unis et du Canada le samedi 12 mars.

Nous avons alors recherché des sites Internet susceptibles de donner des résultats d’analyse ce qui nous aurait permis d’établir un bilan intermédiaire des niveaux de contamination et de risque. En suivant l’évolution des concentrations tout au long de la traversée des Etats-Unis, nous espérions pouvoir anticiper plus précisément l’impact sur la France. Nous avons effectivement trouvé des résultats, notamment auprès de l’Environmental Protection Agency (voir lien page suivante). Malheureusement, ces résultats ne portent pas sur l’activité volumique mais sur les taux d’émission bêta et gamma des dépôts collectés sur des filtres à air. L’évolution dans le temps de ces paramètres montre une augmentation qui est, selon toutes probabilités, liée au passage de masses d’air contaminé, vu sa cohérence avec les dates qui figurent sur les modélisations de trajectoires.

Site d’accès aux données : http://www.epa.gov/japan2011/rert/ra dnet-data.html

Les estimations publiées par l’IRSN

L’IRSN a annoncé qu’en France, l’activité de l’air en césium 137 serait de l’ordre de 1 mBq/m3.

Pour quantifier les rejets, l’IRSN indique qu’il « n’a pas de données de mesure directe sur la composition et l’ampleur des rejets radioactifs, mais dispose d’informations techniques sur les installations accidentées. », précisant : « l’interprétation de ces informations a permis à l’IRSN d’élaborer des scénarios probables de dégradation des 3 réacteurs depuis le 12 mars, en s’assurant de leur cohérence avec les mesures de débit de dose obtenues sur le site. L’IRSN a également retenu l’hypothèse que ces rejets se poursuivent jusqu’au 20 mars. »

A partir des rejets estimés par l’IRSN, Météo France a simulé la dispersion des rejets radioactifs à très grande distance, projetée jusqu’au 26 mars.

Pour visualiser la modélisation : http://www.irsn.fr/FR/popup/Pages/irsn-meteo-france_19mar...

Selon cette simulation, le panache radioactif devrait atteindre la France à partir du 23 ou du 24 mars. L’IRSN précise que « Les concentrations attendues à terme, d’après cette modélisation, pourraient être de l’ordre de 0,001 Bq/m3 en France métropolitaine et dans les départements d’outre-mer de l’hémisphère nord. Comme attendu, l’hémisphère sud n’est pas significativement affecté par cette dispersion à grande échelle. »

Pour accéder aux commentaires :

http://www.irsn.fr/FR/Actualites_presse/Actualites/Pages/20110319_simulation_dispersion_panache_radioactif.aspx

ESTIMATION DES NIVEAUX DE RISQUE

Sur la base des éléments qu’elle a pu collecter, la CRIIRAD considère que :

· le risque d’irradiation 1 par les masses d’air contaminé sera négligeable (les personnes qui disposent d’un radiamètre ne devraient pas mesurer d’augmentation du bruit de fond ambiant mais nous invitons les personnes qui sont équipées à le vérifier : une mesure vaut mieux qu’une prévision) ;
· le risque associé à l’inhalation des aérosols et halogènes radioactifs présents dans l’air devrait être très faible (voir note)2 . Les calculs de dose précisés ci-dessous indiquent que la mise en oeuvre de contremesures, notamment la prise de comprimés d’iode stable3, n’est pas justifiée.

Nous avons essayé d’estimer les niveaux de dose résultant de l’inhalation des radionucléides dont la présence est documentée : césium 137, césium 134, iode 131, iode 132, iode 133 et tellure 132. Le premier calcul a été conduit pour une activité de 1 mBq/m3 pour le césium 137 (estimation donnée par l’IRSN) et de 125 mBq/m3 pour l’iode 131 (sur la base du rapport isotopique mesuré par TEPCO devant la centrale de Fukushima Daiichi le 19 mars 2011 à 12h - heure locale). Le calcul a été effectué en supposant que les panaches radioactifs restent présents sur la France pendant 1 semaine et sans que leur activité diminue.

Conclusion : une personne (adulte ou enfant) qui respirerait l’air contaminé 7 jours durant, recevrait une dose de rayonnement inférieure à 1 μSv, soit un niveau de dose négligeable ;

En prenant une marge de sécurité par rapport à l’évaluation de l’IRSN (soit 10 mBq/m3 en césium 137 au lieu de 1 mBq/m3), les doses s’élèvent à 2 μSv pour l’adulte et à 8 μSv pour l’enfant.

