11/03/2016

FUKUSHIMA AN V

Aujourd'hui dans 20 gares romandes, distribution de plus de 100'000 fausses pastilles de iode pour rappeler à la population que la meilleure façon de réduire les risques du nucléaire c’est d’arrêter à temps les centrales vieillissantes.

Mühleberg et Beznau figurent parmi les plus vieilles centrales nucléaires du monde, conçues pour être exploitées 30 ans, avec une marge de sécurité de 10 ans, elles devraient déjà être hors service.

Mais les intérêts financiers des exploitants passent devant la sécurité. Et il se trouve toujours des experts vendus ou inconscients prêts à garantir que prolonger leur exploitation ne fait courir aucun risque, ce qui donne bonne conscience aux politiciens qui autorisent une exploitation sans limites...

Bien que les centrales nucléaires deviennent de plus en plus dangereuses en fin de vie, le Parlement non seulement ne demande pas que la durée d'exploitation initialement prévue soit respectée, mais il refuse d'exiger que les dispositifs de sécurité soient mis à niveau et rendus au moins aussi fiables que ceux mis en oeuvre dans les nouvelles centrales.
Seule issue raisonnable : décider cet automne en votation populaire que 45 ans d'exploitation c'est un maximum, voter OUI à l'Initiative pour un arrêt programmé des centrales nucléaires!

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12/10/2015

Monsieur Maurer cache un scénario catastrophe de l'étude fédérale IDA NOMEX

Quatre ans après Fukushima et vingt-neuf ans après Tchernobyl, le département de M. Maurer vient de fournir un scénario pour assurer la protection de la population en cas d’accident nucléaire majeur sur le territoire national. Mais le scénario aux conséquences les plus lourdes (scénario A6 selon les critères du projet IDA NOMEX de la Confédération) a été écarté. Cette décision arbitraire empêche la protection civile de coordonner la mise en place des préparatifs en cas d'accident nucléaire majeur. N’est-il pas irresponsable, voire criminel, d’exclure la pire des hypothèses, nous empêchant de préparer les plans de réaction face à une catastrophe nucléaire ? Nos autorités ne font-elles pas preuve de la même arrogance que les Japonais qui refusaient d’admettre la possibilité d’un tsunami majeur, ou que les ingénieurs soviétiques qui clamaient l'infaillibilité de leurs centrales nucléaires avant la catastrophe Tchernobyl ?

Cette situation d’impréparation est d’autant plus grave que la Suisse est faible sur certains points essentiels: Les normes de sécurité en vigueur pour les centrales suisses ne sont pas aussi exigeantes que celles pour les centrales neuves. Ces normes sont faites pour ne pas trop augmenter le prix d'exploitation des centrales anciennes. Elles considèrent, par exemple, l’impact d’un avion sur une centrale nucléaire de façon irréaliste : sont pris en compte seulement les avions qui volaient il y a 50 ans, à l’époque de la demande d’autorisation de construire, et l'on exclut un attentat terroriste où un avion serait précipité contre une centrale. Ou encore on minimise les risques d'inondation ou de séisme. Ces exemples d’impréparation parmi d’autres sont aggravés par l'exiguïté de notre territoire et la localisation des centrales nucléaires proches d'importants centres urbains. Cette façon de faire fait penser à l’arrogance et à la culture de la dissimulation qui, selon la commission d'enquête indépendante du parlement japonais, a fait d’un tremblement de terre une catastrophe nucléaire majeure.

L'association www.sortirdunucleaire.ch a rendu publique l'étude du Docteur en Géosciences et environnement genevois Frédéric-Paul Piguet, de l'Institut Biosphère institutbiosphere.ch/crbst_6.html et des infographies qui mettent en évidence les conséquences pour la Suisse d'un accident de l'importance de Fukushima: notre pays serait coupé en deux par une zone inhabitable comportant plusieurs cantons. Aussi, c'est le coeur du plateau suisse, la région la plus densément peuplée, qui deviendrait zone interdite. Et en cas de faible bise les cantons romands devraient aussi être inclus dans la zone d'évacuation...

 

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23/09/2015

Le Conseil des Etats décide de jouer à la roulette nucléaire !

Le Conseil des Etats décide de laisser poursuivre indéfiniment l'exploitation des centrales nucléaires suisses.

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Il refuse aussi bien de prévoir leur arrêt à une date limite, qu'un concept d'exploitation dans la durée qui renforcerait la sécurité des vieilles centrales faute de quoi elles devraient être arrêtées.

