19/12/2008

Régularisation des jeunes clandestins ayant suivi leur scolarité en Suisse

Selon toute vraisemblance, il y a en Suisse plusieurs milliers de jeunes se trouvant en situation irrégulière car leurs parents sont des clandestins.
A la fin de leur scolarité ils se trouvent dans une situation inextricable.
Le plus souvent ils ne connaissent même pas le Pays d'origine de leurs parents et n'en parlent pas la langue. Ils n'ont d'aucune manière choisi de vivre clandestinement en Suisse, mais, à la fin de leur adolescence, ils ne peuvent pas s'y intégrer harmonieusement. No Future...


La Suisse serait gagnante si ces jeunes qu'elle a instruit, pouvaient y construire leur avenir.


Appuyé par 70 Conseillers nationaux de tous les partis sauf l'UDC, j'ai donc demandé par voie de motion au Conseil Fédéral de proposer des modifications législatives et réglementaires pour que les jeunes clandestins ayant suivi avec succès leur scolarité obligatoire en Suisse :
1) Soient autorisés à suivre une formation professionnelle ou des études en Suisse.
2) Soient autorisés, au terme d'une formation réussie, à déposer une demande de permis d'établissement, toutes les années de scolarité et de formation étant prises en compte.

Commentaires

Quelle est la définition d'un clandestin ?

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 20/12/2008

"2) Soient autorisés, au terme d'une formation RÉUSSIE, ..."

C'est très bien d'avoir ajouté une telle clause!
Elle va dans le bon sens! Celui qui a permis aux "gratte-papier" de ne pas accepter la nationalité suisse à un enfant "handicapé", tandis que le reste de la famille l'obtenait.

De plus, quel langue de bois: autorisés à déposer une demande de permis...

Allons jusqu'au bout du cinisme et proposons que le texte soit le suivant:

2)Soient autorisés, au terme d'une formation brillament réussie (avec un moyenne minimale de 5 sur 6 à toutes les étapes de la formation) ainsi qu'une attitude exemplaire (aucune remarque au sujet de la discipline sur l' "agenda" durant toute la période scolaire et de formation), à déposer une demande provisoire qui permette d'obtenire le formulaire donnant accès à la demande ...

Où alors, puisque c'est Noël, soyons fous, proposons plutôt le texte suivant:

Obtiennent un permis d'établissement et peuvent demander la nationalité suisse pour autant qu'ils le désirent.

Écrit par : Père Siffleur | 20/12/2008

Ces jeunes seront les Suisses de demain, il est évident qu'il faut leur donner toutes les chances de réussir leur intégration. Mais si on exige la réussite de leur formation professionnelle, on s'assurera que les associations professionnelles ne pratiquent pas la ségrétation .Certaines sont championnes, test de français très élevé s'assurant de se débarrasser de ces jeunes qui échoueront. Les jeunes dont les noms sont à consonnance étrangère écartés très hypocritement alors qu'ils sont en Suisse depuis toujours.

Écrit par : duda | 20/12/2008

Bonsoir

Votre ambition est juste et noble. Faudrait peut etre ne pas avoir peur de l'UDC. Il y a chez eux dans gens censés. Votre proposition comme l'a dit par ailleurs un intervenant ne privélégie que ceux ou celles qui réussissent aux études. Et les autres?

J'aimerais attirer votre attention que la la Suisse dans ce domaine est frileuse et c'est malheureux. Comme si aider des gens à être dignes et s'intégrer dans la société helvétique, comme les 700.000 suisses binationaux, étaient une CHARITE.

Ce que vosu dites est plus qu'acteulle car nous avions déjà signaé comme d'autres d'ailleurs du reste que les Dilômés surtout originaires de l'Afrique Noire étaient confinés à des d'autres tâches. Ce sont les plus chanceux, d'autres qui 'ont m^me pas le droit de faire un stage dans certains domaines en Suisse.

UN OBAMA OU UNE CONDI RICE EN SUISSE: COMBIEN DE TEMPS ENCORE!.

J'y reviendrai!

GORGUI

Écrit par : NDOYE GORGUI | 20/12/2008

@Gorgui Juste ! Ne privilégiez que ceux qui réussissent les études est une discrimination. Parmi ces jeunes nombreux sont ceux aussi qui pourraient être d'excellents artisans, qui ont de vraies compétences manuelles qui sont trop largement sous-estimées parmi les différentes franges de la population, Suisses inclus. En France, on procède à une véritable marche arrière pour s'engager dans un mode de recrutement qui ne tient pas compte des notes mais qui identifie plutôt des compétences. Ne soyons pas plus royalistes que le roi !

Écrit par : duda | 20/12/2008

"Ces jeunes seront les Suisses de demain..."