· le risque d’irradiation des personnes par les produits radioactifs déposés sur les sols sera totalement négligeable, n’induisant aucune augmentation mesurable du bruit de fond ambiant (là encore ceci pourra être facilement vérifié par des mesures radiamétriques) ;

· le risque lié à l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés par les retombées radioactives devrait rester limité. Le laboratoire de la CRIIRAD évaluera le plus rapidement possible les quantités de radioactivité déposées au sol (dépôts sec et dépôts liés aux précipitations) afin de vérifier les ordres de grandeurs attendus dans les aliments et de donner, si nécessaire, des conseils adaptés.

En conclusion, le passage des masses d’air contaminé sur la France (et sur la Suisse note cvs) ne doit donc pas générer d’inquiétude. Cependant, compte tenu du manque crucial de données, la CRIIRAD est contrainte de laisser certaines affirmations au conditionnel. Ceci devrait pouvoir être corrigé très rapidement.

Son laboratoire a procédé, dès aujourd’hui, sur plusieurs de ses balises à des prélèvements de filtres à poussières et de filtres à charbon actif afin de vérifier que l’air que l’air que nous respirons n’est pas encore contaminé. Les premiers résultats, qui concernent la balise implantée à Romans-sur-Isère, dans la Drôme, confirment l’absence de contamination mesurable : pas de césium 137 dans le filtre aérosols, ni d’iode 131 dans la cartouche à charbon actif.

Ces contrôles seront intensifiés dans les jours à venir de façon à confirmer aussi rapidement que possible (et le cas échéant à corriger) les informations rassurantes données ci-dessus.

NOTES

1 Il s’agit de l’exposition des personnes aux rayonnements émis par les produits radioactifs présents dans les panaches et qui se désintègrent. Un peu comme on peut être exposé aux rayonnements ultra-violets émis par le soleil. Il n’y a pas d’incorporation de produits radioactifs ;

2 Sous réserve cependant que les radionucléides significatifs sur le plan dosimétrique, mais qui n’ont pas fait l’objet de mesures, restent dans les rapports attendus. Il s’agit notamment des isotopes du strontium et du plutonium.

3 En revanche, le contexte actuel peut amener chacun à réfléchir à l’équilibre de son régime alimentaire et à vérifier s’il n’est pas carencé en iode (la thyroïde a besoin d’iode stable pour fabriquer les hormones nécessaires au bon fonctionnement de l’organisme). Rappelons également que lorsque la thyroïde est carencée en iode, elle fixe d’autant plus l’iode radioactif.

Si les conditions météorologiques le permettent, seront également effectuées des analyses d’eau de pluie qui renseigneront sur l’ordre de grandeur des dépôts au sol. Dans tous les cas, il sera procédé à des mesures des dépôts secs afin de vérifier le niveau de risque pour la chaîne alimentaire.

Rappelons que la contamination des aliments type lait, fromage, viande ne s’effectue qu’avec un certain délai : la CRIIRAD disposera d’ici là de données chiffrées et tous les résultats seront rendus publics (envoyés à ses adhérents et partenaires et mis en ligne sur son site Internet).

 

Commentaires

a force d'en parler beaucoup de Neuchatelois n'y pensent même pas leurs problèmes en premier et qui vivra verra disent beaucoup,à chacun sa croix dira un autre ,le problème les touchant de plus près c'est l'abattage des arbres,et vivre sans arbre pour retenir la pollution est un désastre écologique dont nous aurons tous à payer le prix catastrophe atomique ou pas!

Écrit par : lovsmeralda | 23/03/2011

Madame la Conseillère Fédérale, Doris Leuthard a fait le bon choix en gelant les futurs projets de centrales.
Le Conseil d'Etat Vaudois aussi en repoussant la votation du 15 mai prochain.
C'est la meilleure manière de ne pas céder à l'émotionnel!
Monsieur Van Singer, vos informations sur le panache radioactif,
sont pour une fois objectives!
Continuez dans ce sens et faites des propositions concrètes.

Écrit par : Chappuis Jean-François | 26/03/2011

L'aveuglement des pronucléaires est stupéfiante.

En l'absence de catastrophe, ils nous expliquent que les centrales sont sûres et qu'aucune catastrophe ne se produira.