Double danger :

D'un côté ces vieilles centrales aux multiples défauts font courir à la Suisse et à l'Europe des risques insupportables : Notre pays n'est pas entouré de vastes forêts comme Tchernobyl ou flanqué d'un océan comme Fukushima, où une bonne partie de la radioactivité pourrait se répandre. Un accident majeur rendrait inhabitable une bonne partie du plateau suisse !

D'un autre côté repousser aux calendes grecques l'arrêt des centrales nucléaires, ne permet pas à l'économie de planifier leur remplacement en investissant dans l'efficacité énergétique et dans les énergies renouvelables.

Le Conseil des Etats a même supprimé les déductions fiscales pour les assainissements énergétiques des bâtiments et les constructions de remplacement, provoquant les critiques de la Société Suisse des Entrepreneurs. On laisserait passer l'occasion de créer en Suisse des emplois de qualité !

Il appartiendra au nouveau Parlement de corriger ces décisions déplorables. Et aux électrices et électeurs d'effectuer leur choix d'ici au 18 octobre en tenant compte des engagements des candidats et ... des promesses de 2011 non tenues !

 

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23/06/2015

Le Tessin submergé par le flux migratoire ? 

La commission de la politique de sécurité du Conseil national (CPS-SIK-N) s'est rendue à Chiasso pour étudier la situation à la frontière sud du pays. Par hasard, la visite est tombée dans une période de fort afflux d'étrangers en situation illégale: l'idéal pour voir concrètement les problèmes que doivent affronter les gardes-frontières et les responsables du centre d'enregistrement et de procédure pour l'asile.
Nous avons pu constater que la coopération entre les différentes autorités et organisations suisses était bonne, mais que ce n'était pas toujours le cas avec l'Italie. Les autorités italiennes étant plus intéressées par la lutte contre la mafia et la criminalité économique, les suisses par la gestion des flux migratoires. En outre l'Italie ne voit pas d'un mauvais oeil que des requérants d'asile partent vers le nord avant d'être enregistrés car, comme la Grèce, elle est submergée par des dizaines de milliers de migrants, sans bénéficier, pour l'instant de beaucoup de solidarité européenne, et leur police est déjà surchargée pour assurer la sécurité de l'exposition universelle de Milan...
Ces dernières années 36% des requérants sont entrés en Suisse par Chiasso. Le Tessin les gère avec humanité et maestria, donnant notamment l'occasion à ces personnes en attente d'une décision, d'effectuer des travaux d'utilité publique. Les Érythréens, en particulier, se montrent très coopératifs. Ceux qui ne peuvent être accueillis au Tessin sont répartis entre les autres cantons.
La semaine dernière 600 migrants illégaux sont arrivés en train à Chiasso. Une surcharge possible à assumer pendant quelques semaines,  mais pas plus longtemps. 
Les gardes-frontières auraient besoin de plus de personnel italophone, de locaux mieux adaptés, d'interprètes, de meilleurs moyens techniques, mais aussi, pour toutes leurs autres tâches, d'hélicoptères et de petits drones, sans devoir dépendre de l'armée qui n'est pas assez disponible. Les contrôles sanitaires devraient être améliorés pour ne pas mettre en danger population et personnel appelé à entrer en contact avec ces migrants. Malheureusement on craint qu'à l'avenir la Berne fédérale, par mesure d'économie, ne se contente d'auto-déclarations de "bonne santé". Inquiétant ! 
A part ces mesures, à prendre rapidement, la Confédération devrait, comme le préconise Mme Sommaruga, se declarer prête à participer à une prise en charge européenne des requérants d'asile en fonction du nombre d'habitants et de la capacité économique des pays et à favoriser une telle répartition.
La mesure proposée par les xénophobes de dénoncer les accords de Dublin et de Schengen créerait, au dire de tous les responsables et hommes du terrain entendus ces 2 jours, encore plus de problèmes, privant nos autorités d'informations précieuses et de la possibilité de renvoyer facilement les requérants déjà enregistrés dans un autre pays. Quant à la proposition de fermer les frontières elle est simplement impraticable. Que faire du flux quotidien des 40 000 frontaliers et de milliers de poids lourds?
A plus long terme, il faudrait que la Suisse propose la mise en place d'un nouveau "Plan Marshall" par lequel les pays de l'OCDE favoriseraient le développement économique et une meilleure gouvernance des pays du Moyen orient, du Maghreb, et du sud du Sahel.
Une telle proposition peut paraître utopique aujourd'hui, mais elle bénéficierait, à terme, à toutes les parties, y compris aux pays contributeurs. Comme l'a fait le plan Marshall après la 2e guerre mondiale.