Les citoyens suisses de demain, peut-être, si on leur concède la nationalité mais LES Suisses certainement pas. Pour se prétendre Suisse, le moins est d'avoir au minimum la moitié de ses racines dans ce pays. A moins, on est simplement citoyen, ce qui est déjà un privilège, dans la mesure où cela préserve de l’expulsion.

"UN OBAMA OU UNE CONDI RICE EN SUISSE: COMBIEN DE TEMPS ENCORE!."

Pourquoi faire ? Pour être ridiculement à la mode ?

C'est pas le genre du pays ! Question subsahariens, il y a déjà un préfet dans le canton de Fribourg et un conseiller national « bernois », c’est amplement suffisant !

Écrit par : Scipion | 20/12/2008

La situation actuelle est inacceptable. Nous connaissons tous des jeunes qui n'ont pas le droit de faire un apprentissage, car le CFC est un papier de la Confédération, et ils sont fils de "sans papiers", de "clandestins", fils de travailleurs de l'ombre... et condamnés eux-mêmes à le devenir.
Je suis conscient que ma proposition ne règle pas tous les problèmes. Mais elle a quelques chances d'être acceptée et permettrait à la plupart de ces jeunes de suivre un apprentissage ou des études, puis de rester en Suisse en toute légalité si ils le souhaitent et le méritent.
Oh le vilain mot, dira sûrement l'anarsiffleur de service... Et pourtant penser qu'une majorité de Parlementaires et de Suisses est prête à admettre des personnes qui ne feraient aucun effort d'intégration est illusoire.

Écrit par : Christian van Singer | 20/12/2008

Il faudrait commencer par corriger l’anomalie selon laquelle la progéniture d’illégaux peut néanmoins suivre une école obligatoire, avant de prétendre obliger la Suisse à payer pour les erreurs des parents.

Une fois de plus, l’UDC apparaît comme le seul parti responsable qui mesure toutes les conséquences des décisions adoptées sous l’emprise de l’angélisme.

Parce qu’elle tire vraiment en catégorie kolossale ficelle, l’arnaque qui consiste à autoriser « à suivre une formation professionnelle ou des études en Suisse. », des jeunes dont nous serions, alors, bien obligés de régulariser les géniteurs qui pourvoient à leur entretien !

Écrit par : Scipion | 20/12/2008

Que diriez vous monsieur Van Singer de régler les problèmes des suisses montagnards, qui eux, ne sont pas du tout clandestins, mais qui peinent, surtout en fin de mois ?
Il existe aussi des suisses qui sont à l'aide sociale, qui sont chômeurs, etc.
Occupez vous d'abord de ceux qui vous ont élu, des autochtones, ceux qui, vous le savez, ont le droit de vote, avant de vouloir régler le problème des autres, venus d'ailleurs.

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 21/12/2008

Mais il y a aussi des suisses qui ont élu M. Van Singer pour qu'il se préoccupe aussi des esclaves modernes que sont les clandestins (mais sans exclure l'aide aux paysans de montagne, bien au contraire !) dont nous acceptons le travail sans accorder la dignité.
N'oublions jamais que si les clandestins sont ici, c'est qu'il y a des "patrons clandestins" pour les embaucher (et aussi des UDC/ Coucou Fattebert !)...
Et si le "seul parti responsable" (coucou Scipion !) est composés de "patrons clandestins", il y a bien peu de chances que quelque chose change.

Écrit par : Pierre | 21/12/2008

"Que diriez vous monsieur Van Singer de régler les problèmes des suisses montagnards..."

Il est vrai que c'est un problème, et bien souvent dramatique. On nous bassine à propos des sacrifices que consent l'immigré exotique, quittant sa famille, ses amis, son pays pour venir vider les poubelles en Europe, mais la condition du fils de paysan s’arrachant à ses montagnes pour devenir flic à Zurich ou à Genève, est pire parce qu'il ne peut même pas se raccrocher à des illusions consuméristes qu'il aurait découvertes à la télévision... Il sait très exactement où il va et tout aussi exactement ce qu'il perd en échange d’un salaire de la strate inférieure de la classe moyenne.

Mais, ce deux poids deux mesures n’est pas le pire. Il est tellement répandu, en tout domaine, qu’on finit par considérer qu’il fait partie de la normalité du temps. Le pire, à mon avis, c’est la volonté systématique de placer le pays devant le fait accompli. Des gens séjournent illégalement en Suisse pendant des années et, à l’usure, ils obtiendraient des droits en lieu et place de la punition qui devraient leur être infligée !

L’argument selon lequel ces jeunes « n'ont d'aucune manière choisi de vivre clandestinement en Suisse » est tout particulièrement porteur d’espoirs puisque, en faisant jurisprudence, il permettrait à n’importe qui « n’ayant pas choisi de naître », de prétendre à des dédommagements, avantages et passe-droits du fait de l’irresponsabilité de ceux qui l’ont mis au monde.