Lorsqu'une catastrophe se produit, ils veulent qu'on parle du problème plus tard, en espérant que tout le monde aura oublié la catastrophe.

Les Verts n'ont jamais cédé à l'émotionnel. Cela fait 40 ans qu'ils mettent en garde contre les risques inhérents de l'exploitation des combustibles radioactifs.
Ceux qui profitent du nucléaire après des décennies de mensonges sont insensibles aux catastrophes. Ils ne sont pas émus. Ils cherchent simplement à gagner du temps, parce qu'avec le temps, avec le temps, va, tout s'en va.
On oublie tout et on recommence à faire les mêmes erreurs.

Alors dépêchons-nous, au contraire, de changer de politique énergétique, pendant que tout le monde réalise enfin que le nucléaire est le pire choix pour notre production d'électricité.
Le nucléaire est la seule exploitation d'énergie fossile qui produit des déchets dangereux, non maitrisés, qu'il faut neutraliser et surveiller en permanence pendant des milliers d'années. Le coût de cette surveillance n'est pas facturé aux consommateurs d'électricité, mais aux contribuables d'aujourd'hui et des générations futures, pendant des millénaires.

Le coût avantageux du kWh nucléaire est donc une immense escroquerie.

Écrit par : Crazy Koala | 28/03/2011

"L'aveuglement des pronucléaires est stupéfiante."
Toujours cette vision binaire de la réalité. Si on critique la politique américaine, on est anti-américain. Si on critique la politique d'Israël, on est taxé d'anti-sémitisme (ce qui est un sommet d'escroquerie intellectuelle). Les arguments contre l'énergie nucléaire que vous nous citez, CK, sont certainement fondés et doivent nous faire réfléchir. Mais la réponse aux problèmes de stockage de déchets est strictement une affaire politique, et je ne doute pas que vous en êtes aussi conscient que moi. De plus, l'ingénierie japonaise nucléaire semble être le fait de sous-pithécanthropes ayant fumé la savane. Non seulement ils n'ont pas prévu qu'un tremblement de terre provoquait un tsunami, pourtant un nom d'origine japonaise, mais ils n'ont prévu qu'un seul niveau de sécurité pour le refroidissement de leurs réacteurs, des diesels qu'ils n'ont même pas pensé à mettre à l'abri de l'eau...
Mühleberg, que les vôtres ont dans leur ligne de mire, en possède 4, alors que le risque de tsunami est plutôt faible. Le tsunami ici serait plutôt le terrorisme musulman, à voir ce qui se passe à Maadar El Sharif ces jours, et il est vrai que ce ne sont pas deux securitas bonasses qui les arrêteraient. Mais ceci est une autre histoire, qui concerne toute la société et non le nucléaire seulement...

Écrit par : Géo | 02/04/2011

"Non seulement ils n'ont pas prévu"
J'oubliais : mais pendant trois semaines, ils ont regardé la bouche ouverte, sans rien faire, les réacteurs 1 puis 2 puis 3 puis 4 se foutre en l'air sans réagir. Mais en refusant toute aide extérieure.

Quand une Japonaise de 60 ans est morte dans l'accident du Glacier Express, on a assisté à un festival sur l'incroyable irrespect qui a amené à la perte d'une vie aussi précieuse que la vie d'une, enlevez vos chapeaux, singes helvétiques,et mettez-vous à genoux, une si précieuse et si aristocratique représentante des Maîtres de l'Univers, une citoyenne JAPONAISE.

Écrit par : Géo | 02/04/2011

"De plus, l'ingénierie japonaise nucléaire semble être le fait de sous-pithécanthropes ayant fumé la savane."

N'est-ce pas le cas de tous ceux qui se croient supérieurs? Je rappelle que la centrale de Fukushima est située sur une colline de 30 à 40 m. d'altitude qui a été excavée pour installer la centrale à moins de 10 m. d'altitude.
Sans doute pour faire des économies sur le pompage de l'eau de mer...

Écrit par : Johann | 02/04/2011

"la réponse aux problèmes de stockage de déchets est strictement une affaire politique, ..."

C'est surtout un problème technique sans solution satisfaisante. Aucun site n'est absolument sûr et l'extrême longue durée pendant laquelle ces déchets sont dangereux rend la probabilité d'un accident pratiquement certaine.

