30/09/2010

Crier au loup !

Ce matin a lieu au Conseil national un de ces interminables débats fleuves.
Objet: le loup. 14 motions à discuter, alors qu'il n'y a qu'une dizaine de loups en Suisse!

Jusqu'à présent on demandait d'abattre des loups lorsqu'ils s'attaquaient à des moutons.
Il faut pourtant relever que la principale cause de mortalité parmi les 450'000 moutons suisses est l'abattage chaque année de centaines de milliers de moutons pour nourrir l'homme, suit la mort de 8 à 10'000 moutons en estivage, par accident ou maladie ou agression par des chiens errants. Viennent enfin les 100 à 400 moutons tués par la dizaine de loups qui vivent en Suisse !
Des mesures légales et réglementaires ont déjà été prises pour

  • dédommager les éleveurs touchés,
  • abattre les carnivores qui attaquent plusieurs animaux de rente et
  • encourager la prévention par le gardiennage à l'aide de chiens.

On peut et on doit encore améliorer ces mesures: le loup est un élément important pour la biodiversité dans nos contrées, et il faut prendre les mesures nécessaires pour faciliter la cohabitation avec cet animal sauvage.
Mais certaines des motions traitées aujourd'hui au Conseil national, montrent clairement que certains politiciens veulent éliminer ou fortement réduire le nombre de loups avant tout parce qu'ils représentent une concurrence pour les chasseurs.
Voulons nous vraiment décimer les loups parce qu'ils mangent du gibier? Ce serait pratiquement empêcher leur présence en Suisse :
un très mauvais signal dans cette année de la biodiversité !
Les expériences faites dans les pays voisins montrent que loups et chasseurs peuvent cohabiter sans mesures d'abattage spéciales et que les grands carnivores opèrent un tri salutaire parmi les animaux sauvages les plus faible ou malades, peu intéressants pour les chasseurs.
Les chasseurs n'ont pas besoin d'être protégés du loup!
Mais les loups de certains politiciens qui écoutent un peu trop les chasseurs!

10/09/2010

« Dreckiger Atomstrom » = courant nucléaire de m...

Le lobby nucléaire essaye de nous faire croire que le nucléaire est une énergie propre.
La réalité est tout autre. Un reportage du téléjournal suisse-allemand vient de le rappeler, le 8 septembre,
(à visionner sous : http://www.videoportal.sf.tv/video?id=545ce4ec-39ef-4171-... ).
Les centrales nucléaires suisses paraissent « propres-en-ordre »: peu bruyantes, ripolinées, ne dégageant que de la vapeur...
On savait déjà que la réalité est tout autre :

  • Les coeurs des centrales vieillissantes se fissurent et nous font courir des dangers inacceptables, même si des autorités à la botte du lobby nucléaire prétendent le contraire.
  • La radioactivité ne se voit pas, mais même en l'absence d'accident, les centrales en dégagent. Le nombre de cancers et de leucémies infantiles est deux fois plus élevé autour des centrales qu'ailleurs, une étude officielle réalisée autour de 21 centrales nucléaires allemandes l'a montré.
  • Si l'on considère toute la chaîne de l'uranium, de la mine au dépôt, les émissions de CO2 dues au kWh d'origine nucléaire sont loin d'être négligeables. Pour chaque kilo d'uranium on remue des tonnes de minerais avec des engins utilisant du diesel ou du courant produit par des centrales au charbon...

Le reportage  de la SF « Dreckiger Atomstrom » nous montre clairement que le courant nucléaire suisse n'est pas « propre ». Le combustible qui alimente nos centrales est composé d'U235 « recyclé » sur le site Russe de Mayak, un des plus contaminés, où les populations sont fortement affectées par la radioactivité. L'uranium au départ provient probablement des mines de Wismuth, qui ont fortement pollué toute une région à 100 km de Dresde en Allemagne.
Malheureusement le lobby nucléaire peut continuer à prélever des millions sur nos factures d'électricité pour cacher que le courant nucléaire est le plus « dreckig », le plus sale qu'on puisse imaginer.