Écrit par : Scipion | 21/12/2008

"Et si le "seul parti responsable" (coucou Scipion !) est composés de "patrons clandestins"..."

Alors, il faut donner des noms, plusieurs, parce que le cas Fattebert ne présente pas de quoi fouetter un saisonnier polonais.

Pour ceux qui ne sont pas au courant, une intéressante présentation du problème et des difficultés de la paysannerie :

http://archives.lematin.ch/LM/LMS/actu-130/article-2001-06-130/travailleurs-au-noir---le-double-jeu-des-paysans--clandestins---figure-de-la-fronde-paysanne--le-conseiller-national-vaudois-jean-fattebert-encourage--actu-130C3actu-130A0-employer-des-ouvriers-polonais-sans-permis

Écrit par : Scipion | 21/12/2008

Demander des noms vous permet d'éluder la question de fond : Que fait-on des patrons clandestins (UDC ou pas) qui donnent du travail aux gens dont la présence n'est pas légale ? Pourquoi votre parti n'en parle-t-il jamais ?

(PS : D'autres UDC ont été mentionnés dans la presse alémanique, mais je ne me souviens pas de leurs noms)

Écrit par : Pierre | 21/12/2008

"Que fait-on des patrons clandestins (UDC ou pas) qui donnent du travail aux gens dont la présence n'est pas légale ?"

On les punit comme tous les autres. Pas assez à mon sens, mais pour l'heure, c'est comme cela.

"Pourquoi votre parti n'en parle-t-il jamais ?"

C'est vous qui le dites. Je n'ai adhéré qu'à la suite de la forfaiture du 12 décembre 2007 et, pour l'heure, je ne pense pas que ce soit un problème absolument prioritaire. Même pas pour les syndicats, à voir le peu d'empressement qu'ils mettent à lutter contre le phénomène...

Cela dit, j'ai déjà une idée pour le jour où le pouvoir politique s'attaquera sérieusement au problème : punir par l'amende, et jusqu'à la saisie du bien immobilier, les propriétaires qui logent des clandestins !

"D'autres UDC ont été mentionnés dans la presse alémanique, mais je ne me souviens pas de leurs noms)"

Et j'imagine qu'on est sommé de faire confiance à votre mémoire, par ailleurs défaillante ?

Écrit par : Scipion | 21/12/2008

@Scipion : reprenez vos propres textes, et réperez vous-même le nombre de fois où nous sommes appelés à faire confiance à VOTRE mémoire. Cela dit, je vous l'accorde, je ne suis pas en mesure de prouver mes dires.

Mais si les "patrons clandestins" (plus que les bailleurs clandestins) ne vous apparaissent pas comme un problème prioritaire, vous devriez avoir l'honnêteté d'admettre que les travailleurs clandestins non plus dans ce cas. Et si vous admettez que ce problème enfle pendant que vous vous occupez d'autres choses, je ne vois pas au nom de quoi vous êtes outrés de l'initiative de M. Van Singer, qui consiste à s'occuper avec dignité et honnêteté de la progéniture des "problèmes pas prioritaires".

Écrit par : Pierre | 21/12/2008

"...reprenez vos propres textes..."

Désolé, je ne conserve rien. Ce qui fait que quand je suis censuré, je ne peux même pas republier ce qu'on m'a supprimé.

J'ajoute quand même qu'il est exceptionnel que je m'embarque sans biscuits. J'ai une conscience très élevée du fait que le web n'est pas le Café du Commerce où l'on peut asséner n'importe quoi avec la tranquille certitude de n'être pas démenti.

"je ne vois pas au nom de quoi vous êtes outrés de l'initiative de M. Van Singer..."

Je l'ai dit, c'est l'aspect entérinement du fait accompli qui n'est jamais acceptable. Et puis je sais pertinemment que les "avec succès" et "formation réussie" ne sont destinés qu'à faire passer la pilule.

Ca s'appelle la technique du salami, c'est vieux comme la politique, et bien plus vieux que le salami...

Écrit par : Scipion | 21/12/2008

Monsieur Christian van Singer,

Singer, même de très loin, l'UDC, n'est pas digne d'un élu qui l'a été par une partie de la population qui n'a vraiment rien à faire de cette idéologie rétrograde!

Mais il est sûr qu'aujourd'hui, pour être réélu, il est nécessaire de manger à tous les rateliers. Même si le foin est en fermentation nauséabonde!... Et une réelection a plus d'importance que les idées! Les idées ... Bof!

L'anarsiffleur ou le père fouettard qui persifle, flagelle, mais signe!