22/06/2015

Visite de la commission parlementaire de la sécurité à Chiasso

La commission a pu observer en direct le travail des gardes-frontières. Tri (au faciès?) à l'arrivée des trains:

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Puis contrôle: Très pro et humain...

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On a Visité ensuite le centre d'enregistrement et de procédure, où sont accueillis les requérants d'asile : 600 par semaine ces derniers temps... On est loin des milliers de personnes qui débarquent chaque jour en Sicile, des centaines de milliers de personnes accueillies dans plusieurs pays du Moyen Orient et du Maghreb. Mais c'est une surcharge pour le Tessin.

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Mardi en fin d'après-midi commentaire politique.

 

10/06/2015

Les Verts suisses à EVOLOGIA

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L'installation de biogaz

Aujourd'hui les Verts, comme tous les autres groupes parlementaires, ont leur sortie annuelle. Ils ont choisi comme but EVOLOGIA à Cernier un site qui permet à une vingtaine d'activités de se déployer: www.evologia.ch

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le jardin

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un exposé passionnant sur la gestion et la valorisation des déchets ...

 

31/05/2015

A regarder absolument

... avant de voter sur l'initiative «Imposer les successions de plusieurs millions pour financer notre AVS»:
:

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22/05/2015

A lire absolument : Tchernobyl, Conséquences de la catastrophe sur la population et l’environnement

Le volume 1181 des Annales de l’Académie des Sciences de New-York, intitulé «Tchernobyl : Conséquences de la catastrophe sur la population et l’environnement», des professeurs Nesterenko, Yablokov et du Dr Nesterenko, vient d’être publié en français.
Pourquoi devrait-on lire ce livre ?

Lire la suite

18/05/2015

6 milliards supplémentaires d'ici 2020 pour l'armée ?

Militaer00005.jpgLe Blick publie aujourd'hui la liste secrète des équipements que M. Maurer et les militaires aimeraient obtenir d'ici 2020 (http://www.blick.ch/news/politik/so-will-das-vbs-die-grip...).

Ces achats répondent-ils aux risques d'aujourd'hui ? En grande partie pas : pas de moyens supplémentaires conséquents pour affronter des catastrophes naturelles ou technologiques ; pas d'augmentation importante des budgets pour réagir en cas d'attaques terroristes ; pas beaucoup de moyens supplémentaires pour la défense informatique et pour renforcer le service de renseignement de l'armée...

La liste d'armements publiée n'annonce pas une modernisation nécessaire de l'armée. Les priorités ne semblent toujours pas clairement établies et, après les Gripen, M. Maurer propose à nouveau de gaspiller des milliards des contribuables!

 

09/05/2015

Des dauphins morts à Fukushima, les poumons irradiés

media_l_7690133.jpgLes scientifiques japonais affirment n'avoir jamais rien vu de pareil après avoir autopsié un groupe de dauphins morts retrouvés échoués sur une plage non loin du site de la catastrophe de 2011 à Fukushima..

De nombreux dauphins ont été découverts échoués sur les côtes ces derniers temps. Le musée national des sciences a donc décidé d'enquêter. Trente chercheurs ont ainsi autopsié les 17 animaux retrouvés. Les poumons de ces dauphins étaient blancs, ce qui, d'après les scientifiques, est une indication du manque de sang acheminé vers les organes dû à un empoisonnement par radiation.

D'après Yuko Tajima, qui dirige les recherches, "les poumons de la majorité d'entre eux étaient blancs pour cause d'ischémie, une maladie vasculaire qui diminue l'apport sanguin vers un organe. Non traitée, elle peut mener à la mort".. Il ajoute qu'il a été démontré que les radiations ionisantes à petites doses et sous certaines conditions sont considérées comme étant un des mécanismes de base des maladies ischémiques.

Les risques de cancer provoqués par les effets des radiations ont été révélés après l'accident de Tchernobyl, et récemment, on a découvert que le risque de maladie  ischémique lié aux radiations serait statistiquement plus grand que le nombre de cancers. En 1990, le ministère de la santé biélorusse avait déjà dévoilé dans un rapport l'aggravation du nombre de personnes affectées par ces maladies: "Le nombre d'adultes atteints par les maladies ischémiques cardiaques est de 2 à 4 fois plus élevé en comparaison avec les années précédentes".
On peut donc s'attendre à ce type de constatations dans la région de Fukushima dans les années à venir.
(billet repris de www.sortirdunucleaire.org)