"l'ingénierie japonaise nucléaire semble être le fait de sous-pithécanthropes ayant fumé la savane."

Pourtant après Tchernobyl on nous jurait qu'une catastrophe n'était possible qu'en Russie soviétique. Accuser d'incapables tous les ingénieurs de chaque pays dans lequel se produit un nouvel accident n'évitera jamais la prochaine catastrophe.

"... ils n'ont prévu qu'un seul niveau de sécurité pour le refroidissement de leurs réacteurs,..."

Ce n'est pas exact. A Fukushima, le premier niveau de sécurité était de faire fonctionner les pompes sur l'alimentation primaire. Le second de connecter les pompes sur le groupe électrogène (diesel) et le troisième d'utiliser des batteries (en espérant pouvoir remplacer les batteries au fur et à mesure qu'elles se videraient, ou de rétablir l'alimentation électrique d'une autre façon).

Depuis le 11 mars, on a appris que le contrôleur en charge n'a pas pris la peine de vérifier l'état des éléments de ces niveaux de sécurité avant de rendre son rapport qui certifiait que tout fonctionnait correctement.

A l'heure actuelle, on ne sait toujours pas si le refroidissement n'a pas fonctionné en raison de la mise hors service des pompes ou du groupe électrogène à la suite des inondations provoquées par le tsunami, ou si cet équipement ne fonctionnait pas déjà avant le 11 mars.

A Muehleberg, on sait aussi, que les rapports sur la sécurité de la centrale ne sont pas tous accessibles aux élus qui les demandent, sous prétexte de sécurité. Donc on n'est pas certain que les contrôles soient effectués correctement, et on ignore si les rapports garantissent la sécurité selon les critères spécifiés. En particulier, le bricolage utilisé pour stopper l'évolution des fissures est très critiqué.

Quant au tsunami, à Muehleberg, ce risque est remplacé par le risque de rupture du barrage qui se trouve directement en amont, et par le fait que Muehleberg est situé dans une zone inondable.

Parmi les autres risques, celui de la chute d'une météorite de quelques kilos directement sur une centrale ou ses alentours immédiats est totalement ignoré.

Écrit par : Crazy Koala | 03/04/2011

"C'est surtout un problème technique sans solution satisfaisante."
Non. Allez faire un tour avec Google earth sur le Sahara. Si certains envisagent des centrales de production d'énergie électrique photo-voltaïque, on pourrait aussi verser des royalties à un pays qui accepteraient le stockage en gros des déchets nucléaires. Aucun problème technique. Si c'est impossible, c'est uniquement pour des raisons politiques. Comme les centrales photo-voltaïques, d'ailleurs.

"Accuser d'incapables tous les ingénieurs de chaque pays dans lequel se produit un nouvel accident n'évitera jamais la prochaine catastrophe."
Mais seuls les Japonais ont ce sentiment de parfaite supériorité qui les fait lancer leurs bombardiers sur Pearl Harbour et pleurnicher un peu plus tard parce que les méchants Américains ont lancé des bombes atomiques sur leur territoire pour s'éviter la perte de deux milions de GI's...

"Ce n'est pas exact. A Fukushima, le premier niveau de sécurité était..."
Le grand n'importe quoi, votre réponse. Cela reste un seul niveau de sécurité. A Mühleberg, 4 signifie 4. Et votre vaguelette de 1m provoquée par la rupture du barrage (ce qui ne se produira jamais) ne se compare pas à un tsunami.

Mais je suis d'accord avec vous sur un point: je suis sûr que nos Autorités ne prennent pas en compte la folie furieuse des Musulmans, qui monte en flèche sur toute la planète...

Écrit par : Géo | 03/04/2011

"Si certains envisagent des centrales de production d'énergie électrique photo-voltaïque, on pourrait aussi verser des royalties à un pays qui accepteraient le stockage en gros des déchets nucléaires."

Abandonner des déchets radioactifs dans le désert ferait le bonheur des terroristes, trop heureux de pouvoir faire des bombes sales qu'ils nous renverraient.

Je n'entrerai pas dans votre polémique à caractère raciste. Faire porter la responsabilité à tout un peuple du comportement de militaires en guerre lors d'événements qui ont concerné une génération aujourd'hui à la retraite ou disparue ne mérite que le mépris, voire des sanctions.