PS: Et si j'avais le plaisir et l'honneur de vous rencontrer à nouveau, Monsieur van Singer, ne racontez plus à la cantonade que je suis le type d'énergumène qui se cache derrière un pseudo. Ne me traitez plus de lâche tout en sachant très bien qui je suis, puisque vous êtiez et vous êtes toujours en mesure de nommer mon patronyme réel.
Un "truc" courant chez les "politicards" de tous poils: faire des "à-peu-près"!... Il en restera toujours quelque chose!

Écrit par : Père Siffleur | 21/12/2008

Bien que cette idée me parait guère sympathique, on pourrait admettre l'idée de Van Singer : accepter ceux qui ont suivi une formation ici et qui pourraient être utiles à l'industrie. Accepter leurs parents est une autre question, et surtout, cela ne pourrait être possible que si la Suisse n'accepte plus un seul réfugié économique ou politique.
Cela dit, on se demande ce qui se passe dans la tête des Ngoye ou des Naki pour qu'ils pensent qu'il suffit d'être noir pour devenir conseiller fédéral. Si j'étais psychiatre, j'étudierais ce nouveau type de psychose...

Écrit par : Géo | 21/12/2008

Une nouvelle façon de discriminer les gens ... on garde les intelligents ... mais que fait-on des autres ?
Après les accusations d'esclavage, d'esclavagistes, bientôt les accusations seront de pilleurs de matière grise.

On sent quand même l'approche de Noël et les beaux emballages :

"La Suisse serait gagnante si ces jeunes qu'elle a instruit, pouvaient y construire leur avenir."

Pourquoi ne rentrerait-ils pas chez eux, pour faire profiter leurs compatriotes de leurs connaissances acquises ?

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 22/12/2008

Quelques précisions:
1) Vous dites "Pourquoi ne rentrairaient-ils pas chez-eux?"
Mais justement ces jeunes n'ont pas d'autre "chez eux" que la Suisse où ils vivent depuis des années!
2) De toute façon il vaudrait mieux qu'ils puissent suivre une formation professionnelle ou des études pour s'intégrer le mieux possible dans la société, que ce soit en Suisse ou dans le Pays d'origine de leurs parents.
3) Vous dites "On garde les intelligents"...
Renseignez-vous sur les diverses possibilités de formation. Vous verrez qu'à côtés des études, des CFC en 3 ou 4 ans, il y a aussi des formations professionnelles initiales de 2 ans avec attestation fédérale, pour les moins scolaires...
4) Je suis bien conscient que cette proposition ne règle pas le problème posé par la présence en Suisse de plus de 100'000 travailleurs clandestins. Elle vise simplement à éviter l'héritage de ce "non statut". Que des jeunes intégrés de fait dans notre société puissent l'être de droit.

Écrit par : Christian van Singer | 23/12/2008

@Père 6 fleurs: je vous trouve injuste dans votre attaque de M. van Singer. Evidemment que de mon point de vue (et probablement du sien) il aurait été préférable de les autoriser à déposer une demande de permis d'établissement, que la formation soit réussie ou non. Mais dans le parlement actuel, cela n'aurait aucune chance de passer! Vaine gesticulation!

M. van Singer ne fait pas de l'électoralisme avec sa proposition, mais il fait une proposition qui a une chance de passer, comme l'a parfaitement compris Scipion qui dénonce la technique du salami. Alors quoi, si on ose une dose de pragmatisme, on devient automatiquement maudit aux yeux du persiffleur?

Écrit par : Vincent Rossi | 23/12/2008

Monsieur Rossi,

Il est possible que je sois injuste vis-à-vis de Monsieur van Singer. Bien!

Mais la proposition de Monsieur van Singer est injuste vis-à-vis d'hommes et de femmes en bien plus grand nombre! Est-ce que, si pour des raisons de "pouvoir faire passer" on introduit des discriminations de fait dans une loi ce n'est pas beaucoup plus grave?... Et une fois que le ver est dans le fruit et la discrimination dans la loi ...

Cette discrimination se fera d'abord pour des questions de niveau de connaissances, puis pour des questions de langues maternelles, puis de religions, puis... et cela finira par du racisme ou de la xénophobie ordinaire!

Mais ce n'est pas grave! Promis, juré, craché! Au départ, on ne voulait qu'être pragmatique et ne metttre qu'une (petite) dose de discrimination. La technique salami peut s'imaginer dans les deux sens: soit on coupe, soit on rajoute rondelle après rondelel!

Je répète encore et encore qu'éthique et politique sont totalement incompatibles! C'est la raions principale pour laquelle j'ai quitté votre "Mouvement" dans lequel, effectivement, il ne s'agissait que de gesticulations, pas toujours vaines, mais toujours présentes afin d'obtenir des voix et non pas défendre de vraies idées!...

Je persifle et signe / Père Siffleur

PS: Tant que ferez de la politique et que me trouverez injuste sur des questions aussi graves ne fera que me conforter dans mes propos!

Écrit par : Père Siffleur | 25/12/2008

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