Pour Muehleberg, vous seriez bien incapables de me citer 4 niveaux de sécurité qui n'existaient pas à Fukushima. Les deux centrales ont été construites par la même société. Elles ont à peu près le même âge. La centrale de Muehleberg possède 2 torres, tandis que Fukushima n'en possède qu'un. C'est la seule différence notable au niveau de la sécurité.

Personne ne peut jurer qu'un barrage ne se rompra jamais, et compte tenu de la capacité du barrage proche de Muehleberg, c'est bien plus qu'une vaguelette de 1m qui se déverserait sur la centrale.

Les météorites n'appartiennent à aucune religion. Elles peuvent s'abattre sur n'importe quelle centrale.

Écrit par : Crazy Koala | 03/04/2011

"Mais je suis d'accord avec vous sur un point: je suis sûr que nos Autorités ne prennent pas en compte la folie furieuse des Musulmans, qui monte en flèche sur toute la planète..."

Et dire que vous voulez stocker les déchets nucléaires (plutonium entre autres) dans des pays musulmans... Quel magnifique auto-goal!


"des bombes atomiques sur leur territoire pour s'éviter la perte de deux milions de GI's..."

Surtout pour éviter de devoir signer la capitulation du Japon avec les Soviétiques qui devaient entrer en guerre contre le Japon 3 mois après la fin de la guerre en Europe. Et comme c'est bizarre, ce ne sont pas les bombes atomiques qui ont fait cédé l'empereur, mais l'invasion de la Mandchourie par les troupes soviétiques.

Et un bravo à Crazy Koala!

Écrit par : Johann | 04/04/2011

"Et dire que vous voulez stocker les déchets nucléaires (plutonium entre autres) dans des pays musulmans... Quel magnifique auto-goal!"

Vous dites n'importe quoi, Johann. Ou vous ne savez pas lire : j'ai prétendu que le stockage était un problème POLITIQUE et non TECHNIQUE. Mis en majuscules, vous saisissez la nuance ? Et je le répète, il faut cesser de fantasmer sur le solaire tant que l'islam existe, pour les mêmes raisons...
Quant à vos divagations gauchistes sur la fin de la guerre au Japon, elles rappellent trop les malhonnêtetés de la commission Bergier pour que cela vaille la peine d'insister...

"Je n'entrerai pas dans votre polémique à caractère raciste...ne mérite que le mépris, voire des sanctions."
Petit flic stalinien typique...

Écrit par : Géo | 04/04/2011

@Geo,

"Petit flic stalinien typique..."
Vous détester les étrangers, et les Suisses dont je suis. Avec une telle parano, il ne doit pas y avoir beaucoup de monde dans votre entourage.

Mais pour le stockage des déchets nucléaires, dont je disais que c'est un problème technique sans solution satisfaisante, vous êtes finalement d'accord avec moi, puisque vous admettez qu'il n'est pas possible (pour des raisons politiques) de les enfouir dans le Sahara.

Écrit par : Crazy Koala | 04/04/2011

Non, c'est vous qui êtes d'accord avec moi...
Qui vous fait croire que je déteste les Suisses ou les étrangers ? Je déteste les imbéciles. Comme vous...

Écrit par : Géo | 04/04/2011

Vous pouvez vous exprimer librement sur ce blog, mais merci de ne pas vous insulter! CvS

Écrit par : Christian van Singer | 04/04/2011

Je me suis peut-être mal exprimé, ou plutôt de façon ambigüe : je déteste les imbéciles comme vous aussi vous les détestez. Tout le monde déteste les imbécillités. Je rage contre ce qui se passe au Japon parce que le facteur humain a été prépondérant. Et le problème du nucléaire, c'est un problème d'abord humain, de capacité humaine plutôt que de capacité technique.

Écrit par : Géo | 04/04/2011

Qui nous dit que la bombe hydrogène de puissance trois supérieure à celle d'Hiroshima enfouie dans l'océan Pacifique suite à un larguage inopiné après collision entre avions anglais et ce en 1958,qui peut affirmer en toute certitudes que cette bombe ,n'émet pas de la radioactivité,nos centrales nucléaires suisses sont controlées,mais est-on absolument certains des controles effectués régulièrement par les USA, le sont-ils vraiment,quand à la ressortir inutile de réver elle exploserait,larguée prés de Savahanna ce fait fut révélé en 2009 par le journal 24 heures!

Écrit par : gavroche | 04/04/2011

Les commentaires sont fermés.